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27 juin 2010

La 230 au bout d’une nuit et un climatiseur

Ppileouface.jpgrendre le cap, s’y accroché, « voulez vous éviter les péages » non , il est déjà trop tard, une petite folie te griffe le ventre et te caresse le caprice d’un émoi, enfants trop grands qui jouent à se rire de tout. Sans imaginer un désenchantement, surtout dans l’allégresse d’une jubilation devant le culot de cette audace, le destin un rien complice « Vous êtes arrivée ». A la moitié de la nuit face à l’inconnu qui ne l’est plus. Chercher ses lèvres avidement, sa langue gourmandise, sa peau, cet instant hors du temps, cette aventure que l’on s’offre à l’heure des vies qui se détournent d’un droit chemin, à la conquête d’une traversée à l’aveugle mais non sans les sens, sans dessus dessous, sensations éperdument, qui se cherchent, se ratent , se trouvent, sur un autre air que celui que l’on connaît, par cœur, à l’improvisation. Se découvrir autrement, différents. Et une tendresse, les gestes, les yeux, la bouche, c’est là l’accord, la trouvaille, l’étincelle, la jouissance étonnante, surprenante, occultée lors des explorations méconnus. C’est en plus, un bonus, c’est le sourire au jour qui se lève, c’est l’inclinaison à faire demi tour, c’est le souhait, les doigts croisés, de réinventer des caps, de telles gageures à la hauteur de ce premier soir, c’est la touche d’appréhension car le passé n‘a pas forcément de futur à conjuguer, surprenant détail à mes jours qui s‘écoulent, entre ce que l‘on veut, ce que l‘on souhaite, ce que l‘on s‘invente, ce que l‘on tente désespérément, et ce que l’on obtient, subjuguée sous le coup d’une surprise captivée, mais bien loin d’être capturée, un hasard et quelques ravissements par-dessus.

Commentaires

Souvent je vous lis comme j'écouterais une balade. Le rythme des mots, leurs sens, la cadence... Ca me berce, ca me m'enivre, et sans savoir pourquoi, ça me rend nostalgique aussi. Pas bien, ça, pour commencer la semaine.

Écrit par : Gicerilla | 28 juin 2010

Ce billet est doux et beau. Heureuse de te savoir dans ces mots là.
bisous

Écrit par : if6 | 28 juin 2010

mais c'est une waiderie cette histoire

Écrit par : waid | 28 juin 2010

Il y a des désirs ...
Il y a de l'espoir alors ? :)
Un peu comme Gigi sur ce coup-là ! Le rythme, la cadence ... et la nostalgie ...
Gros bisous Boug'

Écrit par : Philo | 28 juin 2010

Nostalgique, faut éviter, même si un peu ne peut faire de mal. Merci Gi de faire une balade ici.

Faut savoir se fabriquer quelques bonheurs If, et ce ne sont pas les autres qui pourront le faire à notre place, on a notre mot à dire, notre ponctuation à faire, et des envies à faire vivre.

Tu m'inspires Waid, tu es le diable ; -)

Pareil qu'à Gi alors Philo et envie de te dire aussi faut y croire qu'on puisse le voir, ou au moins l'apercevoir, gros bisous Philo.

Écrit par : Bougrenette | 29 juin 2010

J'y vois l'essence d'un moment, tous les espoirs, les risques, une certaine maturité. tellement de sensibilité. Merci
B

Écrit par : petite française | 02 juillet 2010

De rien B ... mais je ne suis pas sur quand à la maturité peut être le contraire aussi, je dirais l'espoir oui et le changement aussi.

Écrit par : Bougrenette | 05 juillet 2010

Les commentaires sont fermés.