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07 juillet 2010

Cependant on prodigue, ubiquité et l'éternité

juin et juillet 2010.jpg

Je suis allée à l’Opéra hier soir, c’était beau, grand, lumineux. J’étais heureuse de le voir heureux lui et l’éclat dans ses yeux, pouvoir le toucher pour vérifier, ce n’est pas un mirage, c‘est mon étoile filante, mon porte-chance, l‘homme qui murmurait à l‘oreille des instants de bonheur. Certains silences me pèsent toujours autant mais je les occupe tant bien que mal et plutôt bien en certains lieux. Un esprit vif m’apaise, étonnant personnage, perfection tragique de notre comédie, une curiosité sans ponctuation, sans bonjour ni au revoir, je voudrais le voir parfois. Le mystère de l’été 2010, ou y a-t-il un pilote dans le bateau ? J’ai une tonne de je veux et quelques envies partout autour. La séduction a disparu comme elle était venue, l’habillage s’est envolé et il ne reste que quelques mots crus, saignants. J’ai eu un temps d’arrêt, aucune envie d’expliquer, rien à battre et c’est le bordel c’est comme la vie, c’est ainsi et parce que, tout simplement. On peut blesser, sans se retourner pour ne pas regarder, délit d'ignorance,  ou connerie délibérée. Et une poule alors ? Et tes larmes, comme j’aimerais t’offrir les perles, tu sais le pays de celui qui se fait ombre, quelle idée idiote, l’inconsistance n‘est pas une solution, et que dire, il y a si peu, laisser filer, te retrouver, et ses bijoux de famille en pendentif juste pour te faire sourire. J’ai laissé tombé et j‘ai refermé la boite, j’ai dépassé certaines limites. Et pour toujours, reflet dans mon miroir, le revoir, s‘entrapercevoir, en lisant ses mots espérés, redoutés, mon âme a frissonné et j’ai entendu mon cœur appréhender.


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