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12 janvier 2011

Ne ressembler qu’à nous

"J'ai été sur plus de genoux qu'une serviette de table" Mae West.

Je m’y suis laissée prendre, passionnément, j’ai regardé avec les yeux, la tête, le cœur, je m’y suis retrouvée, dans l’envie d’être aimée ainsi, à l’ombre de quelques artifices et corsets lassés, j’ai envié leur liberté de se faire acclamer, encourager, aussi jolies avec art et sensualité, sans rien d’agressif. J’ai applaudi leur érotisme désirable, les rondeurs exposées et assumées voluptueusement, l‘humour des provocations, sans rien de vulgaire, furieusement et irrésistiblement femmes. Elles sont une claque retentissante aux complexes que la société actuelle sait si bien entretenir à coup de photos retouchées, de regards dédaigneux et de suicidées anorexiques. Une fin d’année surprenante grâce à celle qui a toujours des idées inattendues.

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Commentaires

Merci de rappeler la pression sournoise qu' exercent les médias, à coups de stéréotypes et relookings en tous genres.
Tout est bon pour vendre du reve et convaincre qu'on devrait etre autre chose, un impossible soi, un clone répété à l'infini, une poupée Barbie. Ils passent meme sans cas de conscience, d'un mois à l'autre, de "assumer ses rondeurs" à des photos de "femmes" à peine pubères. Fuck that et merci à celles qui nous donnent envie de faire tournoyer nos plantureuses poitrines comme des toupies hypnotisantes :p
Magnifique article ma Boug', très émouvant en peu de mots sous forme d' uppercuts.

Écrit par : Fiso | 13 janvier 2011

: -) j'imagine plutôt bien un numéro de toupies ! ca pourrait, comment dire, déchirer.
Merci plutôt à toi pour ces découvertes dont je me régale.

Écrit par : Bougrenette | 13 janvier 2011

"j’ai regardé avec les yeux, la tête, le cœur, je m’y suis retrouvée...."
vous seriez pas des jumelles éloignées vous 2 , lol

on joue au dervichestourneuses ici, ;-) ? toupie or not toupie that's the question ....

Écrit par : MarieMouillette | 13 janvier 2011

Que du plaisir, encore du bonheur ! Merci ! Je me fais l'effet d'une fan :D

Écrit par : kielut | 13 janvier 2011

Vous auriez adoré "Tournée" de Mathieu Amalric ! Et moi, j'aurais adoré assister ce spectacle pour voir en chair celles qui m'avaient ravie à l'écran !

Écrit par : Gicerilla | 13 janvier 2011

Boug',
Je m'entraîne ! :p
MarieMouillette et Kielut,
Toujours là pour faire les andouilles, nous ! ;)
Mamz'elle Gigi,
J'ai adoré "Tournée" en effet. Raison pour laquelle j'ai foncé quand j'ai eu l'occasion de les voir en chair et en ...os ?

Écrit par : Fiso | 13 janvier 2011

Tu sais que je ne suis pas à convaincre, sur le sujet ô combien voluptueux de la rondeur !
En fait, je t'imagine assez bien en corset ... ;)
Ou alors en tourneuse de pompons, comme savent si bien le faire ces filles !
Ceux qui seraient bien sûr accrochés à tes seins ...
Je t'embrasse Boug'

Écrit par : Philo | 13 janvier 2011

et quelle question Marie ; -)

j'avais bien noté ton attachement tout particulier Kielut, et contente d'avoir pu te faire plaisir.

Gi justement je devais le voir mais j'ai attendu, je voulais découvrir avec des yeux tout neufs, sans faire de comparaison, c'est réussi, maintenant je vais pouvoir regarder tournée. Cela aurait été une cerise sur le beau gâteau que de vous avoir avec nous : -) ou un pompon sur le sein dans le cas présent ; -)

t'as trouvé les pompons Fiso ? ... j'attends de voir !

Allons Philo tu te laisse convaincre c'est différent ; -) quand à imaginer c'est une sacrée nuance qui me touche ! moi aussi je t'embrasse.

Quoi qu'il en soit on ne peut que constater que les références en la matière (photo pour illustrer, mots pour imager etc) ont la vie dure, faut chercher pour trouver de la rondeur sur la toile et cela vient rarement des hommes faut le reconnaître.

Écrit par : Bougrenette | 14 janvier 2011

un post comme un parfum accrocheur qui donnerait presque envie d'en savoir plus !!
kissous et bon we
Am'

Écrit par : amelie | 15 janvier 2011

Moi, me laisser convaincre ? Pas si sûr !
Je peux également en avoir très envie ...
Sacrée nuance ! ;)
BisouBoug'

Écrit par : Philo | 15 janvier 2011

Presque ? ... déception ; -) en savoir plus sur quoi ? et à toi aussi Am' bon weekend.

Faut donc éviter les nuances Philo ; -) mais je suis quand même sur à demi, mes références étant évidemment les textes que je peux lire chez toi, à une exception : -) bisous aussi.

Écrit par : Bougrenette | 16 janvier 2011

A plusieurs exceptions près... car tu ne connais pas tout me monde ! ;)
Tu serais probablement étonnée.
Et puis il y a aussi tout ce que je ne raconte pas...
BisouBoug'

Écrit par : Philo | 17 janvier 2011

: -) ok ok je ne dis plus rien !

