Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« 2 - Gabriel, un matin | Page d'accueil | Les marionnettes »

21 novembre 2007

3 - Gabriel, le cadeau

5a9b3f98f78b20a21b6689b7053de389.jpgGabriel ouvre les yeux …

La nausée au bord des lèvres, et une main crispée sur le bout de papier. Que c’est-il passé, où est-il, il se sent très mal n’arrivant pas à fixer son attention sur ce qui l’entoure, espérant retrouver sa chambre de motel sordide, appréhendant surtout que cela ne soit pas le cas et il referme très vite ses paupières occultant ainsi son regard, pour quelques minutes, le temps de reprendre son souffle et ses esprits.
Il s’est senti disparaître, comme vaporisé, chaque cellules de son corps se séparant les unes des autres, il a encore dans la bouche le goût acide et amer de la terreur d’en être conscient, réellement et totalement et il a surtout sur le cœur ce pitoyable regret d’avoir à nouveau ouvert les yeux, que ce voyage n’ait pas été la fin qu’il attendait depuis si longtemps.
Et maintenant il devine son corps reposant tant bien que mal sur le sol, il entend le vent qui joue avec des arbres, la musique d’une eau qui coule, il la devine là sur sa droite, il a soif, infiniment, cruellement, il sent des odeurs qui l’accrochent, oubliées depuis longtemps, la terre humide, les fleurs, l’air lui-même et son parfum incomparable, la douceur de sa caresse sur sa peau et cette sensation d’être offert à une nature chaleureuse et tendre, d’être blotti au creux de sa fraîcheur, d’être lové au plus profond d’un amour.
Gabriel ouvre les yeux …
Sur un toit de verdure, des étoiles de ciel se devinant à peine, et des oiseaux filant pour disparaître ensuite. Rien d’humain autour de lui, comme une évidence. Il se redresse, avec difficulté mais reste assis bien incapable en cet instant d’en faire plus et encore moins de combattre l’impossible, il est ailleurs dans un lieu qu’on ne peut même plus trouver sur terre, ça fait quelques années que les arbres ont disparus, les oiseaux également. L’eau ne coule plus librement et le vert n’est maintenant qu’artificiel.
Il regarde le papier, de loin, sans oser, timidement, il le retourne et le retourne, il se souvient des mots, doute soudain, hésite mais il lui faut les relire.


« Ta destinée est de trouver le trésor »
« Le temps t’est offert pour y arrivé»


- Le temps ? comment cela est-il possible ?

Gabriel vient d’hurler cette question.

- je refuse le temps, votre temps et cette magie que je n’arrive pas à comprendre, je vomis votre destinée, je crache sur votre trésor et votre « transfert » vous pouvez vous le co…
Et il disparaît …

Commentaires

please please le N°4 tout de suite !

Écrit par : francouas | 21 novembre 2007

Le temps de l'homme est le point de la droite. Instant d'éternité, son infini appartient à chacun. Peut-on refuser ce qui est soi ? ... à suivre ... :-)

Écrit par : Quidam LAMBDA | 21 novembre 2007

tu nous tiens en haleine là ...

Écrit par : manue | 21 novembre 2007

C'est affreux, je me sens comme paniquée. Des tas d'images désordonnées inondent mon cerveau et au delà de vos mots, une autre histoire s'impose. J'ai peur de lire derrière vos virgules, vos points d'interrogation la tragédie d'un destin que j'aurais voulu riant... Ce ne peut être l'épilogue... Non !

Écrit par : Gicerilla | 22 novembre 2007

Ca me rappelle le laboureur et ses enfants...

Écrit par : macaron | 23 novembre 2007

- Francouas on se calme, un peu de tenue mon garçon !
- Oui Quidam il est possible de se refuser.
- Gi, avec Bougrenette le problème c'est qu'il n'y a jamais d'epilogue
- le laboureur et ses enfants ?

Écrit par : Gabriel | 23 novembre 2007

On peut se dérober à soi, se contourner, mettre un voile entre soi et son miroir, Gabriel, mais refuser ce qui est soi ? Se fuir est un mouvement circulaire. Au final, on n'a d'autres issues que de tenter de s'apprivoiser. Non ?

Écrit par : Quidam LAMBDA | 23 novembre 2007

"On risque de pleurer un peu si l'on s'est laissé apprivoiser... " dit le renard au Petit Prince. Et effectivement même si il est possible de se refuser il serait ridicule de pas tenter d'accepter.

Écrit par : BougredeGabriel | 23 novembre 2007

j'adore le com de macaron "ça lui rappelle "le laboureur et ses enfants".. très drôle,
bon la suite
s'impose
je
sens
que ça
va être
triste
encore...
bisous. :)

Écrit par : if 6 | 24 novembre 2007

Clic, clic et clic... Un oeil amusé sur les magnets fluos de la bannière, bien fait tout ça... Truc de fille... Clic et clic, des photos, images de toutes origines, différentes comme le sont nos envies... et clic sur cette note et là je dis "wooah...". Comment ça "woaaah !" ? Argumente mon gars... Non juste "woaaah", parce qu'il est tard, que je n'ai pas envie d'enclencher le décodeur, que la machine à rêves est passée au vert, que je prends du plaisir à lire, à relire... Trop tard, Bougrenette, je reviendrai !

Écrit par : opointg | 03 décembre 2007

tu as vu j'ai des chaussettes à doigts moi ... ;-) clic clic clic, et j'ai un réel plaisir a lire que tu reviendras, même si pour l'instant la suite de Gabriel est en gestation, j'ai du mal avec les histoires fantastiques que cela en devient tragique (quelle idée j'ai eu encore)
Je garde ton "woaaah !" dans la boite à sourires et je note la machine à rêves.

Écrit par : Bougrenette | 03 décembre 2007

Les commentaires sont fermés.