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29 juin 2010

D'un naturel artificiel pyrotechnie et moi

orage.jpgImages et souvenirs à la surface de cette journée un peu particulière, un jour d’orage, un dimanche, très chaud aussi, tout aussi lourd, un jardin intérieur, gorgé de fleurs épanouies, prêtes à laisser tomber les pétales, le parfum lourd de leurs essences mélangées, un rien sauvage, manquant d’entretien, un jardin un peu sauvage, avec ses herbes folles, le chemin pavé effacé, et les murs de pierre tout autour, des fenêtres aussi, voilées par les reflets du ciel, et l’orage a éclaté, fort, hurleur, bruyant, féroce, les gouttes énormes sont tombées, un déluge, une tourmente, une colère éclatante, sans bouger, sans courir s‘abriter, les yeux et le visage levés vers le ciel furieux, ayant atteint un point de non retour, violence enragée soudaine et changement de lumière, plus blanc, et des gris, étrangement différents, et le noir obscure, des mains sur la peau, tendues, vagabondes, curieuses de découvrir les effets de l‘eau glacée sur l‘épiderme surchauffé, des lèvres qui se posent pour goûter, sentir et savourer, dessinant un chemin brûlant du bas du dos aux épaules pour finir sur un sein tendu, et l’amour là dans le jardin sauvage, sans témoins, ou peut être quelqu' un derrière les fenêtres, dissimulé.

Commentaires

L'atmosphère est lourde, l'orage se prépare aussi ici mais je le crains, point de jardin sauvage dans mon coin... Fait chaud, là !

Écrit par : Gicerilla | 29 juin 2010

GENIAL ! Je l'ai adorée, celle-là.... A tel point que je l'ai même copié-collée... j'ai le droit ? Je te paierai un Copyright, si tu veux, en bisous. Mais... je tenais à relire ces mots plusieurs fois, égoïstement seul.

Elle me rappelle plein de souvenirs très lointains. Tu te souviens, la note sur ma cousine, il y a deux ans...? Il y avait eu de ça :

"le chemin pavé effacé, et les murs de pierre tout autour, des fenêtres aussi, voilées par les reflets du ciel, et l’orage a éclaté, fort, hurleur, bruyant, féroce, les gouttes énormes sont tombées, un déluge, une tourmente, une colère éclatante, sans bouger, sans courir s‘abriter"

J'ai connu aussi, un peu, beaucoup, passionément.
Merci de me faire si bien commencer la journée. Te bise, Grenouille. :)

Écrit par : Lancelot | 29 juin 2010

Je n'ai jamais retrouvé depuis un identique jardin sous un ciel d'orage,le jardin parfois, l'orage aussi, mais jamais l'un avec l'autre, ce fut un temps et un moment unique. Alors l'orage est arrivé Gi ? ; -)

Contente et ravie mon Chevalier, d'avoir pu te faire revivre ton joli souvenir, ils sont précieux faut pas oublier et je t'embrasse fort.

Écrit par : Bougrenette | 29 juin 2010

Bonjour Bougrenette,
j'atterris enfin dans ton joli jardin après y avoir longtemps tourné autour (oui je suis un assisté : quand je n'ai pas un lien direct, j'ai du mal à me frayer un chemin...)
Maintenant, c'est bon, j'ai débroussaillé, je connais le chemin. :-)
Tout ça pour dire que j'aime ce texte qui gronde et qui secoue, et que je suis pas mécontent en te lisant de voir s'ouvrir la saison des orages d'été...

Écrit par : usclade | 29 juin 2010

Usclade enchantée : -) Usclade assisté ? c'est un genre que tu te donnes, juste pour le plaisir de l'être, assisté, peut être. Oui justement les orages de chaleur sont de retours, comment dire ... youpi !

Écrit par : Bougrenette | 30 juin 2010

Les commentaires sont fermés.