Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25 janvier 2009

Un accro dans l’histoire fauve de la girafe

Ghost_Whisper_by_fearawaken.jpg

« Vous le diriez banal, sans doute, mais en me voyant, il souriait, à chaque fois, on aurait pu bâtir une vie sur ça » Miss Pettigrew, lives for a day. L’ordinaire auquel on veut échapper, à tout prix, n’est il pas finalement ce que l’on devrait chercher, quelle est cette course folle vers l’originalité, l’envie de se démarquer, hors limites, si ce n’est celles qu’on imagine, tant bien que mal, dans les échos voilés, écorchés, d’autres, tout aussi perdus. Un songe s’écrase dans la pièce, éclaboussant les murs, d’ombres et de lumières, les rêves brisés, recollés, sèchent, accrochés à un fil, tendu, sous pression, de cycles à composer, en vase clos. Se murer, autiste, à temps partiel, dans quelques heures qui s’étouffent de tout, qui s’assassinent d’envies impossibles, qui se frottent, à des fantômes, farceurs, moqueurs, amnésiques et la vie tourne, frappant, quelques coups, parfois, quelques rituels pour nous, sans remèdes, une pincée de ça, et si, toute proportion gardée, d’hasards, hagards, cherchant le sud, les yeux au ciel, aveuglés d’avoir pleuré, à sec.

 

Illustration fearawaken