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02 décembre 2007

Soirée d'hiver

 Le meilleur endroit pour se perdre c'est le plus souvent soit même, quand on s'enferme dans une réalité qui n'est pas forcément réelle mais tellement cruelle. Aucunes logiques dans tout ça et pas l’ombre d’une solution, une claque et des échos, les mots de maux éparpillés ainsi jetés. Une découverte et ses fils rosés d’or et d’argent tissent une bulle, transparence, entre connivence et avenir à définir en équilibre. A la trappe, un rien ironique les rêves et les désirs, les petites envies qu’on élimine mine de rien d’un geste lointain, on a le temps, c’est pas le moment, laisse moi un instant. On s’attarde sur une différence, dans un regard, un sourire sur sa bouche, ses mains, rire, naturellement le goût de ses lèvres et on envahie sa peau pour une suite qu’on s’offre comme un cadeau, même sans le papier brillant et le joli ruban. Je dessine d’un doigt une absence, tatouée sur mes sens, elle s’envole dans le chagrin de ce ciel qui pleure en goutte à goutte bruyant, sur la nuit comme des étoiles accrochées, capturées. Aimer c’est prendre des risques et comme une évidence ce « Pardon monsieur, est-ce que je peux vous toucher? » découvert comme une délivrance et on donne pour recevoir d’une manière ou d’une autre, sinon cela n’a pas de sens, comme une fleur papillon qui se fane sur l’hiver accrochée à sa branche sans espoir d'en-vole, elle tombera sur le sol. J’ai été trahie à l’insu de mon cœur, sans raison si ce n’est celle d’une plume qui écrit dans le sang des blessures. Au-delà de ma réalité que je ne souhaite pas exposer je dépose à ma façon des mots ici, un moi au travers d’autres, c’est pas faux ni vrai, juste quelques minutes sur le fil du temps qui passe sans que je ne me lasse de tricoter ainsi un pull au froid qui s’installe dans cette soirée d’hiver.

17:40 Publié dans Echos à Vous | Commentaires (12)

Commentaires

Sa réalité n'appartient qu'à soi. A chacun, chacune d'en livrer, ou d'en masquer, les clefs comme bon lui semble, à travers mots, silences, images ou sons. Sous le regard impudique de l'araignée, ou dans le secret des fils d'électrons ...

Écrit par : Quidam LAMBDA | 02 décembre 2007

magnifique texte, sensible
aimer oui c'est prendre des risques,
ne pas avoir peur
j'aime cette phrase "j'ai été trahie ...sans raison...si ce n'est celle d'une plume, quelque soient les raisons de la trahison , il y en a toujours une parmi elles, qui est justement que l'un des deux ne veut pas aller plus loin, ne veut pas prendre de risques, et l'amour à peine entrevu c'est cette fleur papillon qui se fane pour l'hiver, mais tu sais bien qu'elle reviendra demain , bon je dis des bêtises,
i know,
je t'embrasse bien fort au coin du feu

Écrit par : if6 | 02 décembre 2007

tes mots sonnent juste et m'inspirent
c'est fou ça !
j'ecrirais un partition rien qu'avec les ressentis de tes écrits

merci !

Écrit par : francouas | 02 décembre 2007

Ah, je te sens triste Bougrenette, ça me fait de la peine...

Un petit coup de Peter Sellers ? Allez :

http://fr.youtube.com/watch?v=KN8FjyvrHY4

;-)

Bisous du dimanche

Écrit par : Alex | 02 décembre 2007

Bah ! dire des choses aussi belles juste pour dire qu'on n'arrive pas à en dire...! C'est vrai que ta réalité au fond s'expose peu, mais ce pull tricoté au froid nous tiendra chaud quand même.

Écrit par : Oh!91 | 02 décembre 2007

Ah... Ce "monsieur, est-ce que je peux vous toucher"... J'ai été bouleversée...

"Je dessine d'un doigt l'absence"... Je la sens aussi cette absence. Comme je voudrais être dans ses bras... Et "le toucher" !

Quel joli texte... Une ode à Lui...

Écrit par : Fée d'Hiver | 02 décembre 2007

Quidam, evidemment chacun fait selon sa nature mais que ce soit sous le regard de l'araignée ou dans le secret, il est doux de voir parfois se croiser des réalités, de voir que certains ont des clefs qu'ils sont venus chercher en toute sincèrité.

