15 avril 2008
Sucrer les nuits
Sur le carreau, je roule mais j’amasse que dalle, ainsi soit il et les feuilles d’artichaut de mon cœur s’éparpillent sous ton souffle, l’araignée de mon plafond se marre comme une baleine à ces mots confondus qui se mélangent sans suite et pourtant rien n’est innocent, la haine nourrie la peine, à la p’tite cuillère, des jours et nuits suffisent pour mentir et s’enfuir à tire d’aile, la puce à ton oreille te murmure un « je t’aime, mon amour » comme on expire, c’est un point, en ponctuation, sans souffrances, sur le chemin de l’enfer bétonné de tes intentions qui remontent en frissons dans le creux de mon dos et la peine pourrie la haine, qui se vomie, en douceur, dans un coin, sans témoins, pas de traces, les yeux noyés sous l’acidité de mes déraisons, dans la lumière d‘un feu de paille, qui s’écaille de toi.
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20 mars 2008
Tête ailleurs
J’ai la tête en bord de mer
Transportée par une histoire
Que l’on m’a raconté
Sucrée-salée, en cœurs brisés
Le mien tout retourné
A la dérive
J’ai le corps en bord de mer
Caressé par des pensées
Assise sur une falaise
Témoin un peu voyeur
D’un couple à son bonheur
J’ai ma tendresse en bord de mer
A deviner la douleur
De ce rêve fantasmé
De l’être deviné
Tant espéré
Je me suis retirée
Sur la pointe des pieds
En émotions
Posant là quelques mots
En rappel à cette histoire
Laissant en écho sur le rivage
L'écume d'un amour en partage
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01 février 2008
Obscurité
Nuit noire.
Obscurité à déchirer
A coups de peurs.
Le cœur s’affole,
Battements défaillants
En rythmes sanglants.
Le corps, la sueur en linceul
S’épuise.
A s’abîmer au sol
En un dernier tressaillement
Compulsif.
Cauchemar fatal,
Si ce n’est le sourire
Sur ses lèvres posé
Et le clair de lune
Dans son regard voilé.
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27 janvier 2008
Histoire de coeur
Ne pleure pas ...
Tu le reverras ton coeur,
C'est un fugueur,
Il ne connait pas la peur.
Il a voulu
Faire un bout de route,
Il ne voulait plus,
Etre sur la touche.
Avec toutes les belles histoires,
Que tu lui as racontées,
Il a voulu vérifier,
C'est justifié.
Evidemment toi,
Sans ton coeur,
Tu te sens seule.
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03 janvier 2008
Tu ris
Délicatement, à la folie
Douloureusement, plus du tout.
Et tu ris,
A en pleurer.
Pour un homme,
Parmi les hommes.
Ne sais tu pas ce qu’est la joie ?
As tu oublié, mon amie
Même si c’est fou
Qu’au plus profond de nous
C’est de douleurs que naît le bonheur.
Et délicieusement, à cette question
Tu ris …
Photo : Monsieur Dimanche
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29 novembre 2007
Tempête

Avec passion,
au fond des draps.
Je me noie,
En bras tendus.
Vers des aurores,
Parfums d’épices.
Sur ma peau,
Etincelle,
Du safran bleu,
Comme ses yeux.
Et dans l’ombre,
Du regard,
Ma tempête,
Frappe les rives
De ma vie.
J’ai beau sourire
Au vent,
Souhaitant sa liberté,
Je ne fais que m’épuiser,
A trop vouloir rêver.
14:22 Publié dans L'autre chemin | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
03 novembre 2007
Lui
Je voulais vous parler de lui,
Vous en parler comme dans un songe.
Une illusion sans raison.
Il voulait aimer autrement
Il voulait vivre différent,
Les yeux brillants de désirs
En tempête d’émotions,
Se rattachant à son devenir
Tendant les mains vers un avenir
Le cœur brisé en souvenirs vieillis
Ecartelé.
Il voulait vivre
Sans savoir comment,
Perdu dans son quotidien de riens
Où même le bien devient moyen.
Je voulais vous parler de lui
Car il pourrait être moi, toi, vous
Un mendiant de l’amour,
Assis au coin de votre vie.
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29 septembre 2007
Projection

Il n’est pas de folie qui ne soit inédite, avance !
Ecran noir pour une projection.
Film qui passe et repasse, des images s’installent.
L’atmosphère se fait légère, dans l’air comme un parfum,
Comme un souffle sur ton épaule, une présence absente,
Sur toi, comme un regard qui plonge, explore et sonde.
A la recherche de ta lumière, de ton étincelle, de ta source vive,
Elle te cherche, t’effleure, t’enveloppe en une découverte subtile,
Te pénètre et se glisse doucement, instant fugace.
Elle laisse des traces tenaces, une odeur d’ailleurs pour un meilleur,
Elle efface les marques et les douleurs, enlève les épines en plein cœur
Et prend place sereinement dans la douceur de ton sourire.
Elle efface ta mémoire pour te réécrire, te fabriquer un avenir.
Offre lui cet instant moment, cet instant filament, qui brille pour toi maintenant.
Flottement, tu inspires, respires et te penches sur la présence.
Tu savoures ses lèvres au goût de miel, source du nectar divin,
Tu les devines et les inventes, les yeux fermés d’avoir trop cherché
Tu t’abreuves, tu étanches ta soif à l’absence.
Tu la fabriques et l’imagines, le cœur fermé d’avoir trop aimé,
Priant pour qu’à l’instant elle se fasse chaleur et rondeurs,
Qu’elle se fasse caresses enchanteresses et baisers fondants, brûlants,
Pour t’y frotter, t’y blesser et t’y fondre,
Pour disparaître en une fusion irréelle qui avec passion cautérisera tes plaies.
Elle est là en toi, près de toi, pour toi, à jamais pour un amour absent.
Illustration : Liiga Smilshkalne
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24 septembre 2007
En mots

Une blessure qui saigne, doucement.
Ca fait pas mal, tout le temps,
Un peu parfois.
J’ai comme une chanson douce,
Au fond de mon cœur.
En raz de marée
Au bord des cils.
Et je me laisse aller au pathétique, puérile.
En mots qui pleurent pour effacer,
En mots qui crient pour reconstruire.
En mots qui veulent rien dire.
Rien que quelques mots en marque vie
Pour ne pas oublier,
Que je l’ai choisi ainsi.
J’ai un petit bout de mon cœur, ailleurs.
Un souvenir qui saigne, doucement.
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09 septembre 2007
Délices silencieux

Je pense à toi tout doucement, sans bruit, ainsi va la vie …
Silencieusement,
Sur la pointe des sens
Des pensées égarées
A peine imaginées,
Tout juste développées.
Délicieusement,
Sur un éveil de désirs
Des caresses supposées
A peine fantasmées
Tout juste déposées.
Délices silencieux
Des jeux amoureux,
Chagrins étouffés
Dans l’étreinte
D’une réalité ...
A demi mot.
Photo : Gilad Benari http://gilad.deviantart.com/prints/20:55 Publié dans L'autre chemin | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note






