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11 décembre 2010

Etre ou charger la mémoire au grand jour

ba.jpgIls ce sont échappés, en toute simplicité, comme rarement. J’ai regardé un instant et j’ai envoyé, le cœur un peu plus léger, d’avoir aimé sincèrement, sans réfléchir, tendrement, 10 secondes à peine sans le taire. Le temps fait son œuvre, doucement, l’absence et le silence d’une tristesse qui se cache pour résister, tu me manques tant, pourtant et depuis si longtemps. J’aimerais pouvoir te dire, l‘exprimer vraiment, te raconter, te regarder, et t’aimer une fois encore jusqu’à la fois suivante. Je voudrais oublier la mélancolie de ton vide, trouver la force dans l’espoir d’une suite, d’un autre jour et effacer la peur d’un impossible retour. Je m’invente une colère, une rancœur trop fragile, mais ça ne tient pas la route, et c’est tes yeux que j’imagine le mieux, la profondeur et tout ce bleu. Il y a le reste, aussi, que je soupire au creux de certaines nuits plus douces que d’autres car c’est ton souvenir qui flirte avec mes rêves, agités par le désir et ton sexe au plus profond de moi, si fulgurant, presque douloureux. Je m’accroche à notre histoire comme une noyée qui ne veut pas couler. Aujourd’hui je t’ai aimé tellement, 10 secondes sans peine. Puis je vais oublier, t’effacer délicatement à nouveau, jusqu’à la fois suivante.