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10 avril 2009

La surface passée à la moulinette

1.jpgLes yeux grands ouverts, derrière les paupières fermées, à double tour, la nuit s'étire et se déchire, sous les assauts de l'irrésistible douleur qui se fige, en un point, qu'elle pointe sur hasard, joueuse, appuyant avec une avidité carnivore là où ça fait cruellement, mal, à s'amputer de l'épreuve. Dans le noir du regard clôturé, chercher, en quelques points, filés, une perspective, mobile, amovible. S'égarer et se perdre dans l'obscurité lacérée d'avoir à se répéter, habitée, de compositions aléatoires, d'un temps qui se décompose et se corrompt à dupliquer, copieusement, généreusement, des jours et des nuits éventrés, qui peinent à survivre, mais qui persistent, interminablement.

Illustration 'adnrey

Commentaires

Une magnifique vision de ce mouvement sobre et figé, de cet univers agonisant qui persiste.
Toujours un plaisir de te lire.

Écrit par : Chiron | 10 avril 2009

Ah ben voilà ! Là au moins je te retrouve ;) Même si je n'aime pas lire ces souffrances là chez toi. Je t'embrasse. Fort.

Écrit par : PrincesseOnLine | 10 avril 2009

... Appuyant avec une avidité carnivore... Parfois il faut très peu de mots pour évoquer tant de choses et de sensations, violentes. J'espère que cette salope de douleur passera, une fois pour toute !

Écrit par : Gicerilla | 10 avril 2009

Saloperie oui ...
Douces pensées et baiser de pleine lune à accrocher où tu veux !

Écrit par : Philo | 11 avril 2009

Ben non !! C'est pas un texte de printemps, ça ! Ca me fait tout froid dans le dos cette obscurité !
Bises de papillon

Écrit par : VéroPapillon | 11 avril 2009

Merci à toi Chiron pour le plaisir de te lire ici.

:-) les vieilles habitudes sont tenaces Princesse, et moi aussi je t'embrasse.

Le pouvoir des mots surement ma Gi, suffit parfois d'un rien effectivement.

j'accroche plus rien Philo je refais les peintures des murs ;-) mais je garde sous le coude, merci et je t'embrasse en retour.

Le printemps se fait attendre et désirer, l'obscurité n'est rien. Bises petit papillon.

Écrit par : Bougrenette | 11 avril 2009

Tant de bonheurs à venir pour s'attarder sur ceux qui font mal et dévore ... Les mémoires sont sournoises et se jouent de nos faiblesses aussi belliqueuses soit on . Les couleurs du printemps arrivent pour te redonner une jolie palette . Douce tendresse jolie Nénette !!! Bisous !

Écrit par : Manue | 13 avril 2009

Si ça ne pouvait être qu'une question de mémoire Manue la solution serait très vite trouvée :-) quoi qu'il en soit écrire ici comme un reset pour recommencer. Bisous

Écrit par : Bougrenette | 15 avril 2009

Ouff ! la photo me colle une trouille terrible..... je saute à la note suivante, vite...

Écrit par : Lancelot | 15 avril 2009

Les commentaires sont fermés.