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06 avril 2010

La frappe de la mémoire

MAJEUR.pngProfondément intime oui, et faire de ces miettes d'instants volés, des morceaux de réalités auxquelles me raccrocher quand dans rien je sombre, c'est puérile, je vous l'accorde. Quand je fais le tour de ce que j'ai aujourd'hui, de ce que j'ai perdu hier, de ce que je veux demain, c'est réellement un grand néant qui domine, un vide qui semble infini, je pourrais facilement m'y perdre, sans résistance. Quand certains matins c'est à quoi bon, pourquoi continuer, à rêver, imaginer, s'espérer, attendre quoi qui comment, y a-t-il quelque part quelque chose à vivre vraiment, le cœur bondissant, sans se poser de questions, tellement évident, autre chose que des illusions qui se nourrissent d'un passé qui ne veut pas passer, de fantasmes les yeux trop ouverts, contraste saisissant avec les absences comme des carences, de manques en défections. Ne rien renier, ne jamais  rien regretter, s'estimer autrement que misérable, juste un peu malheureux, provisoirement.