28 avril 2008
Je vole pas haut
(Merci pour ce cadeau)
Poisson vole et betterave chante, le nez dans le col, le personnage, ombré de chagrin, plonge, dans sa peine et s’élance, à l’infini, pour un pied de nez, c’est magique, c’est sublime mais si triste, la tristesse a cette beauté assassine, auquel rien ne résiste. Je tire un trait, profond, un qui fait mal, un qui efface, sans traces, à en serrer les points, de rage, au ventre, au cœur, qui va et vient sur la sensation, qu’au fond, ces coups, l‘un après l‘autre, te mettent à genoux, à bout, de souffle, absent et l’amnésie qui ne veut pas venir, m’épuise. Je déchire la mémoire, en morceaux, petits, qui s’envolent, ou se collent, au sol, à l’envers, le dos tourné, sang dessus dessous, aucun sens, bout à bout, sans comprendre, blessée, heurtée, tout juste abîmée. Sous l‘emprise d‘une sincère, vérité, tueuse perverse, si ce n’est, cette envie, d’appuyer, encore et encore, de jeter du sel, à vif, là où ça fait mal, et la peine s’écroule, en miettes, de la blessure sans trace, invisible, elle s’enfuie, s'esquive, maladroitement, sous X, car l’histoire ne mérite même pas qu’on s’y déclare, en flammes, en cendres qu’on jette d’un geste, discrètement, au dessus de l'épaule, fais un voeux, s'il te plaît, pour se faire du bien, sans altération, vitale, pour t'inventer vivant, enfin, c’est ainsi, je le sais et pourtant, parfois, j’y crois plus et je plonge, au fond, pour retrouver les raisons, à défaut de ma raison, d'être, d'aimer, qui s’enfuie, elle aussi, tant mieux, c’est délicieux, le plus souvent, sous l’emprise de mes sens, en placebo, pour ce qui n’est pas beau.
21:59 Publié dans Echos à Vous | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
18 avril 2008
A vous
Et oui je suis partie, enfin je suis sur le chemin, en route, quelque part, ailleurs, je me répulse tranquillement, je vais là (voir ci-dessus), voir mon p‘tit frère et mon neveu d‘amour, avec mon fils à la folie, jouer à me balader à l’aventure, je ne pense pas pouvoir en tirer une bande dessinée Improbable mais une jolie carte postale, avec un peu de chance, pourquoi pas. Il y fait beau, partout, ou alors c‘est juste une illusion, dans le fond, ce n‘est pas le plus important, c’est un plaisir, de plus sur le chemin, demain, je m’arrête chez if 6 was 9 , ça me colle le sourire banane, tout comme Les chroniques de Mandor où je me promène de plus en plus, d’une part parce qu’il est fan de Pierre Lapointe , d’autre part parce qu’il aime ce que j’ai envie d’aimer en ce moment, p'tain de chance quand même. Depuis plusieurs jours, je lance Chat, Alice et ça me déchire un truc, je sais pas encore quoi mais c’est un fait, j’adore.
Je vous embrasse, à bientôt, sûrement, peut être.
Val
14:42 Publié dans Echos à Vous | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
12 avril 2008
Alex sur "Simplifie-moi"
Se taire c’est pas mourir, se prendre c’est lier
Nos sangs pour en nourrir ce moment tout entier
Ce moment où l’on donne plus qu’une éternité
Où l’on reçoit en loi le simple fait d’aimer
Se vivre, se délier, au diable les hier !
Au feu, au si bon feu les pages sans lierre
Sans liens d’aurores franches et sans serments de pierre
Etre ivres, se serrer parler en langues fières
La sueur en rosée et les mots en baisers
Le corps en écritoire, l’embrasement de dire
La foi qui peut se lire en perles vives ailées
Tels deux anges damnés mais qui soudain respirent
Alex Néofantaisie
14:17 Publié dans Echos à Vous | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Manue sur "Simplifie-moi"
Au coeur du voyage, l'ivresse du plaisir prend son envol
De pensées sages propices à l'invitation de la découverte d'un Toi, d'un Moi, d'un Nous.
La fusion de deux corps, de deux âmes se transporte sur les contrées inconnues
De la déraison et de l'abandon.
Force et violence se mêlent à ce jeu emprunt de tendresse et de volupté
A la recherche d'un Nous que l'on voudrait un dans l'osmose d'un imaginaire conquérant
Lutte sans égale pour faire passer le message brûlant , indicible car trop fort pour être nommé.
Empreinte brûlante que l'on désire fixer dans la chair, dans l'âme, dans l'espace et le temps.
