02 octobre 2009

Fragment détaché

te souviens tu.jpgTe souviens-tu de ce temps, qu'on a déchiré du bout des doigts, à pleine bouche, maux de cœurs, les nuits en tempêtes, nos yeux pour s'accrocher, se rapprocher, sur le fil de nos vertiges, au bord du gouffre, dans la détresse de ceux qui se perdent, avant d'avoir pu, su, se trouver. A l'attraction de ta peau, à l'imminence de nos jouissances, à l'affût, de nos entre-souffles, des battements désaccordés par nos ivresses, aux balbutiements déposés sur nos lèvres, qui se manquent, à se mordre, pour quelques traces, sanglantes, et quelques larmes. Le temps se déchire pour mieux se recomposer, et les morceaux éparpillés, parfois se redéposent, à l'heure d'une pensée qui se caresse d'un passé de toi.
Sans la peine, le désir aurait il été le même.

31 août 2009

Comme le battement de la bouche en coeur

Prévention nom féminin singulier

* ensemble des mesures organisées pour prévenir certains risques 

Emasculer verbe

* castrer, en parlant d'un mâle, le priver de ses organes de reproduction

24 juin 2009

En camaïeu gris-azuré

Hommage, à ta patience, face à mes caprices qui excusent si peu mes silences sans remêdes, restera au moins au bout de tout un fou rire bienheureux, et ton cul ...

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15 mai 2009

Immoler une tendresse à la nuit

je t'embrasse.jpg« J'ai en mémoire des baisers, éternels, et des nuits d'amours, qui s'envolent au matin, inutiles » s'assoir sur ses envies, l'image est ce qu'elle est, mais elle a au moins le mérite de coller à la réalité. Ca me pèse, j'ai cru un instant me faire du bien, clairement, ce n'est pas le cas, j'hésite encore à abandonner cette inclinaison, ça semble pourtant facile, en théorie. Le cœur soupir aux corps à corps, que la raison détourne, tant bien que mal, sur quelques incohérences, indécentes. Quand minuit sonne d'une jouissance imaginaire, c'est sur ma peau que tes lèvres se posent.

05 avril 2009

Mots misérables au fond d'un temps crépusculaire

aegis.jpgS’il te plait, prends moi dans tes bras, prends moi contre toi. Murmure à ma bouche, à m’en couper le souffle. Je me ferais douce, pour cueillir sur tes lèvres, les mots qui touchent. Même si c’est éphémère, je saurais le faire, même si c'est précaire, je pourrais m'y faire. S’il te plait, Laisse moi découvrir, le grain de ta peau, je me ferais plume, pour y dessiner un désir, griffonner une envie, conjuguer quelques vertiges. Et des erreurs. Serre moi fort, je trouverais ma place, prend moi sur ton cœur, pour effacer mes peurs, annihiler le cauchemar, fabrique nous un rêve, même périssable, pour qu’on m'y enferme, loin de tout, ensongée entre quatre fantasmes, sans portes ni fenêtres, l'illusion pour horizon. S’il nous plait, pour ne jamais en revenir.

Illustration Aegis-Strife's

15 janvier 2009

Un secret battement de songe

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Ebauche-moi, de toutes les couleurs, doucement, sans raison particulière, si ce n’est le désir, celui qui comble, espace, laissé par un morceau qui manque, jamais rempli, infiniment. Entreprend-moi, sans façon, sans leçon, à l’instinct, pour se faire du bien avec les mains, à contre-sens. Silhouette-toi, dans l’ombre d’une lune, équivoque, qui se voile à l’obscurité, troublée. Transmet-moi tes contours et tes détours, tes creux, courbes frissonnantes. Agace-toi d’une excitation, poison, à la langueur, de préliminaires qui se cherchent, à tâtons. Effleure-moi, de toutes tes forces, entre tes bras, possession par artifices, d’une magie sensuelle, rebelle, sorcellerie, qui s‘illusionne d‘un sortilège. Enchante-nous, et s’il nous plait, ne jamais plus en revenir.

