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« L'appathie s'assoupit | Page d'accueil | C'est un processus au corps vital »

04 juin 2010

Je vais y mettre le feu et disposer du désir

Sushi14.jpgÇa recommence, et à l'aube du sang écarlate dans des éprouvettes,  et mon nom marqué dessus, et c'est reparti, sans en finir, les couloirs, les salles aseptisées, l'odeur si particulière de ces endroits où l'on meurt, où l'on revit aussi, où l'on pleure pour ne pas rire, où l'on plaisante pour ne pas crier. Ces blouses blanches, ces yeux ronds, un numéro, les hésitations, les coudes sur le gros dossier et mon nom marqué dessus, suppositions, prévisions, ignorance qu'on camoufle en ordonnances, pour essayer, vérifier, contrôler, abîmer tout autant, sécheresse des voix à l'indifférence excessive, blessante dans son évidence, l'histoire qu'on raconte encore et encore, les maux, dans la douleur qui ne trouve pas de mots à sa hauteur. Je m'épuise à m'accrocher en de vains espoirs, et je recommence. Et heureusement, eux, lui, nous, les nuits en frissons, tes bras qui me serrent si fort, ton plaisir à l'écho d'un mien tout aussi puissant, l'exception de ces moments qu'on arrache tant bien que mal aux autres. Je me fabrique ces instants qui remplissent mon vide, qui s'imposent aux incertitudes, et quelques conneries autour qui m'agacent progressivement. Il y a ces attentions, ces coups au cœur, cette date opéra, des programmes, des rendez-vous, ces bisous, ces pensées jetées, spontanées. Cette merveilleuse qui me comble tant, comme jamais auparavant, à la connivence de nos blessures et de nos songes de princesses en deux pièces. Il y a mon Il pour Elle, nos secrets dévoilés et quelques espoirs un peu partout, sans regrets jamais, pour toujours, je te souhaite tant et tu le sais évidemment sans l'ombre d'un doute, et discrètement un ange veille dans un petit coin de ma vie. Il y a même les silences, une odeur caramel et je t'imagine, t'envisage, t'espère et je t'aime. Il y a ce temps qui coure partout, cette envie impossible et quelques rêves qui s'érotisent de l'interdit. Avec tout ça je récidive et je rechute dans un sourire.

Commentaires

Je te dirais bien que ma fille va trouver le remède à tes maux, mais il va falloir patienter encore un peu ! :)
Heureusement qu'il y a cette rechute en sourire(s) ...
Je t'embrasse fort.

Écrit par : Philo | 04 juin 2010

Aahh la purification par le feu !

Tu veux une alumette Bougrenette ?

Tu as raison,
S'embraser de désir pour oublier qu'on se consumme dans la souffrance.

Bises

Écrit par : Le rameur | 04 juin 2010

Y a l'eau fraîche aussi...

Qui arrive toujours, après.

"Je récidive et je rechute dans un sourire" : c'est tout elle, ça.
Quelle leçon tu nous donnes, à nous tous ma Boug. Merci d'être toi. Je t'embrasse. Fort.

Écrit par : Lancelot | 05 juin 2010

http://www.youtube.com/watch?v=am4rLG7geuU

Une fois de plus entraînée dans le tourbillon de tes mots, de tes émotions, de la vie...comme elle devient. Et que tu disposes encore et encore de ton désir pour récidiver dans le sourire ! Pensées.

Écrit par : Dana | 05 juin 2010

Je vais donc l'attendre Philo ; -) et moi aussi

Joli le Rameur ! tu la grattes pour moi stp, plein de bises

Leçon ah non loin de moi cette idée Chevalier, on va dire qu'il vaut mieux s'accrocher plutôt que de tomber, se laisser aller n'a jamais fait avancer un quelconque kiki ; -) et je t'embrasse tout aussi fort

Super j'adore quand tu m'envoie tes chansons Dana, merci, j'y cours de ce clic et je t'embrase.

Écrit par : Bougrenette | 05 juin 2010

Je n'attendais que ce signe. Je bricole une bombinette et on va tout faire exploser... Dans un grand rire !

Écrit par : kielut | 05 juin 2010

Il y a des choses qui résonnent, les suppositions, les hésitations, ces blouses blanches, et les éprouvettes au nom marqué. Il y a l'épuisement à s'accrocher, ceux qui sont là quand on ne s'y attend pas, la connivence des blessures, la chaleur des mots échangés. Mais plus de bras, pas de rêves érotisés, pas de sourire qui récidive mais le noir qui s'agrippe pour ne plus lâcher... Lancelot a raison, leçon ou non, tu es forte comme un rocher quand je me sens gravier. Je t'embrasse.

Écrit par : P_o_L | 06 juin 2010

ca roule Kielut, tout faire péter c'est une bonne idée.

P_o_L c'est marrant, je me sens bien loin d'être forte, tu te souviens ce que tu m'as dit à moi ? comme quoi il faut savoir se laisser soutenir, se laisser porter par d'autres, bah j'essaye d'écouter TON conseil, j'aimerais te le retourner aujourd'hui et je t'embrasse très fort.

Écrit par : Bougrenette | 06 juin 2010

Cela me rappelle la contine subversive "les cahiers au feu..." cette énergie jubilatoire de savoir que ça y est c'est fini et qu'on peut tout bazarder. Si seulement ici aussi ça pouvait marcher ! Accrochez-vous, ne lâchez rien car dans la lutte on est toujours vivant...

Écrit par : Gicerilla | 08 juin 2010

même si la blogosphère est bien loin maintenant,
j'ai toujours un petit endroit pour toi, bien spécial bien au chaud,
tapis et qui me fait coucou régulièrement.
alors je reviens ... parfois ...
et je te fais des poutoux comme d'hab' pour te donner un peu de baume au coeur comme on dit ... avant l'écran ne se trouble ...

C.C. from toulouse

Écrit par : JL | 08 juin 2010

Je m'accroche Gi pas de soucis et puis j'ai la chance de vous avoir vous et d'autres, pour me rappeler qu'il y a encore tant à faire : -)

JL quel heureux hasard justement je pensais à toi : -) tu fais quoi le 18 à la même heure que la dernière fois, environs ? et pareil tu sais quoi tu me manques beaucoup ! bon je te confirme tout par mail dès que j'ai un peu de temps.
Je t'embrasse fort.

Écrit par : Bougrenette | 09 juin 2010

Les commentaires sont fermés.