Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05 juin 2009

7 - Les éperdument hérissés

revenir.jpgIl est revenu, le regard éteint, les traits tirés, les larmes au bord de l'âme, sans un mot, il est entré, à nouveau, dans ma vie. Gabriel, l'éternel, pas oublié, juste effacé, mis de coté, à réinventer. Entre ses bras, au creux de nos entre-peaux, respirer sa présence à mes silences, à la chaleur de son cœur, dans le noir, d'un regard, qui se perd, à froid, dans l'imaginaire d'un temps, déboussolé, qui se joue de lui. Sur son épaule, un dessin tribal, du bout du doigt, caresse, imagine, quelques lettres, dialecte, encre de chine ténébreuse, définitive, magique, un souffle de sa bouche, à mon oreille, me raconte, m'émousse, encore un peu. Me planter à son désir dressé, insolente, clôturer l'instant d'une jouissance, apothéose, provisoire, en suspension à ses allers-retours, et dans un cri, m'échappe, à petit feu, ce qui me consume. Impuissances, à retenir ce qui fuit, en avant, entre les pores et quelques brisures d'étoiles, tombées du ciel, accrochées à ses nuits ternies, que sa lumière soit, pour moi, à jamais, sans toujours, mon amour. J'ai broyé mes sentiments, en poudre, par hasard, au bord d'une route, j'en ai frotté les heures, pour qu'elles brillent, si peu, rayées, j'arrête plus de rejouer ce qui m'a manqué, c'est une erreur, une fabuleuse démence, dépendance à tes errances.