Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« 4 - Gabriel, A la nuit. | Page d'accueil | Un rien »

27 novembre 2007

Ramasse-mots

 Les mots perdus, de dictionnaires, en synonymes, du matin au soir, du cœur à la tête, courant sur le clavier ou le papier froissé par une idée et repassé par une pensée. Le mot égaré par un avis de non recherche, mineur ce n'est pas son heure, reste posé là, il n’y a pas de fourrière à mots perdus ils ne sont jamais rendus et les uns derrières les autres ils ne ressemblent à rien et pourtant. Des mots en vrac joyeux et frivoles s’envolent caressant les rires et les sourires cassant la gueule à quelques morosités bien encrées par quelques plumes qui bavent, d’envies. Des mots tempête sur les rives d’une colère fracassant une heure qui passe pour que la suivante s’illumine autrement. Des mots en sous-sol, rencontre qu’on ne peut que rêver sous la volupté et les sens diaboliques de fragilité à fleur de désirs qui se cherchent, qu’elle est belle. Des mots qui nagent, papillons délicieux pour une vie en quartiers, jus sucré sur l’acidité des difficultés qu’on se glisse sous les pieds, cherchant un regard qui ne le mérite pas. Des mots pique assiette, cachant une douceur sans définition. Des mots questions pour un jeu de hasard qui ne fait pas grand cas d’une sensibilité qui n’a pas besoin de ça, insolent, à la délicatesse qui veut prendre l’air sur un air de passion. Des mots qui se hérissent, sous le feu d’une rencontre éphémère et s’emballent sous la fougue d’un je peux y croire ce soir sous une pluie de fleurs en couleur. Battements de mots sur un regard de velours, trouble d’une reconnaissance. Des mots nouveaux, songeurs enveloppés d’une fraîcheur et d’une pointe de mystère en apesanteur, pour quelques heures sur un fil de temps qui tourne en pelote. Et les mots qui rêvent d'ailleurs pour un conte en pied de nez à la nuit étoilée de fantasmes mais qu’on ne peut espérer, qu’on ignore pour de faux mais qui courent sur la peau, ainsi vont les peurs, enracinées au fin fond du cœur. Je déteste le silence, ça se sont les mots gratuits. Vous n’avez rien compris ? Comme moi, quand je ramasse les mots je ne comprends pas tout, alors je les dépose bout à bout pendant que la nuit tombe sans bruit sur le mauve du soleil qui s’éteint.

(je ramasse des images aussi, j'aime bien)

17:25 Publié dans Echos à Vous | Commentaires (11)

Commentaires

Des mots comme des perles qui s'enfilent sur un fil pour un joli collier ou au contraire un truc grossier qui restera au fond du tiroir . Les mots sont magiques car ils ont leur pouvoir ! celui d'aimer , d'embellir , de dénoncer , de tuer . Les mots sont la vie , une intarissable richesse à qui sait les employer . Tellement de choses à dire sur les mots qu'il vaut mieux les laisser parler d'eux mêmes ....

Écrit par : Manue | 27 novembre 2007

Bougres de mots, pleins de clins d'œil et souvent porteur de plus de sagesse qu'ils ne laissent paraitre. Mutins d'apparence, mais tellement sensés et plaisant à lire ...
Merci ... ;-)

Écrit par : Quidam LAMBDA | 27 novembre 2007

les mots qui nous relient
joli texte B.
biz

Écrit par : if6 | 28 novembre 2007

Il aurait été dommage que tu fasses taire les tiens Manue.
Merci à toi Quidam.
Oui des liens et tout particulièrement entre nous, sur les blogs, sans eux rien ne serait tout à fait pareil.

Écrit par : Bougrenette | 28 novembre 2007

J'adore le pingouin !!!!!!!!!!!!!!! bisous

Écrit par : Lolelutin | 28 novembre 2007

J'avais aucun doute quand à ta préférence Lutin, Bisous aussi !

Écrit par : Bougrenette | 28 novembre 2007

Toi, tu ramasses des mots, et nous tes mots on les vit !
(Il fait bon chez toi, il fait beau, on est bien)

Écrit par : Alex | 28 novembre 2007

Alex petit soleil, même sur écran noir chez toi il y a de la lumière.

Écrit par : Bougrenette | 28 novembre 2007

Tu les ramasses, tu les amasses, tu les enroules, tu les agences, leur donnes sens et du désir. Et nous, il nous reste à cueillir et à en faire des petites fleurs de saison. Les mots te sont une deuxième peau...

Écrit par : Oh!91 | 29 novembre 2007

Si tu savais... Parfois les silences sont encore plus plein que certains mots vide. Avide de mots je te comprends, mais laisse porter par le silence... Ecoute... Chutttt

Écrit par : Fée d'Hiver | 29 novembre 2007

des mots jamais je me lasse, un seul me suffit parfois, souvent, puis il y a de l'écho et un autre et encore, je peux même pas expliquer comment ils arrivent, comment ils cheminent, pour finir sur l'écran.

Et le silence là par contre, j'ai pas encore trouver les mots pour expliquer mon problème avec le silence, evidemment quand je dis silence je ne pense pas au bruit. Mais j'essaye Petite Fée, j'écoute.

Écrit par : Bougrenette | 29 novembre 2007

Les commentaires sont fermés.