Écrit par : Bougrenette | 17 janvier 2011

Comme gicerilla, laissez vous tenter par " Tournées " le fil de Mathieu Amalric, vous y retrouverez tous les ingrédients, de votre joli billet...
Bises a vous

Écrit par : Txema | 17 janvier 2011

ce spectacle que je n'ai pas vu me rappelle la liberté d'un club libertin que 2010 m'a fait découvrir. Terre de liberté où tout est permis, de l'imperfection des corps dévoilés à la folie déculpabilisée des bourgeoises jouissant derrière un rideau de velours rouge. Tes descriptions, toujours si belles et suaves, me donnent la nostalgie de ce temps passé où j'ai joué avec la vie et son pendant, accrochée à des illusions comme une pièce de viande fraiche au crochet d'un boucher. 2011 sera sage, quelle tristesse. Mais je te lirai, pour me rappeler qu'il est des femmes qui savent jouir de la vie sans culpabilité.

Écrit par : annah marcelli | 19 janvier 2011

Bougrenette, toi qui dis si bien que c'est l'imperfection des corps qui fait leur beauté, et que la rondeur d'un sein ou d'un cul peut donner tant de joie, pourquoi cette douleur si aigûe en nous lorsque qu'on nous blesse en dénigrant nos formes, en riant de nos rides naissantes ? Si la femme sait qu'elle est belle et désirable, pourquoi s'effondre-t-elle aux premières mots qui blessent la chair ? Peut-on désirer encore un homme dénigrant ? Faut-il fuir celui qui nous baise en riant de notre imperfection quand il a le dos tourné ? Le plaisir doit-il toujours être couplé à la peine pour être attisé ? Dis moi aussi s'il est possible d'être abonné à ton blog pour être informé de tes nouveaux articles. je viens rarement te visiter, car la lecture de tes textes me bouleverse quand je sens des larmes derrière tes mots souriants.

Écrit par : Annah Marcelli | 20 janvier 2011

C'est prévu Txema, reste à trouver du temps, et c'est une autre histoire : -) bises à vous aussi.

Intéressants et surprenants commentaires Annah, j'ai bien l'impression que ces messages ne s'adressent pas seulement à moi, ce n'est pas forcément une mauvaise chose tous les moyens sont bons pour communiquer. Je ne pourrais m'engager sur le sujet du club libertin, je n'ai jamais tenté l'aventure même si je m'y intéresse ponctuellement par contre je ne pense pas que ce soit les endroits idéaux pour l'imperfection justement et certainement pas le lieu adéquate pour les personnes fragiles ou qui doutent. Je crois que pour jouer il faut trouver ses propres règles du jeu et non pas s'adapter à celles des autres et c'est là que l'équilibre est fragile, jouir de la vie est un droit et un besoin pour chacun, il ne faut pas oublier que chez certains c'est jouir des autres qui est un besoin. La femme est fragile dès lors qu'elle se sent à la merci des regards, des impressions et de ses émotions, la peine attise des sentiments qui sont en règle générale des leurres mais on se laisse faire par envie ou par besoin, tant que cela ne fait pas mal pourquoi pas, après faut savoir s'en détacher pour son propre bien. On est accro à la tendresse, à l'amour c'est de l'instinct, un besoin de conservation, on se crois obligé de vivre quelque chose, même si c'est bancale, on veut briser l'ordre établi, se croire plus forts, différents, mais au delà de tout et surtout de soit ça devient ridicule parfois. Il faut sourire parce que pleurer tout le temps est inutile, la peine n'aide en rien, jamais, ceci dit on peut se laisser aller aussi rien ne condamne l'expression de la tristesse, enfin je crois : -) et non il n'y a pas l'option abonnement, en fait j'aime bien l'idée qu'on puisse venir ici par envie plutôt que sur demande.

Écrit par : Bougrenette | 20 janvier 2011

D'une pause déjeuner bureau devant mon écran évasion je lis ta réponse. Merci pour ces mots qui me font chaud au coeur, moi qui me sens égarée et qui cherche, dans l'homme qui m'a touchée, tant de réponses sur ma propre identité. Tu as raison, il faut se détacher pour son propre bien. Voix de la sagesse, Bougrenette! Le détachement, un mot si noble, mais bien difficile à appliquer quand il s'agit des sens. Je reviendrai de temps en temps, loin de moi l'idée d'une option abonnement, nous ne sommes pas au Monde! Je voulais juste savoir s'il y avait un rythme dans tes nouvelles publications. J'irai voir de temps en temps, mais si j'en ai la force, je n'irai plus voir, car te lire me parle d'êtres aimés disparus, qui m'ont mise à terre par l'usage chirurgical des mots écrits pour blesser, comme à la chasse. Voilà une belle chronique que tu pourrais nous écrire, toi qui manies si bien le verbe : de l'usage du mot pour embellir ou pour abimer. Tu devrais écrire un livre, un livre entier, en vrai papier.

Écrit par : Annah Marcelli | 20 janvier 2011

j'aime bien l'idée d'être de nourrir une pause déjeuner : -)s'égarer et chercher est une étape, je te le souhaite, être touchée c'est être vivant et c'est déjà ça de pris je pense. Les mots blessent souvent par maladresse et ce ne sont que des mots, même si ca fait mal, il y a pire. Le rythme des notes ici, un rien aléatoire, laisser faire et voir venir !

Écrit par : Bougrenette | 26 janvier 2011

Comme tu parles juste ! Déjà les mots ont glissé, il suffit, finalement, de mettre la distance, et quand tu parles du rythme des notes.... je pense aux extraordinaires bienfaits de la musique qui panse les plaies et donne envie de danser dans les wagons bondés du métro ! En version classique de ton blog, je conseille le sublimissime My Fair Lady au Chatelet, le mot bonheur est faible. Je parlerais plutôt de jouissance visuelle et auditive. A suivre, de par le monde, pour ceux qui ont une cariole et un cheval pour voyager.

Écrit par : annah marcelli | 28 janvier 2011

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