29 décembre 2008

Louvre Saint Honoré 502

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Pas envie d’en sortir, et j’y reste, plongée, à cœur perdu, le corps torturé, détesté. Je reste accrochée à ces heures, aux passés mêlés, intime présent, fermant les yeux à cette réalité qui n’aura jamais autant brillée que rêvée. Je pourrais la dessiner, tellement imaginée, je pourrais l’allumer dans le noir de la nuit, d’une pièce close, à des désirs, l’enfance complice, d’indécences, à effleurer tes contours qui se fondent à ma bouche, qui te suce et toi, qui rit, de nous.

29 octobre 2008

Allumer ses reflets chatoyants

goodbye.jpgDésir-nous, un geste, un rien, un nouveau souvenir, ta main, tes doigts, la brulure de la caresse, tatouée sur ma peau, un souffle, une tentative, avortée spontanément, sur une seconde qui s’attarde et persiste, pourtant. C’était infime, une envie volage, qui s’est laissée ignorer, doucement, légèrement, minuscule corps à corps, sans importance, sans conséquences, un bout de désir échappé au raisonnable, que je savoure, passé minuit, au fond de mes nuits, que je retiens, à peine, pour ne pas te perdre. Une gourmandise adoucissant nos réalités d’une  tendresse autonome.

 

 

Illustration Pixellabor

01 octobre 2008

Petite Fantaisie pour un sentiment qui chute

heaven.jpg Rends-toi à l’inclinaison de nos corps, qui s’emmêlent dans l’étreinte kamikaze assassine, ta peau pour horizon, mon paysage, dans le brouillon de nos jeux futiles, pas si fragiles. Ébauche-moi quelques heures contre ton cœur, en tempo, berce-moi à l’harmonie divine, du désir, entre tes bras. Laisse-moi couler, profondément, dans l’apnée de tes baisers. Sauve-moi d’un cri dans la nuit, d’un plaisir avide, affamé et cannibale. Griffe mes certitudes ridicules, l’absence de demain, brise le temps, en fracas, en petits morceaux somptueux, précieux. Aspire-moi dans la convoitise d’envies qu’on ne peut avouer que dans l’ébène d’obscurs moments et souffle-moi les caprices sauvages, les fantaisies volages qui s’amusent de nos troubles en désaccords, pour mieux en jouir, sans en finir. Révèle-toi encore dans tes « je veux » charnels, tapinant les torpeurs, qui précèdent la lumière, équilibristes sur le fil de tes sombres détresses, tombant dans l’aurore, sans faire le moindre bruit, si ce n’est les battements sourds, du silence.

Illustration Contessa of Everything

01 août 2008

Mouvements ondulatoires

accroche.jpgEmbrasse-moi, avant qu’il ne soit trop tard, avant que l’instant ne passe, qu’on n’en finisse plus de vivre ce qui aurait pu quand on l’a voulu et qui s’enfuit sur ce que l’on ne tente plus. Raconte-moi l’histoire de toi et moi, comme il était une fois, et d’un baiser, tout recommencer. Glisse-moi tout est possible, sur un vertige, qui se fige à cette envie de gourmandise, enferme-moi dans un songe, s’il te plaît. Révèle-moi le moment où dans tes bras tu m’emprisonnes, à tout jamais pour quelques heures, sans demain à prévoir. Montre-moi comment tu me fais jouir d’un plaisir brûlant d’avoir été réchauffé à mon corps à coeurs. Allume-moi de tes mains carnivores, de ta peau sous ma bouche, de tes murmures vulgaires, de tes yeux dans mes yeux, de ton sexe entre mes lèvres, d’un soupir, au plus profond, j‘aspire, de tes rêves dans ma tête, de tes audaces soumises, d’un mot de trop, très beau, d’une tendresse sur mes fesses, laisse-toi faire. Emerveille-toi  de cette surprise étourdissante, ne serais ce qu’une minute et déséquilibre-moi dans un trouble précaire, juste pour nous plaire, à la demi d’un jour qui n’existe pas, encore.

21:13 Publié dans Il y a des désirs | Commentaires (17)

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