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03 mai 2010

Souffrez que je vous remercie pour vos baisers

et quelques poussières.jpgRéduire au silence, ne rien imaginer, toujours, plonger dans un regard et s'y perdre, un peu, beaucoup, un trouble, qui perdure, sans usure, ne rien imaginer cette fois, dans tes yeux, sans voix, sous ta bouche, sans parole, ne plus savoir qu'en faire, et s'y perdre passionnément, je m'offre, sans bataille, sans avenir, dans mes souvenirs, je n'avais pas prévu, une larme, unique, glissant sur l'instant, surprenante d'ambigüité, qui se teinte à ta délicatesse timide et réservée, d'une douceur ténébreuse, vigoureuse. S'atrophier, s'y coller, se terrer, recroquevillée, dans la tendresse de ces gestes, je m'ampute de ta peau, qui m'attire obstinément, inlassablement, dans un souffle, un « c'est impossible » tragique, comme une comédie, se brise sur ma jouissance fulgurante, vivre, à contre cœur, d'un éternel pourrais je te perdre ainsi quand tu me quittes ? Sans toi comment pourrais encore imaginer mon conte de fée, mon histoire sans morale, ma faille.