Un trop plein d'amour que l'on ne peut contenir et qui se déchaîne au delà de l'envie d'aimer.
Comme une toile abstraite, les couleurs du Nous se mélangent pour nous permettre encore de tout imaginer.
Manue, Dans mon Univers
14:16 Publié dans Echos à Vous | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03 avril 2008
Arrière-pensée
Ne rien voir, ne rien entendre, fermer les yeux sur les indécences, l’ignorance a le beau rôle, effacer et la retrouver, juste une minute, sur une heure qui s’étire sur un fil, sous tension, en point de rupture, innocente, se frotter à l’illusion, juste pour le frisson, en touches d’appréhension, sans l’ombre d’une anticipation, sans préméditation, comme il est doux de t’oublier pour de nouveau te réaliser. Mais un temps pour tout et rien n’est comme avant, ce qu’on préférait ignorer mais qu’on se prend en pleine figure, stoïque, l’air et la mine de rien, acteurs en artifices, se taire ou s’émouvoir de ses déceptions, désillusions, en chaîne, en chutes, en point, final, le miroir s’est brisé, les éclats se sont éparpillés et pour ne pas se blesser, il faut nettoyer, jeter, même si cela est impossible, changer d’oxygène, voir ailleurs si c’est mieux ou pire, encore, peut-on se nourrir d’espoirs, qu’on nous dévore, le cœur, tourné, sans retour, va savoir.
16:22 Publié dans Echos à Vous | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
02 mars 2008
Tu en as eu pour ton dimanche
La mort dans l’âme, ou au choix l’âme mise à mort, le fil couper, il est tombé et dans sa chute, à nu, plus rien ne compte que le point, d’impact, sur le sol, au final, ce n’est qu’un rêve, parenthèses. Entre tes guillemets, malgré le temps qui est passé, j’ai retrouvé sur tes lèvres, piquantes, le goût de ce plaisir à l’identique, de ce toi curieusement moi, de ce double aux boucles sombres, de cette profusion à n’en plus finir tellement il est bon de se perdre l’un dans l’autre, une fois tous les quatre ans, est-ce bien raisonnable ? On dirait bien que oui tellement je souris à m’en éteindre les yeux de bonheur, même fugace, ne reste maintenant sur ma peau que ton odeur fantôme, j’irais me doucher plus tard … Moi aussi comme vous, je voudrais tant, sans savoir comment, mais est-ce le plus important finalement ce que l’on veut ou n’y a-t-il pas une subtilité qui nous échappe ? Un truc, une formule magique, un moyen que l’on n’a pas encore saisi à bout de bras avec une telle volonté que cela ne pourra jamais s’échapper. Que les initiés gardent précieusement comme un doux secret qu’il n’est pas bon de partager. Je me demande encore pourquoi le froid après la tendre chaleur, pourquoi cette impression de ne pas être dans le ton, léger décalage, un train de retard qui me fait regretter quelque chose que j’ignore avoir fait, ou pas, cette appréhension qu’il y aura quelque part au final des blessures qui auront bien du mal à cicatriser. Je me sens bousculée, si beau, au dehors, au dedans, on pourrait tellement l’aimer au-delà du raisonnable qu’il ne faut même pas l’imaginer sous peine de tomber, à ses pieds, avec les autres. Tu les entends, quand souffle la pensée, ils murmurent leur absence. Il pleut. Finalement la pluie a attendu la nuit pour tomber, laissant au jour sa part de soleil et de lumière.
21:26 Publié dans Echos à Vous | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
16 février 2008
Réinvestir
Difficile de sortir du rien, petit à petit se réinvestir, retrouver ses marques et quelques repères, suivre une lumière, un bruit, une chanson, tirer sur une ficelle ou ramasser quelques cailloux déposés ça et là sur le bord du silence. Des gestes sur rendez-vous, mais pas demain, ni le mois prochain. Des confirmations sur des évidences, des hésitations sur des maladresses, des mots qui blessent, l’innocence pour alibi et la vie qui continue, vaille que vaille, que voulez vous Madame, vous n’avez rien, on n’y peut rien.
