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08 février 2008

Dans de beaux draps

 podcast

09eaa867982b9a1382fd5d4f6f9f2e4d.jpgIl était une fois. J’aurais voulu m’endormir dans ses bras, J’aurais aimé me blottir contre toi, Juste une illusion, un petit frisson, au creux d’une nuit. En vouloir plus, sans envisager davantage. Le trouver par hasard accroché dans mon temps qui passe, sentir son souffle dans une seconde, imaginer ses mains sur des minutes et filer les heures pour une toile rugueuse, cocon de toi. Pour la lente métamorphose. Je me raconte des histoires, d’amours et de mirages quand dans le soir se dessine un désir, alors que le corps frémi force 6, sans contrainte, sur l’échelle, à l’envie. La princesse de pacotille s’immisce dans la faille, s’engouffre, plonge dans le delirium sans valium et sous ses doigts son corps tendu à se rompre, s’étire et s’envole, un peu, au dessus du sol, apesanteur d’une solitude éclaboussée de micro particules de bonheurs à l’arrache-cœur. Vaporisée et effacée, l’invisible invitation à rêver en noir et blanc, c’est sur le bord d’une couleur qu’elle se couche au petit matin, à l’heure où tout recommence. J’aurais voulu, il ne fallait pas, et ça cogne bruyamment, enfermé quelque part, au fond d’une tendresse, avec le reste.

Commentaires

Ephémère au coeur d'un désir , d'un songe , d'une envie , d'un caprice ... Minutes délices... Mais attention ... Réveil brutal ! ( Enfin , pourquoi ,je dis ça moi ? Aller , je file ) ;) Bisous

Écrit par : Manue | 08 février 2008

Minutes de poésie... c'est bien de démarrer la journée chez toi... c'est tout calme... bisouilles la Grenouille!

Écrit par : Rouge | 08 février 2008

Bon, je n'irais pas jusqu'au commentaire de Manue, sinon autant se fliguer tout de suite ! :))
Alors je préfère rester dans ton trip et songer rêveur, à tous ces draps qui se souviennent ...
Tu croooaa pas ?
Bonne journée la Grenouille,
Bisous.

Écrit par : Philo | 08 février 2008

Les draps froissés le matin , qui gardent encore le parfum de ton être, du lointain, je vois surgir ton visage, tes mains, tes yeux qui me brûlent. Ta voix qui murmure comme tant et tant de fois:

" J'ai envie de sentir ton coeur battre sous ma main, de goûter la douceur de l'amour que tes mots m'ont promise. "

Mon coeur respire ton nom , il palpite sous ton souvenir... Je revis une enième fois de t'entendre cette nuit et de vouloir t'aimer. Tu me traverses dans un double courant d'angoisse et de volupté mêlées.

Approche, que je puisse serrer au plus près ces instants. Emporte-moi dans un monde d'amour , montre-moi la lumière. Couvre mes yeux. Caresse mes lèvres, murmure tes désirs, désire en murmurant. Aime... Embrasse... Regarde... Vis par moi, soupire, souris...Chasse mon ennui...Oublie-toi en moi une longue minute de plénitude déchirante...

Cette solitude nue...le vacarme assourdissant du silence. Mon âme s'est assoupie à force de t'attendre. Je suis comme une bougie dans le vent. Et tu me manques tant ! Montre-toi ! Envole-moi ! Viens cette nuit... A l'aube, je détruirai ta magie, j'éparpillerai les images, je brûlerai les souvenirs pour un peu de paix, pour un peu d'oubli. Je refermerai mon coeur sur cet amour. Je mentirai. Je me retirerai dans la solitude et seul le vent viendra remplir les espaces dénudés. Mon âme sera rentrée dans mon corps...Elle aurait erré pour rien...

J'ai rêvé moi aussi cette nuit, chère Val.

Écrit par : Dana | 08 février 2008

"et ça cogne bruyamment, enfermé quelque part, au fond d’une tendresse"
J'ai aussi pas mal de choses, enfermées au fond d'une tendresse, mais je n'ai jamais su le dire si joliement. Elles sont belles, tes lignes, Bougrenette

Écrit par : M. | 08 février 2008

Il ne faut pas penser au réveil Manue ;-) je sais pas pourquoi mais tu as bien fait de le dire, bisous.

Tout calme, oui Rouge, c'est le sentiment premier bizaussi

Je croa bien evidemment Philo, à toi aussi bonne journée, bisous.

Dana, tu m'épates et si tu le permets, de ton rêve je vais faire une note à venir, il serait dommage de laisser un tel commentaire dans l'ombre, merci pour ce magnifique cadeau.

Merci M. je dois avouer qu'en te lisant hier soir sur ton blog je me suis faite la même remarque, des ressemblances troublantes.

Écrit par : Bougrenette | 08 février 2008

( embarassed smile )

Merci à toi . Je me rappelle , comme dans une brume, que ce texte porte déjà des traces d'une écriture à quatre mains .

Bisous.

Écrit par : Dana | 08 février 2008

Je voulais te donner de ma chaleur,j'avais oublié le froid glacial qui me suivait
Je voulais que tu t'endormes dans mes bras,j'avais oublié le tumulte dans lequel je vivais
Je voulais regarder l'horizon avec toi,j'avais oublié les écrans de fumées
Je voulais aller au delà de l'illusion,voir ce qu'il y avait à voir,j'avais oublié mon vertige,et les ravins à mes pieds
Il y eut des pleurs,des cris,des grincements d'orgueils

Oui,tu peux t'assoir à coté de moi,mais alors librement
Non,tu ne peux pas prendre ma main,elle est maudite,par les mots qu'elle a écrit,par les gestes qu'elle a fait
Embrasse mon âme
Dois-je ouvrir la porte?
Voilà la question.Pour enfin sortir des beaux draps,à moins que je retombe dans d'autres encore plus épais,plus lourds,plus beaux,plus insupportables...
Dois je ouvrir la porte?

