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20 décembre 2009

Etat de grâce

IMG_2689.JPGMe voila, bloquée, pour elle, pour moi surtout, je le regrette, elle me manque, après les lourds flocons de neige, la pluie se verglace, elle a rendu le passage par la forêt impossible aujourd'hui, une fois encore, demain sera un autre jour. En relisant ma précédente note, vos commentaires, je réalise, à nouveau, que ce que je peux partager ici peut paraître triste, faire croire en une réalité un peu fausse. Je suis différente, justement car cette part de moi est ici exposée, larguée, abandonnée, que je peux, ainsi, plus légère, aller vivre joyeusement ce qu'il a y a découvrir par ailleurs, réellement, le vivant, le chaud, le doux, l'exubérant.

Je me rend compte également que je suis une huître en ce qui concerne les coups de gueule, les débats d'idées, les combats, les sujets d'actualité, les sujets sérieux, comme on dit, les commentaires élaborés qui sortent de l'ordinaire. Je préfère le futile, je ne juge jamais rien ni personne à chaud, je ne sais pas être en colère et l'exposer, même si certaines choses m'irritent évidemment, je me demandais si c'était un problème mais je ne crois pas finalement, ce qui m'embête un poil c'est de me sentir jugée, condamnée, enfermée dans une case, par de parfaits inconnus alors que je n'ai rien demandé.

Mais je m'égare, ce n'était pas le sujet, état de grâce oui, grâce à Oh!91, qui une fois encore m'a dit « ça te dit? » j'ai dit oui à un ballet à l'Opéra Bastille, hier, Casse-Noisette , absolument pas casse-couilles, comme nous avons pu en rire avant l'ouverture des rideaux, c'est féerique, sublime, et tous les adjectifs synonymes accrochés derrière, si on m'avait dit un jour que je pourrais à la fois découvrir ce genre et aimer à en avoir le cœur qui bat trop vite, j'aurais rit en trouvant l'idée ridicule, on vieillit, on change et putain que c'est bon.

Vivre, c'est se réveiller la nuit dans l'impatience du jour à venir, c'est s'émerveiller de ce que le miracle quotidien se reproduise pour nous une fois encore, c'est avoir des insomnies de joie. Paul-Emile Victor

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