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séraphins

  • La conjonction d'un lumignon avec une étoile

    brokenpierrot.jpg Les séraphins réprouvés s’aiment d’illusions en rêves fugitifs et périssables, ils se désirent avides, se vampirisant dans les heures sombres des nuits sans lune pour se déchirer ensuite d’un revers qui les tue à petit feu, d’un enfer bouillonnant. Ces ombres célestes se détestent à en nourrir l’absence d’un manque qui écorche, de riens qui entaillent, d’impossibles qui traumatisent et les cœurs en fractures se perdent petit à petit dans des crépuscules d’ombres revenantes. Le mal alimente la brûlure de ce supplice qu’on s’inflige, entre âme et conscience, de se croire succube, démoniaque, à l’envie d’être pire, que tout, épouvantablement, triste, à défaut d’être heureux, simplement, clairement. Abominations qui se vénèrent, à se maudire d’affection qui se pompe en intraveineuse, aux heures creuses, sous confusion, de sens à la dérive d’un manque d’amour, qui se cherche à tâtons. Au bout de leurs souffles, les anges déchus, baisent, en attendant la fin du monde.

     

     

     

    Illustration fallnangeltears