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21 octobre 2010

Laisse l’audacieux déterminer

constanceguissetvertigo.jpgLe sentiment flotte légèrement au dessus de ma conscience, je trouve finalement désagréable ce détachement de plus en plus fort, cette espèce de faculté à occulter les problèmes, la colère. Ne plus rien voir, ne rien ressentir, détourner les yeux ou le cœur, pour ne pas avoir à perdre plus encore, ne rien avoir à en dire, surtout ne rien prévoir, oublier d’anticiper, feinter la peur des moments difficiles. Je me sens vide, dépeuplée, de ce que je repousse dans la crainte d’être submergée, je me sens dure pour ne pas me fissurer, dans l’attente, les questions sans solutions, les envies sans concrétisations, espérances sans perspectives. J’abandonne sans même y penser. J’aimerais retrouver l’énergie comme une hardiesse déterminée, reconquérir le besoin de rythmer les jours, le temps, de petits détails, de plaisirs à caresser au creux de la tête, pour bercer la vie de futilités câlines, joyeuses, inutilement essentielles.