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11 décembre 2010

Etre ou charger la mémoire au grand jour

ba.jpgIls ce sont échappés, en toute simplicité, comme rarement. J’ai regardé un instant et j’ai envoyé, le cœur un peu plus léger, d’avoir aimé sincèrement, sans réfléchir, tendrement, 10 secondes à peine sans le taire. Le temps fait son œuvre, doucement, l’absence et le silence d’une tristesse qui se cache pour résister, tu me manques tant, pourtant et depuis si longtemps. J’aimerais pouvoir te dire, l‘exprimer vraiment, te raconter, te regarder, et t’aimer une fois encore jusqu’à la fois suivante. Je voudrais oublier la mélancolie de ton vide, trouver la force dans l’espoir d’une suite, d’un autre jour et effacer la peur d’un impossible retour. Je m’invente une colère, une rancœur trop fragile, mais ça ne tient pas la route, et c’est tes yeux que j’imagine le mieux, la profondeur et tout ce bleu. Il y a le reste, aussi, que je soupire au creux de certaines nuits plus douces que d’autres car c’est ton souvenir qui flirte avec mes rêves, agités par le désir et ton sexe au plus profond de moi, si fulgurant, presque douloureux. Je m’accroche à notre histoire comme une noyée qui ne veut pas couler. Aujourd’hui je t’ai aimé tellement, 10 secondes sans peine. Puis je vais oublier, t’effacer délicatement à nouveau, jusqu’à la fois suivante.

Commentaires

10 secondes, 10 battements de coeur, 60 à la minute comme le coeur lent et fort de l'athlète qui, malgré les efforts au goût de sang dans la bouche, bat, bat, bat, calme, immuable. 10 secondes, une éternité fugace comme un palpitation. Tant que votre coeur bat Bougrenette, tant qu'il bat...

Écrit par : Gicerilla | 11 décembre 2010

Comment dire .... C'est ....
Je t'embrasse fort.

Écrit par : Philo | 11 décembre 2010

Elle est revenue une nuit de démesure et d'outrance!
Fantomatique réalité d'une respiration.
Exhalation d'une chaleur, une fragrance.
Elle investit l'interstice, le vide, la raison.
Soyons bref: Pas d'éveil!
Juste le sommeil,
l'excuse et le pardon!
Mon esprit te rejoint autant que mon corps se résigne à ta tyrannie et je glisse de désir dans ma prison de draps. Affranchi du réel et de sa camisole, je vibre, je jouis et je gémis puis je t'oublie, despote éphémère, jusqu'à ta prochaine exigence.

Écrit par : Alex C. | 11 décembre 2010

(soupir)(très long soupir)

Écrit par : feekabossee | 12 décembre 2010

Tout ce joue sur les battements de coeur finalement Gi, le rythme de nos vies en quelque sorte par le souffle et les émotions.

Je vois que là il n'y a rien à en dire Philo et je t'embrasse aussi.

C'est très beau alex, les mémoires se ressemblent sur certaines histoires et les mots se font échos.

Contente de te voir Fée merci pour ce très long soupir.

Écrit par : Bougrenette | 12 décembre 2010

C'est fou ce que 10 secondes peuvent nous marquer...
Puisse exister des milliers de fois encore ces secondes intenses, sensuelles, sexuelles, aimantes qui marquent notre chair et la votre au fer brulant de la volupté...
10 secondes...

Écrit par : Txema | 15 décembre 2010

C'est une évidence, le temps est élastique et quelques secondes peuvent vite devenir une éternité à qui sait en jouer.

Écrit par : Bougrenette | 16 décembre 2010

un fort beau récit...
"10 secondes" ! c'est le temps de repérer une étoile filante, non ?....
kissous
Am'

Écrit par : amelie | 17 décembre 2010

L'insoutenable légèreté des âmes,
Face à la force oppressante des sentiments,
Avec une envie de sensations.

Fortes et chaudes,
Vraies et charnelles,
Enveloppées de dentelle et de nylon fin.

Nous fermons les yeux.

Nylonement

nylon-volupte.overblog.com

Écrit par : Gentleman W. | 28 décembre 2010

Il en faut moins pour l'étoile je crois.

Gentleman W. nylon et volupté tout un programme.

Écrit par : Bougrenette | 29 décembre 2010

Les commentaires sont fermés.