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04 novembre 2008

Au bord de la rivière Agonie

EXMACHINE.jpg"S'effleurer, chuchoter, deviner, retenir, fait chier, bordel !
Moi je veux de l'empoigne, un suçon, de la sueur, des cris, des rires …"
Fiso

Donnez-nous la tempête, celle qui laisse le souffle court, le rouge aux joues, sans fards, les sens égarés. Cédez-nous les caprices qui marquent la peau, de traces enflammées, par un désir incandescent. Livrez-nous la folie de vos fantaisies, qui nous prennent, sans qu’on ne puisse y résister. Procurez-nous, les étreintes à se perdre, les évidences sans retenues, les jouissances qui se hurlent, par défi, on est en vie, envie de vous, pour les troubles vicieux, qui naissent dans nos têtes et finissent entre nos reins. Abandonnez-nous, votre corps, votre cœur, qu’on en fasse l’écrin de nos nuits torrides, de nos jours incendiés. Accordez-nous votre fougue et jetez cette raison qui fait chier, bordel !

 

Illustration Kadvit

29 janvier 2008

Sur un air de plaisir

c76eeed417632544fa1bbe9ec48a22ad.jpgLe cœur ailleurs et la raison je ne sais où, je me laisse aller à des pensées incontrôlées. Un vendredi soir quelque part, la soirée se prépare, sur un trottoir deux regards se croisent, par hasard et se figent sur un trouble. Le regard sombre, la peau gourmandise chocolat se devine sous la chemise entrouverte, un bijou d’ambre brille sous la lumière artificielle du lampadaire, différent. Les yeux se quittent espérant déjà un retour, autrement. Salle de restaurant, on s’active, on rit, on parle, on fait la gueule, ou comment être seule au milieu d’une foule. Les musiciens s'installent, accords, reprises de tubes qu’on fredonne sans y prendre garde, et des mains confiseries câlinent une guitare électrique, le regard dressé, dans mes yeux, illusion, l’angle est propice à une rêverie. Dans un sourire spontané, ses dents du bonheur clouent définitivement, mon fantasme au creux de mon ventre. Les minutes passent envoûtantes, sur un air de Toto, l’image de ses mains fines et agiles sur un autre instrument sans cordes, l’envie brûlante, d’offrir mon corps pour une partition aux notes aiguës de jouissance sous amplis. Besoin urgent de prendre l’air, une cigarette, la loi soudain en prétexte, pour justifier la fuite loin de cette chaleur impromptue, le sol inégal rendant la démarche, rehaussée de 10 cm, en clin d’œil, difficile, je file vers la sortie, à mi-chemin, un escalier monte, sombre, une corde tendue sur le mur, comme pour s’y hisser, tentation d’aller trouver là haut, une solitude, je m’y engage, aventurière, je devine derrière moi une présence que je n’osais envisager, n’osant me retourner ne pouvant qu'imaginer, j’atteins mon but, un palier en bois usé, une porte entrebâillée que je pousse d’un air décidé, l’ombre sur mes talons, le décor importe peu en cet instant. La musique fut belle, puissante, envoûtante, et sous les mains fines et agiles j’ai chanté de plaisir, trouvant sur ses lèvres gourmandes un tempo tribal et sur sa peau mystère la mélodie d’un refrain charnel. Sur mes sens reste encore un parfum étrange, l’éphémère d’une aventure ou d’une histoire, il était une fois, peut être, une rêverie, ou un souvenir, quand le cœur et la raison ne sont pas là, on aime autrement.

18:25 Publié dans Il y a des désirs | Commentaires (25) | Tags : déraison, aventure