19 décembre 2008

Liaison à contretemps

5e5afe91323eefc9fa562fcc5aaa81c2.jpgChambre 370. Elle a 16 ans et sous ses yeux un amour, en étoiles, sous le couvert de l'enfance qui s‘échappe, point de rupture, et les années passent, sans égratigner les souvenirs, enfermés. Elle en a 39 et dans le regard le trouble de retrouver intacte, la douce émotion d'un sentiment, délicatesse d’un temps à rebrousse cœur, qui ne s’écorche que d’une évidence si tendre. Quand dans ses bras il l’a serré pour l’embrasser, quand sur ses lèvres il s’est posé, quand dans sa tête cela a vacillé, elle s’est enfuie, dans un sourire, qui s‘éternise. J‘ai adoré remonter le temps contre ta bouche. Un enfant s’est noyé, ce soir, dans la piscine de l’Explorers, "tout n’est pas merveilleux au pays de Mickey".

Illustration Amptone


01:45 Publié dans L'autre chemin | Commentaires (19) | Tags : grain d'étoile

18 août 2008

La flamboyance des miroirs

" …je te rends ton amour. "

stilllife.jpgC’était une dernière fois dans tes bras, je ne compte plus le temps qui passe, j’oublie les dates et ce soir, comme pour attiser le feu de l’absence, je te lis, je relis inlassablement, je regarde les photos, ce nous à jamais figé, je sais que tu n’es plus là et pourtant. Graver dans ma mémoire, sur ma peau, chaque seconde, minute, heure, passées entre tes bras, contre ta tendresse, à me pincer pour dissiper un rêve, qui s’est finalement, évidemment, briser en mille chagrins, de ne pouvoir t’entendre, te voir, te conjuguer au futur, juste t’imaginer heureux.

C’est d’une banalité, à en pleurer, quand je regarde autour de moi, ce ne sont que des histoires comme nous, des âmes perdues qui s’accrochent désespérément aux espoirs de retrouver ailleurs d’autres, et ainsi de suites, sans coeurs ni têtes, sans raison, alors évidemment ça vacille, et ça sombre dans de perverses relations ambiguës de rêves avortés, d’êtres recherchés, et de vagues substituts d’amours qu’on égratigne au passage, l’air de rien, sans y prendre garde, en toutes sincérités.

J’ai le silence qui m’assassine et qui hante mes nuits, je tourne en rond sur mes fantômes de toi face à une réalité qui ne me convient pas, qui me blesse, douloureusement, sans que je comprenne ni pourquoi ni comment. Je voudrais tant pouvoir détruire les traces, mais je n’y arrive pas, reformater les souvenirs et te détester ne serais ce qu’un peu, un tout petit peu, mais je ne peux pas et je reste là, laissant naître les mots qui me parlent de toi, qui te parlent à toi, qui m'aime sans réserves, dans ce rêve sans promesses. Sans réellement réfléchir, et tout semble intacte, comme au premier jour, posé sur ton rire en éclats de bonheurs, tes souvenirs, tes caresses, nos jeux d'enfants, tes erreurs, tes confidences, tes chagrins, tes blagues débiles, ta confiance, ta force vive, notre complicité torturée, tes peurs, ton amour, et l'abandon, inévitable, imparable, normal. Pourtant Tu m’as offert le plus beau des cadeaux, celui de pouvoir, enfin, croire, en tout, surtout en rien, avec une force incroyable. Cruelle évidence.

"…et c'est pour toujours."

Tu me manques, tant.

Perdue, c'est vers toi, une fois encore, que je me suis tournée, en te parlant de nous, de moi, de toi, et tu m'as répondu, comme toujours.

 

Illustration Fantasio, Oliver Wetter

13:57 Publié dans L'autre chemin | Commentaires (26)

10 juillet 2008

A Toi, une fois n'est pas coutume


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Le temps pour soi, pour d’autres, soudain disparaît, mystérieusement remplacé par des obligations de dernières minutes et des souvenirs qui s’accumulent, tant de choses à faire et les heures deviennent secondes et le lendemain est déjà aujourd'hui, trop vite, plus tard, on verra, j’aurais retrouvé mon temps, ou pas, attend moi, si tu le peux, si tu le veux, savoure mon absence pour me réinventer, m’oublier ou me détester. Les jours malgré tout bordés de désirs à en gémir, à ne plus savoir comment le dire, ça reviendra, certaines choses se savourent en silence sur quelques évidences et d’autres dans un soupir, tant pis, sur ce que je ne t’ai jamais dit, des mois passés à t’espérer, parfois, cruellement, à m'en faire mal, profondément. Je tu ils se mélangent dans une confusion qui se voile la face pour ne pas voir ce qu’on se souhaite, à peine. J’aimerais tant que toi soit lui et pas un autre, retrouver dans un coin de ma vie mon vide jamais rempli, ou si mal, ou si peu. La mémoire devrait pouvoir s’effacer, bénéficier d’une corbeille où jeter ce qui fait souffrir à l’été, quand je souffle les bougies de ton amour, tu me disais « à tout jamais » j’aimerais tant « à demain ».

