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30 août 2010

Capacité à aimer au carré force des sentiments à l’impossible puissance.

break_heart_by_TakPoprostuu.jpgC’est à la lumière d’une météo tournant à l’orage que je surfe sur des pensées tirant vers le blafard, c’est l’écho des sensations, des sentiments, qui me hérisse la peau, d’un frisson fâcheux, d’un tremblement déplaisant. Ne vois tu pas l’erreur dans l’intention. A toute blessure son sceau, même sur un cœur écorché. Une cicatrice n’est que la partie visible d’une souffrance, celle-ci est toujours de qualité inférieure à ce qu’elle remplace. Sur le cœur elle provoque une perte de puissance, l’énergie s’affaiblit. Conséquences. Faiblesse à se fabriquer des chimères pour habiter les nuits argentées  de scènes extravagantes, s’affoler d’une possibilité de quelques minutes, des secondes d’éventualités, un jour de chance et des années à survivre, en pensant aux alternatives, aux choix et tes regrets par-dessus, pour ne rien voir à l’aube de tes nuits désemparées.

Illustration Aleksandra Piotrowicz

25 août 2010

Histoire primitive

consomme-en-petite-quantite-le-nutella-ne-presente-pas-de-risque-reel-pour-la-sante_15878_w250.jpgUne chèvre, sur un baobab, perchée,
Tenait entre ses incisives un pot de nutella.
Un cochon, par la gourmandise et une idée, alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
"Hé ! bonjour, jolie chèvre à la barbe soyeuse.
Que vous êtes jolie ! que vous me semblez désirable !
Sans mentir, si votre bêlement
Se rapporte à votre pelage,
Vous êtes la pin-up des hôtes de ce fourré."
A ces mots la chèvre ne se sent pas de béatitude;
Et pour montrer son bel organe,
Elle ouvre une large tronche, et laisse choir son pot.
Et merde s'écria la chèvre …


Après le plus compliqué, vois tu, c’est l’introduction de cette histoire le plus naturellement possible dans la conversation, si personne ne relève l’incohérence voir la débilité de tes propos c’est gagné, quand à la morale de cette allégorie, va savoir, sans oublier les paraboles mais c‘est un autre débat.

23 août 2010

Palabre dans le vide

082010.jpgLe plus souvent, ne pas y penser sans en parler jamais ou rarement, on oublie, pour un temps, on entend sans réellement réaliser, on ne cherche pas à savoir plus que ça, on demande si ça va mais politesse d’une formule toute faite, elle se pose là sans plus, ce n’est pas un problème, je crois, pour l’instant. Et il y a les jours où l’on se cogne partout, ça fait mal, ça laisse des traces, alors on fait le vide, profondément dedans, on s’enfonce pour ne rien vivre, sentir, s’anesthésier l’esprit le temps que ça passe, se priver de ce qui pourrait venir à manquer, pourtant on regarde un peu autour les yeux baissés, pour voir sans en avoir l’air, avec l’espoir de pouvoir attraper quelque chose, quelqu’un, mais souvent il n’y a rien. De Pièces en pièces, où il fait froid, où il fait peur, où l’on pleure d’un réveil difficile. Sacrifier une autre partie de sa vie, comme si tout le reste ne suffisait pas, s’autoriser l’illusion d’en avoir décidé ainsi, envers et contre tous, l’avoir choisie en son âme et conscience et faire bonne figure, et l’intérieur ravagé, le temps de se recomposer, pour rassurer. Il pleut, c’est pénible.

09 août 2010

Pronunciamiento

atoncul.jpgDéposer une intention sur vos lèvres, légère. Inventer une illusion à l’ombre de votre nuque, éthérée. Effleurer vos contours à l’horizon de votre corps, enchantement. Imaginer un comportement en sillonnant votre dos, fusion. S’infiltrer entre vos jambes, ferveur, du bout de la langue pénétrer vos mystères. Parcourir votre épiderme, visiter votre peau, hanter vos soupirs, dévotion, et l’émotion …  concevoir un dessein pour votre cul, Monsieur.