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21 octobre 2010

Laisse l’audacieux déterminer

constanceguissetvertigo.jpgLe sentiment flotte légèrement au dessus de ma conscience, je trouve finalement désagréable ce détachement de plus en plus fort, cette espèce de faculté à occulter les problèmes, la colère. Ne plus rien voir, ne rien ressentir, détourner les yeux ou le cœur, pour ne pas avoir à perdre plus encore, ne rien avoir à en dire, surtout ne rien prévoir, oublier d’anticiper, feinter la peur des moments difficiles. Je me sens vide, dépeuplée, de ce que je repousse dans la crainte d’être submergée, je me sens dure pour ne pas me fissurer, dans l’attente, les questions sans solutions, les envies sans concrétisations, espérances sans perspectives. J’abandonne sans même y penser. J’aimerais retrouver l’énergie comme une hardiesse déterminée, reconquérir le besoin de rythmer les jours, le temps, de petits détails, de plaisirs à caresser au creux de la tête, pour bercer la vie de futilités câlines, joyeuses, inutilement essentielles.

07 septembre 2010

Se hasarder à l'humeur

a32.jpgIncrédule innocence. S‘offrir le luxe d‘une désinvolture légère, un artifice à l‘ombre d‘une amnésie sélective brutale, omettre le paraître. Je pense donc je devrais être, c’est sans l’ombre d’un doute, mais la lucidité maladroite tourne en boucle sans saisir cette réalité, lui préférant la chimère d‘une obsession désirable, une monomanie tentante. L’esprit se torture, se fait martyre supplicié, se décline à l’agonie, se laisse aller sans entrave, sans se travestir d’une vague théorie d'autosuggestion, sans se tendre vers une possible vérité favorable répétée encore et encore, pour tenter de camoufler l‘évidence. Crédule naïveté de croire que l’intervalle sera sans conséquences, sans fuites, sans abandons, sans conclusions définitives.

 

Photo Manuel Archain

 

30 août 2010

Capacité à aimer au carré force des sentiments à l’impossible puissance.

break_heart_by_TakPoprostuu.jpgC’est à la lumière d’une météo tournant à l’orage que je surfe sur des pensées tirant vers le blafard, c’est l’écho des sensations, des sentiments, qui me hérisse la peau, d’un frisson fâcheux, d’un tremblement déplaisant. Ne vois tu pas l’erreur dans l’intention. A toute blessure son sceau, même sur un cœur écorché. Une cicatrice n’est que la partie visible d’une souffrance, celle-ci est toujours de qualité inférieure à ce qu’elle remplace. Sur le cœur elle provoque une perte de puissance, l’énergie s’affaiblit. Conséquences. Faiblesse à se fabriquer des chimères pour habiter les nuits argentées  de scènes extravagantes, s’affoler d’une possibilité de quelques minutes, des secondes d’éventualités, un jour de chance et des années à survivre, en pensant aux alternatives, aux choix et tes regrets par-dessus, pour ne rien voir à l’aube de tes nuits désemparées.

Illustration Aleksandra Piotrowicz

23 août 2010

Palabre dans le vide

082010.jpgLe plus souvent, ne pas y penser sans en parler jamais ou rarement, on oublie, pour un temps, on entend sans réellement réaliser, on ne cherche pas à savoir plus que ça, on demande si ça va mais politesse d’une formule toute faite, elle se pose là sans plus, ce n’est pas un problème, je crois, pour l’instant. Et il y a les jours où l’on se cogne partout, ça fait mal, ça laisse des traces, alors on fait le vide, profondément dedans, on s’enfonce pour ne rien vivre, sentir, s’anesthésier l’esprit le temps que ça passe, se priver de ce qui pourrait venir à manquer, pourtant on regarde un peu autour les yeux baissés, pour voir sans en avoir l’air, avec l’espoir de pouvoir attraper quelque chose, quelqu’un, mais souvent il n’y a rien. De Pièces en pièces, où il fait froid, où il fait peur, où l’on pleure d’un réveil difficile. Sacrifier une autre partie de sa vie, comme si tout le reste ne suffisait pas, s’autoriser l’illusion d’en avoir décidé ainsi, envers et contre tous, l’avoir choisie en son âme et conscience et faire bonne figure, et l’intérieur ravagé, le temps de se recomposer, pour rassurer. Il pleut, c’est pénible.

