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10 janvier 2009

Ne pas déplacer les fantômes des étagères

coeur.jpg" Je suis plein du silence assourdissant d'aimer. "  Louis Aragon, Le fou d’Elsa. Quand dans l'absence on se fou d'amour. Et l’amour court, à en perdre haleine, dans le blanc d’un hiver, qui se décore d’un cœur givré, du bout du doigt, pour le geste, pour l’espoir, d’y croire. Le cliché est glacé mais l’idée reste, figée à la pensée, de s’amuser du caprice qui s’y glisse. Placebo aux blessures qui grattent un peu, qui s’ignorent, d’un impossible remède, la tête ailleurs pour ne rien en voir. Chercher les images d’où naîtront les mots, les enfiler, sur un fil fragile, seulement rompu, parfois de quelques points, de suspension … pour l’imagination ou ce que l’on ne sait dire sans les mains, sans une peau où écrire quelques caresses, à jouir, d’un silence.