Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Six choses | Page d'accueil | A la volée »

02 mars 2008

Tu en as eu pour ton dimanche

free music

 La mort dans l’âme, ou au choix l’âme mise à mort, le fil couper, il est tombé et dans sa chute, à nu, plus rien ne compte que le point, d’impact, sur le sol, au final, ce n’est qu’un rêve, parenthèses. Entre tes guillemets, malgré le temps qui est passé, j’ai retrouvé sur tes lèvres, piquantes, le goût de ce plaisir à l’identique, de ce toi curieusement moi, de ce double aux boucles sombres, de cette profusion à n’en plus finir tellement il est bon de se perdre l’un dans l’autre, une fois tous les quatre ans, est-ce bien raisonnable ? On dirait bien que oui tellement je souris à m’en éteindre les yeux de bonheur, même fugace, ne reste maintenant sur ma peau que ton odeur fantôme, j’irais me doucher plus tard … Moi aussi comme vous, je voudrais tant, sans savoir comment, mais est-ce le plus important finalement ce que l’on veut ou n’y a-t-il pas une subtilité qui nous échappe ? Un truc, une formule magique, un moyen que l’on n’a pas encore saisi à bout de bras avec une telle volonté que cela ne pourra jamais s’échapper. Que les initiés gardent précieusement comme un doux secret qu’il n’est pas bon de partager. Je me demande encore pourquoi le froid après la tendre chaleur, pourquoi cette impression de ne pas être dans le ton, léger décalage, un train de retard qui me fait regretter quelque chose que j’ignore avoir fait, ou pas, cette appréhension qu’il y aura quelque part au final des blessures qui auront bien du mal à cicatriser. Je me sens bousculée, si beau, au dehors, au dedans, on pourrait tellement l’aimer au-delà du raisonnable qu’il ne faut même pas l’imaginer sous peine de tomber, à ses pieds, avec les autres. Tu les entends, quand souffle la pensée, ils murmurent leur absence. Il pleut. Finalement la pluie a attendu la nuit pour tomber, laissant au jour sa part de soleil et de lumière.

21:26 Publié dans Echos à Vous | Commentaires (11)

Commentaires

Arrêter le temps sur des instants précis , oui nous sommes tous demandeurs !! Reste les souvenirs pour réchauffer dans le meilleur des cas !! Ces minutes d'intensité ont laissé leurs empreintes sur ce rêve éveillé . Après , reste à s'en faire une histoire qui ne laisse pas la fraîcheur dominer ... Gymnastique mental à adopter pour apprivoiser la mélacolie , la rendre plus douce ! Entre bonheur et douleur , pouvoir autant que possible se peut , pouvoir garder sa part de rêve ! bisous

Écrit par : manue | 03 mars 2008

magnifique dimanche, à moins que ce ne soit Toulouse qui soit si doux à ton amour, c'est curieux comme je me sens proche de ce que tu racontes, si bien dit, et comme je n'arrive pas à le dire tant -les sentiments -sont contradictoires.C'est bien , même si le temps pèse plus entre chaque rencontre- ce qui compte c'est qu'il y est rencontre- l'espoir est peut-être ce qui permet d'accepter l'attente- la confiance en l'autre aussi, en ce nous qui se crée en dehors du confortable et du raisonnable.
Douce semaine à toi , bisous.

Écrit par : if6 | 03 mars 2008

Joli texte mélant (je le ressent comme celà c'est toujours personnel) joies et mélancolies.
Comme une invitation au plaisir bien trop rare
Comme une dérive du coeur maitrisé
Comme un fait accompli
Comme un songe une nuit d'été

Écrit par : francouas | 03 mars 2008

Les moments de bonheur intense sont toujours suivis d'une "descente", un amer retour à la réalité, comme s'ils étaient des parenthèses que tôt ou tard on doit refermer...
L'essentiel étant de rester prêt à en ouvrir d'autres, je crois.
"La mélancolie c'est le bonheur d'être triste", les mots d'Hugo te vont bien.
Je t'embrasse

Écrit par : M. | 03 mars 2008

Je prendrai ma douche plus tard... oh oui, prolonger les instants d'osmose dans l'odeur souvenir de l'autre...

Écrit par : macaron | 03 mars 2008

Manue, une part de rêve oui et la gymnastique n'est pas toujours aisée. Gros bisous

Non If, Toulouse n'est peut être qu'un catalyseur et aussi surement l'attente, pour voir les choses autrement et en profiter différement. Que ta semaine soit douce à toi aussi. Bises

Bien vu Francouas, a te dire que la joie était pour moi et la mélancolie plutôt chez d'autres, mais elle me touche, un jour peut être j'arriverais à m'en détacher.

M. ton essentiel me convient plutôt bien en cet instant, je crois que certains moments permettent d'en construirent d'autres, surement différents mais toujours à vivre sans modération. J'aime beaucoup ces mots d'Hugo, ils expriment plutôt bien ma façon d'être. Je t'embrasse aussi.

Macaron, la magie des odeurs qui incrustent les souvenirs et prendre plaisir à replonger pour un temps dans quelque chose qui est déjà passé, juste comme ça, gratuitement, parce que c'est bon tout simplement.

Écrit par : Bougrenette | 04 mars 2008

Oui, la Ville Rose est faite pour voir la vie de cette couleur. Elle n'est pas un catalyseur ou un révélateur de l'amour, elle est juste faite pour ...

Écrit par : Victor Vilain | 04 mars 2008

J'ai erré moi aussi dans Toulouse il y a quelques années, mais l'amour n'était pas au rendez-vous, il doit m'attendre ailleurs : ) J'aurais voulu dire que j'ai particulièrement aimé certains mots mais macaron a été plus rapide, alors je me rappelle un vers d'une chanson de Springsteen "j'ai laissé mon âme dans son lit". Bonne nuit .

Écrit par : Dana | 04 mars 2008

Forcément un fond de Nougaro dans l'arrière de ma tête...
Dans l'avant, la douce mélopée des Gymnopédies de Satie...
Peut-être pour cela, le chaud et le froid.
La souriante mélancolie...
Que de paradoxes...

Écrit par : Faits Divers | 05 mars 2008

Ma Bougrenette (vous savez bien, mon côté possessif !) J'apprends qu'il s'en passe des choses (en fait des rencontres) dans votre vie qui paraissent enivrantes. Certains viennent s'épancher et répandre de l'envie :-)
Pourtant ce texte me semble mélancolique. Dans quel état êtes-vous Grenouillette ? Je reste perplexe...

Écrit par : Gicerilla | 05 mars 2008

Victor, à te lire, sur que la prochaine fois je m'arrête un peu. Je dois avouer que je file direct sur Albi qui est toute aussi jolie.

Une âme dans un lit ... j'aime beaucoup l'image Dana, moins evidemment l'errance dans la ville, heureusement l'amour est partout. Bonne nuit, je t'embrasse aussi.

Douce Fée (désolé pour moi c'est elle ;-) ) tu m'as touché, là, comme je suis.

Ma Gi (vous n'ignorez pas notre ressemblance sur ce détail) oui j'ai pu noté l'info ainsi jetée et si ça donne envie j'en suis ravie. Mon état ... je crois que Fée a mis le doigt dessus et cela ne doit en rien laisser perplexe, les jours qui passent fabriquent d'autres moments, autrement.

Écrit par : bougrenette | 05 mars 2008

Les commentaires sont fermés.