21 juillet 2010

L’air intelligent d’une certitude

homme_de_vitruve.jpg« Les sens sont les organes de la perception, un système de récepteurs, ou cellules sensitives, capable de capter et de traduire plusieurs formes d’énergie (stimuli) … » Chambre 45 et L’Homme de Vitruve au dessus du lit, je vois avec tes yeux, j’entends avec mes oreilles, je touche à ta peau, je sens avec mon nez partout, on goûte avec nos langues enlacées, et mon cœur frissonne au matin, entre chagrin et bonheur d’avoir eu quelques heures volées à ta vie, offerte à la mienne. Je déteste te quitter ainsi mais j’aime l’image de ton corps entre les draps, abandonné, vouloir y revenir, encore, un peu m’y frotter et me laisser envahir déjà par ces nouveaux souvenirs. Cette mélancolie aiguise l’impression, la sensation, l’émotion de ce matin sans rien, lendemain d’un jour où j’avais tout, provisoirement, je pourrais pleurer d’en être privé, jamais, ne voir que le bonheur fulgurant de notre histoire particulière, en faire cette étincelle qui perdure dans la profondeur de mes spleens. J’aime  et maudirai le manque, la privation, les interdits, la distance, un certain chaos sans théorie qui fait que ces moments uniques finissent en feux d’artifices, en collision fusionnelle, tellement ne pas se perdre, l’illusion d’en faire ma riposte singulière et un virulent « va te faire voir !» à l’insipide quotidien, et quelques mots se sont perdus dans l’un de tes silences, si jamais tu les retrouves garde les, ils sont pour toi.

22 juin 2010

Au mieux je m’amuse, au pire j’en abuse, @axiome de l'illustre Dr S.

smarin01-500x363.jpgJe t’offre toute mon attention que je dissimule, en retenue curieuse, amusée d’une provocation malicieuse, je te private cet algorithme improbable sur une non information, à ton esprit supérieur atypique, tu me fais rire, et c’est de bon goût à mes nuances, c’est libérateur de ne pas savoir pourquoi, tu l‘ignores aussi et j‘écoute cette histoire de "pirates, à voiles, niqués sur une île, un dimanche et les rochers s‘en souviennent encore, c’est un trésor espagnol qui batifole à la fraise de bord de mer sur un temps à la hausse"  tu me pardonnes, souterraine, et quelques peines en poussières, je t'observe de loin, j’ai vu ton visage le sais tu, je gomme mes interrogations en affirmations, point à cette ligne. Je te laisse la main et l’ouverture sur le concept abstrait et subjectif. C’est une audace et un clin d’œil que j’avais envie de faire, et aujourd’hui l’envie à son mot à dire, quand à la comprendre c’est un autre problème sans réelle solution.

02 juin 2010

L'appathie s'assoupit

poolboat.jpgJ'aimerais beaucoup me parler, mais je ne m'écoute pas, rien à faire, je m'indiffère.

14 mai 2010

Tellement se regarde dans les yeux

chaos-glow-1-sherry-bellamy.jpgAprès être montée bien haut, et quelques étoiles, je suis en bas, recroquevillée, juste un peu abîmée. C'est dans l'ordre des choses, normal et absolu, ça ne peut m'échapper, c'est ainsi, que je fonctionne. Fatiguée, épuisée sur les cotés, je me demande quelques heures, encore, pour reconstruire mes échafaudages, ouvrir les sorties de secours, ré écrire mon plan de prévention, alors je tombe dans cette inconscience à la limite du coma, mon autisme de fin de semaine, sans rien pouvoir dire ou faire, déconnectée de la réalité sans même pouvoir penser, préservation me dis je, c'est sûrement mieux comme conséquence, mieux que de rêver et d'imaginer un autre coté aux choses, une autre facette à une dimension, un temps ou tout serait différent, autrement. « je t'aime, tellement » rebondi dans ma tête sans savoir quoi faire, où aller, vers qui se tourner, comment peut on aimer autant, sans savoir à qui l'offrir, dans l'hypothèse que cela puisse être un cadeau, ce n'est  pas une évidence, loin de là. J'ai la tête qui explose, et la douleur en marteau piqueur ce soir, ça me tue à petit feu, j'avais oublié et c'était une bénédiction.