Écrit par : Très virtuel | 08 février 2008

Je savais bien que j'avais pas été assez large d'esprit ;)) Mais bon pas grave , le côté rêve chez moi a été comme qui dirait un peu mal mener , ça doit être pour ça ... En tout cas , c'est tout ce que j'ai pour ma défense ... Lol Bisous

Écrit par : manue | 08 février 2008

j'avais écrit un commentaire et puis de fil en aiguille j'en ai fait une note
viens voir chez moi ...du coup

bisous

Luz

Écrit par : luz | 08 février 2008

Ben,certains jours,il m'arrivait aussi de me laisser bercer par de douces rèveries,bercées par le tic tac du reveil.Un moment donné,le tic tac était interrompu par des bruits comme "klonk,ploc,chtung" et ensuite,la sonnerie du réveil me ramenait à la dure réalité...

Écrit par : guy | 08 février 2008

force 0 : Calme plat
nœuds : < 1
km/h : < 1
La fumée s’élève verticalement. La mer est comme un miroir.

force 1 : Très légère brise
nœuds : 1 à 3
km/h : 1 à 5
Il se forme des rides, mais il n’y a pas d’écume.

force 2 : Légère brise
nœuds : 4 à 6
km/h : 6 à 11
Vaguelettes courtes ; leurs crêtes ne déferlent pas.

force 3 : Petite brise
nœuds : 7 à 10
km/h : 12 à 19
Très petites vagues ; écume d’aspect vitreux.

force 4 : Jolie brise
nœuds : 11 à 15
km/h : 20 à 28
Petites vagues devenant plus longues ; moutons nombreux.

force 5 : Bonne brise
nœuds : 16 à 21
km/h : 28 à 38
Vagues modérées prenant une forme plus nettement allongée. Naissance de nombreux moutons (éventuellement quelques embruns).

force 6 : Vent frais
nœuds : 22 à 26
km/h : 39 à 49
Des lames se forment ; crêtes d’écume blanche plus étendues.

force 7 : Grand frais
nœuds : 27 à 33
km/h : 50 à 61
La mer grossit ; l’écume est soufflée en trainées ; lames déferlantes.

force 8 : Coup de vent
nœuds : 34 à 40
km/h : 62 à 74
Lames de hauteur moyenne ; de leurs crêtes se détachent des tourbillons d’embruns.

force 9 : Fort coup de vent
nœuds : 41 à 47
km/h : 75 à 87
Grosses lames ; leur crête s’écroule et déferle en rouleaux.

force 10 : Tempête
nœuds : 48 à 55
km/h : 88 à 102
Très grosses lames à longues crêtes en panache ; déferlement en rouleaux intense et brutal.

force 11 : Violente tempête
nœuds : 56 à 63
km/h : 103 à 117
Lames exceptionnellement hautes ; mer recouverte de bancs d’écume blanche.

force 12 : Ouragan
nœuds : > 64
Km/h : > 117
Air plein d’écume et d’embruns ; mer entièrement blanche ; visibilité très réduite.Les enfants de moins de 12ans volent !

Écrit par : Échelle de Beaufort (nan, pas le fromage) | 08 février 2008

Quatre ! Encore mieux, merci Dana.

Très vituellement, aujourdhui je dirais que la porte fermée c'est mieux et je te remercie, sincèrement pour ce rebondissement. Tu sais combien j'apprécie.

Manue, voyons, pourquoi te défendre, au contraire, c'est la différence de ton qui en fait toute la richesse et qui enclenche certainement le dialogue. bisous

Luz je t'ai dit ce que j'en pensais ;-) chez toi, et puis tu sais les campagnes c'est tout relatif. Je t'embrasse.

Guy tes drôles de bruits c'est un peu étrange, je ne sais pas avec quoi tu dors mais tu devrais te méfier.

Mr l'Echelle, merci, je constate que j'avais mal évalué la force, un 10 me semble aujourd hui plus cohérent.

Écrit par : Bougrenette | 09 février 2008

selon beaufort, le mien, de corps, a récemment frémi force 8 sur l’échelle de l’envie, je serais bien allé jusqu'à force 11, pour me recouvrir d'écume blanche. Ca ne fait qu'une semaine, notre samedi soir ?

Écrit par : Oh!91 | 09 février 2008

très beau texte et commentaires ici,
excuses moi , je n'ai pas grand chose à dire (suis un peu fatiguée d'une journée ski)
mais je te fais un gros bisou
et continue tes rêves, c'est bien.

Écrit par : if6 | 09 février 2008

Oui Oh! une ;-) j'ai vu les jours passer.

Rien à excuser If, moi aussi je t'embrasse et visiblement jamais je ne m'arrête.

Écrit par : Bougrenette | 10 février 2008

Plus que les draps, et franchement, à part épiloguer sur la douceur de draps de soie, la rudesse de draps de coton épais ou le moelleux de draps de lin, et bien, à part épiloguer sur les draps, je trouve ce moment de rêverie et de douceur des plus touchants, sensuel et doux, comme on en rêve toujours, pour éviter la rudesse de la réalité. J'aime bien glisser quelques instants dans vos rêves épistolaires, c'est un rien excitant, mais comme il y avait de la lumière... sourire et soleil

Écrit par : Massilimanga | 12 février 2008

Vous avez bien fait de suivre la lumière ce soir, merci d'avoir laisser ce bel epilogue.

Écrit par : Bougrenette | 12 février 2008

"En vouloir plus sans envisager davantage", pourquoi tant de raison ?
;)

Écrit par : Fiso | 13 février 2008

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