16:38 Publié dans L'autre chemin | Commentaires (13)

15 avril 2008

Sucrer les nuits

1615499981.jpgSur le carreau, je roule mais j’amasse que dalle, ainsi soit il et les feuilles d’artichaut de mon cœur s’éparpillent sous ton souffle, l’araignée de mon plafond se marre comme une baleine à ces mots confondus qui se mélangent sans suite et pourtant rien n’est innocent, la haine nourrie la peine, à la p’tite cuillère, des jours et nuits suffisent pour mentir et s’enfuir à tire d’aile, la puce à ton oreille te murmure un « je t’aime, mon amour » comme on expire, c’est un point, en ponctuation, sans souffrances, sur le chemin de l’enfer bétonné de tes intentions qui remontent en frissons dans le creux de mon dos et la peine pourrie la haine, qui se vomie, en douceur, dans un coin, sans témoins, pas de traces, les yeux noyés sous l’acidité de mes déraisons, dans la lumière d‘un feu de paille, qui s’écaille de toi.

podcast

23:45 Publié dans L'autre chemin | Commentaires (10)

20 mars 2008

Tête ailleurs

91384688.jpgJ’ai la tête en bord de mer
Transportée par une histoire
Que l’on m’a raconté
Sucrée-salée, en cœurs brisés
Le mien tout retourné
A la dérive
J’ai le corps en bord de mer
Caressé par des pensées
Assise sur une falaise
Témoin un peu voyeur
D’un couple à son bonheur
J’ai ma tendresse en bord de mer
A deviner la douleur
De ce rêve fantasmé
De l’être deviné
Tant espéré


Je me suis retirée
Sur la pointe des pieds
En émotions
Posant là quelques mots
En rappel à cette histoire
Laissant en écho sur le rivage
L'écume d'un amour en partage

15:45 Publié dans L'autre chemin | Commentaires (17)

01 février 2008

Obscurité

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La lune s'efface,
Nuit noire.
Obscurité à déchirer
A coups de peurs.
Le cœur s’affole,
Battements défaillants
En rythmes sanglants.
Le corps, la sueur en linceul
S’épuise.
A s’abîmer au sol
En un dernier tressaillement
Compulsif.
Cauchemar fatal,
Si ce n’est le sourire
Sur ses lèvres posé
Et le clair de lune
Dans son regard voilé.
Photo : Nejfi

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27 janvier 2008

Histoire de coeur

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Ne pleure pas ...
Tu le reverras ton coeur,
C'est un fugueur,
Il ne connait pas la peur.
Il a voulu
Faire un bout de route,
Il ne voulait plus,
Etre sur la touche.
Avec toutes les belles histoires,
Que tu lui as racontées,
Il a voulu vérifier,
C'est justifié.
Evidemment toi,
Sans ton coeur,
Tu te sens seule.

16:40 Publié dans L'autre chemin | Commentaires (10)

03 janvier 2008

Tu ris


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Délicatement, à la folie
Douloureusement, plus du tout.
Et tu ris,
A en pleurer.
Pour un homme,
Parmi les hommes.
Ne sais tu pas ce qu’est la joie ?
As tu oublié, mon amie
Même si c’est fou
Qu’au plus profond de nous
C’est de douleurs que naît le bonheur.
Et délicieusement, à cette question
Tu ris …

 

Photo : Monsieur Dimanche

11:05 Publié dans L'autre chemin | Commentaires (13)

29 novembre 2007

Tempête

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Avec passion,
au fond des draps.
Je me noie,
En bras tendus.
Vers des aurores,
Parfums d’épices.
Sur ma peau,
Etincelle,
Du safran bleu,
Comme ses yeux.
Et dans l’ombre,
Du regard,
Ma tempête,
Frappe les rives
De ma vie.
J’ai beau sourire
Au vent,
Souhaitant sa liberté,
Je ne fais que m’épuiser,
A trop vouloir rêver.

Illustration : Nightwalk3r

14:22 Publié dans L'autre chemin | Commentaires (6)

03 novembre 2007

Lui

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Je voulais vous parler de lui,
Vous en parler comme dans un songe.
Une illusion sans raison.
Il voulait aimer autrement
Il voulait vivre différent,
Les yeux brillants de désirs
En tempête d’émotions,
Se rattachant à son devenir
Tendant les mains vers un avenir
Le cœur brisé en souvenirs vieillis
Ecartelé.
Il voulait vivre
Sans savoir comment,
Perdu dans son quotidien de riens
Où même le bien devient moyen.
Je voulais vous parler de lui
Car il pourrait être moi, toi, vous
Un mendiant de l’amour,
Assis au coin de votre vie.

 

17:55 Publié dans L'autre chemin | Commentaires (9)

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