If jamais de bêtises, j'aime beaucoup quand tu surfes ainsi sur mes mots d'hiver, je t'embrasse également, présentement du bureau ou par miracle le soleil montre timidement le bout d'un rayon.

Francouas, quel honneur, je souhaite pouvoir un jour écouter le resultat de cette inspiration, cela serait un beau cadeau.

Non pas triste Alex (c'est le temps) mais j'ai découvert Peter Sellers avec beaucoup de plaisir, je ne connaissais pas, merci merci beaucoup.

O, si mon pull peut t'apporter autant de chaleur que tes mots chaud, c'est donc que j'ai réussi, un peu.

Petite fée, qui m'a beaucoup touchée ces derniers jours, comme dirait Quidam, dans le secret des fils d'électrons. Oui grace à toi j'ai fait cette belle découverte, faut que j'aille trouver ce livre. Quand à une ode à Lui, pas vraiment, l'absence me pèse bien moins que le silence. ;-)

Bonjour à vous tous, que votre semaine soit belle !

Écrit par : Bougrenette | 03 décembre 2007

Se perdre dans soi même , plus souvent qu'à notre tour , encore et toujours ... Histoire sans fin ... Retrouve le sourire jolie papillon , c'est ce qui te va le mieux et par delà les travers , il parait qu'il y a toujours pleins de petits bonheurs à venir ... C'est toi qui me l'a dit à demi mot !!!Gros bisous !!!

Écrit par : Manue | 03 décembre 2007

j'en dis tellement ... j'en tire une conclusion aujourd hui malgré une certaine mélancolie posée sur les derniers jours, pour les petits bonheurs j'ai ici une vrai boite à trésors, toi Manue, vous tous, d'une façon ou d'une autre, j'ai pu trouvé de quoi commencer cette semaine avec oui un sourire, un rien banane.
Bisous ...

Écrit par : Bougrenette | 03 décembre 2007

L'absence pèse moins que le silence, c'est vrai de vrai car il y a présence et attention à l'autre quand nous échangeons , ne serait-ce qu'un mot, ce que nous faisons ici avec tant de plaisir
ce qui est difficile à vivre n'est ce pas quand l'autre nous contraint au silence ? toutes les issues sont bloquées, mais nous avons encore quelques chemins de survie, furtifs entre les nuages
l'autre n'est pas un chemin mais un carrefour (je crois) de possibles , et l'attention que l'on se porte à un moment donné est déjà un magnifique cadeau ,un flot d'émotions qui submerge, après seulement vient l'amour , ou l'amitié, l'envie de faire quelque chose ensemble ou bien le silence, le retrait pour des raisons
dont on n'est pas forcément responsable ,dans le hasard d'une rencontre, on oublie que nous ne sommes pas toujours en phase avec l'autre, pas dans le même investissement
la même recherche, pas toujours libre notamment, et cela renvoit à la question majeure de notre liberté, on croit être libre et on ne l'est pas surtout si on prétend l'être,
une rencontre et une histoire d'amour qui commence c'est un grand bouleversement
et l'on comprend alors le silence de l'autre, la peur de l'autre , et on l'accepte
c'est comme ça, on respecte le silence de l'autre quand l'autre ne veut plus jouer.
excuses moi pour ce long com. mais ayant aussi cette douleur du silence dans mon coeur
j'essaye d'y reflechir pour comprendre ,
it's not easy
de vouloir être heureux
mais
on
y
arrive
sans renoncer à rien de ce qui fait la vie.
gros bisous et bonne journéeB.

Écrit par : if6 | 03 décembre 2007

Et tu as bien fait ... beaucoup de choses effectivement dans ton commentaire, des choses qui se croisent et se décroisent, qui se heurtent aussi, entre acceptation et refus, je te lis avec beaucoup d'attention, oui c'est pas facile de vouloir être heureux.
(et je souris, a la pensée qu'avec tous ça, il y a de quoi botter les fesses à ta flemme ;-)
Bonne journée If

Écrit par : Bougrenette | 03 décembre 2007

Que dire devant ce déferlement de ressentis ? J'aurais envie de m'arrêter à chacune de tes phrases egrenées comme une incantation, commenter, décrypter, mais je préfère juste m'en émouvoir.

Bisous et pensées.

Écrit par : Dana | 05 décembre 2007

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