Je retourne sur mon manège en regardant passer les heures, avec un peu de chance j’attraperais la queue du raton laveur, un tour gratuit ne se refuse pas. Je tourne les pages sur un chapitre sans suite, me souhaitant un voleur de nuit assis au bout de mon lit. Ses nerfs à fleur de cœur grignoté, me laisse sans voix, sans réaction, tant je connais cette sensation d’être dévorée de l’intérieur. La sincérité en étendard dans ses larmes, dans ses lettres, l’âme à nue, et un regret pour ceux, qui t’aiment, te parlent mieux, t'écoutent, moins, bien, autrement, dans les liens, et les autres en disposent, là aussi tant bien que mal. Attrapée par ta présence, la douceur, ton attente, je tourne et je retourne tes mots, en osmose. Jeux de langues, la bouche en cœur sur ta candeur, cela te va si bien. Je caresse le moment et le geste dans l’absence, de l’attention qui tombe à pique, l’envers de mon plaisir à ton désir maladroit, je dois te laisser t’éloigner. Et une princesse de rêve fleuri fait couler les pleurs d’un loup, au creux d’une nuit, pour un moment d’une tendre douceur. De vous à vous, j’ai récolté des morceaux d’émotions en perles de mots, en éclats d’intime subtil, que j’enfile et colle au hasard d’un jour qui se traîne.
20:20 Publié dans Echos à Vous | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
06 février 2008
Des mots partout
Imago,J’observe attentivement la lente métamorphose,
L’homme se dépose, décalage, ombres et lumières,
Des ailes, dans le dos du démon à minuit, l’aiguille tourne,
Fredonne un tic tac et vingt milles lieux sous la terre,
Pesanteur d’une mue, abrupte, insolente, impudique
Imaginale, imagimâle dans des envies en apnées
Pour une nymphe écorchée aux écailles rayées
Par la pulpe d'un bout de doigt vengeur,
Subimago, subir mes mots éphémères, ramassés à la truelle,
Submergée par des pensées en marée basse.
19:46 Publié dans Echos à Vous | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
25 janvier 2008
Désordonnée
Comme je le dis souvent, j’ai perdu mes mots, enfin perdus pas vraiment, ils sont plutôt désordonnés, non pas que j’ai pour habitude de les ordonner plus que ça, au contraire, mais là c’est particulièrement, pardonnez moi le bordel. Malgré tout faut que ça sorte d’une manière ou d’une autre, mais fatiguée, je me dis que je ferais mieux d’aller me coucher, mais même moi je m’écoute pas. Tant pis, j’aligne, comme je le fais depuis plusieurs jours, sans envoyer d’ailleurs, j’efface tout pour recommencer le jour suivant, j’ai constaté que les mots clefs recherchés pour arriver sur mon blog étaient tous plus ou moins liés au verbe pleurer, ça m’en bouche un coin, je l’avoue, je ne sais pas si je dois m’en attrister et changer de cap, de genre, de style ou si au contraire je dois assumer le fait que c’est surtout la mélancolie qui me fait écrire le plus souvent et que finalement c’est la tristesse qui plane dans l’air du temps. Je pourrais parler boulot mais franchement j’y suis déjà la plupart du temps sans en plus en faire un créneau porteur, parler d’amour, de sexe, d’envie, de désir, oui un peu mais en faire mon unique fil conducteur je ne le souhaite pas non plus et il y a autrement mieux par ailleurs, je préfère me régaler chez les autres, la politique et l’actu c’est pas mon truc. J’ai aussi constaté que plus le silence s’éternise plus il est difficile de revenir, c’est un fait, il est également compliqué de trouver des sujets qui inspirent, de trouver l’inspiration elle-même qui se planque quelque part , dans un jeu de cache-cache qui se prolonge. J’ai savouré la bonne nouvelle, sans m’occuper de tout ce qu’il reste à faire et j’en suis fière. J’ai savouré un plaisir solitaire, les yeux brillants d’envie, j’ai fermé les yeux sur des mots d’enfant à la tendresse sublime, j’ai vibré, hypersensible, à un coup de tête, j’ai plongé dans une musique qui monte à la tête, j’ai admiré des clichés qui en disent tant et pas seulement. J’ai voyagé par procuration. Je me suis interrogée sur des silences, en me demandant à quoi bon, juste un instant. Et j'ai retrouvé un vieux cd où j'avais sauvegardé des trucs et des bidulles, des machins idiots comme j'aime, aller hop, pour le plaisir j'envois la série "volailles musiciennes".



00:15 Publié dans Echos à Vous | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
14 janvier 2008
Toile
L’ombre en projection,
Dépose une fresque au plafond.
Les yeux perdus, à peindre, surréalistes,
Dans la nuit fauve, au couteau,
Des camaïeux de noirs,
Qui se décomposent.
Sur un paysage figuratif,
Qui s’esquisse d’artiste.
22:30 Publié dans Echos à Vous | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note





