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Un moment transparence
Quand un regard transperce
N’être qu’un point de détail
Une ombre au tableau
Qui se voulait si beau.
Un moment absence
Où rien n’a d’importance
Quand d’un silence
On vous efface
Sans laisser de traces.
Un moment tendresse
Le cœur en tristesse
Quand d’un sourire
On se découvre Alice
Au pays de ses merveilles
Des moments toujours
Au delà des détours
Où d’un instant détresse
Nait une étincelle
Pour y croire, encore et encore.
Volupté insensée
De ne pouvoir toucher,
Cette chimère vulgaire.
Les échos stériles
De peines en peines
Rebondissent.
Un fantasme acidulé
A s’abîmer les sens
Sur un mirage fatal.
Sentiments puérils
D’émois agonisants,
Qui se tortillent.
Il était une fois,
Dans le cœur parfois
Une petite solitude
Comme une attitude.
Elle allait et venait
Toujours elle revenait
A la recherche d’un loup
Ou de petits cailloux.
Mais les oiseaux fous
Avaient mis les bouts
Dans ce décor
Sans accord
Tout sucre, tout miel,
Une merveille.
Quand la mère grand
A mangé le géant,
La petite solitude
Par habitude
A repris de l’altitude.
Pour ma petite histoire,
J’ai grand espoir
Il me faut une moralité
Equilibrée.
Les petites solitudes
C’est comme les contes de fée
Qu’on se raconte le soir
En s’endormant.
Il y a toujours un méchant
Une belle au bois dormant.
Ca fait souvent sourire les enfants,
Et parfois pleurer les grands.
Illustration Kajsa Flinkfeldt http://user.tninet.se/~xbo553n/
Et si nous retombions en enfance, toi et moi ?
S'inventer d'autres jeux, ignorer les règles,
Simplement par plaisir,
Courir dans les champs,
Se rouler dans la paille,
Se baigner au ruisseau,
Regarder le ciel,
En imaginant la vie qu'on aura.
Bâtir des châteaux en Espagne
Se croire sorciers ou princesses
Pour avoir une baguette magique,
Des chevaux magnifiques
Pour galoper dans le soleil couchant,
Grimper aux arbres,
Construire des cabanes pour mieux se cacher
Pour ne pas avoir à rentrer,
Imaginer la fuite pour vivre seuls.
L'un avec l'autre,
Dormir sous la lune,
Compter les étoiles à la recherche de la grande ourse,
S'interroger sur la vie qu'il y aurait là haut,
S'émerveiller d'une étoile filante,
Faire un voeux,
Fermer très fort les yeux, croiser les doigts.
Et de tout son coeur, espérer qu'il se réalisera,
S'essayer à de timides baisers
En se disant que c'est pour la vie,
Et que celle ci est très belle,
Se chuchoter à l'oreille
Le secret de nos désirs partagés
Se prendre par la main,
Et s'endormir heureux.
Je suis vide, je deviens un rien parmi d‘autres riens, je m’efface doucement, une perte de conscience où plus rien n’a d’importance, les heures glissent sans échos à mon néant bienveillant. Une absence volontaire éphémère qui ne peut que me plaire.
Faire le vide pour me remplir à nouveau d’autres maux nouveaux, encore et encore …
Y a plus personne
Par habitude,
Et je clignote
En feux de détresse.
J’essaye en échappée
D’imaginer un rêve,
Une chaise longue
Au bout du monde
Sous le soleil.
J’appuie sur pause,
C’est inutile, je rembobine.
Mon téléphone,
En charge
Clignote également,
Sur un coin du lavabo.
Mais je ne peux pas me recharger,
Ma batterie est usée.
Je trempe mon doigt,
Dans une goutte d’eau
Et je dessine une autoroute,
Sur le rideau de douche.
Le facteur, de l’année dernière
Caché dans mon armoire,
Pousse des rires moqueurs
Dans mon dos.
Ca fait peur …
Je dois vous laisser, les filles arrivent,
Elle m’apportent mon nouveau gilet,
Celui qui me tient bien serré
Et dans lequel je ne peux plus bouger,
Entre mes quatre murs capitonnés.