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01 octobre 2008

Petite Fantaisie pour un sentiment qui chute

heaven.jpg Rends-toi à l’inclinaison de nos corps, qui s’emmêlent dans l’étreinte kamikaze assassine, ta peau pour horizon, mon paysage, dans le brouillon de nos jeux futiles, pas si fragiles. Ébauche-moi quelques heures contre ton cœur, en tempo, berce-moi à l’harmonie divine, du désir, entre tes bras. Laisse-moi couler, profondément, dans l’apnée de tes baisers. Sauve-moi d’un cri dans la nuit, d’un plaisir avide, affamé et cannibale. Griffe mes certitudes ridicules, l’absence de demain, brise le temps, en fracas, en petits morceaux somptueux, précieux. Aspire-moi dans la convoitise d’envies qu’on ne peut avouer que dans l’ébène d’obscurs moments et souffle-moi les caprices sauvages, les fantaisies volages qui s’amusent de nos troubles en désaccords, pour mieux en jouir, sans en finir. Révèle-toi encore dans tes « je veux » charnels, tapinant les torpeurs, qui précèdent la lumière, équilibristes sur le fil de tes sombres détresses, tombant dans l’aurore, sans faire le moindre bruit, si ce n’est les battements sourds, du silence.

Illustration Contessa of Everything

05 mai 2008

Abandonne-moi

Se collent les moments, depuis des jours et des nuits, en passé de l'imparfait, sur mes fautes sans avenir, sur une chanson d'envie qui tourne en boucle à ma folie.

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Abandonne-moi et donne-moi l’envie à fleur de peau, me reconnaître du bout des doigts, les yeux ouverts sur un rêve qui s’éternise, sur un matin qui se manque de toi. Confie-moi ce plaisir né de l’attente, convoitise, qui se tortille, de ce caprice à bout de nerfs, à bout de souffle, sur ce délice qui se vague à l’âme sur un corps en tempête, qui se dresse, en perspective, vue de l’esprit. Révèle-moi le grain de ta langue, en caresses déplacées, osées, la douceur de tes lèvres, pour faire grandir mon trépas, à ta chair, je me redessine à l’imagination d’une jouissance, égoïste, qui jaillie, feux d’artifices. Néglige-moi, qu’acides, mes pensées en révoltes, t’inventent sauvage, pour me prendre, sans égards, sans un regard, derrière toi. Perd-moi, dans ce moment, où plus rien n’a d’importance. Evapore-moi, sous pression, de ce plaisir solitaire, pour te plaire que je m'écoeure de toi, à en hurler cette fantaisie, petite folie, indécente, qui n'a pas de sens.