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05 mai 2010

Spectre entre le vert et l'indigo, semblable à celui d’un regard sans nuages

Image hébergée gratuitement chez www.imagehotel.net hébergement de photos et d'image Je suis rentrée, et il me manque, encore, j'aurais aimé être hier, l'attendre, le voir pousser la porte, voir dans ses yeux et lire sur sa bouche tout ce qui ne se dit pas.

Aujourd'hui j'hésite, reprendre le cours, tranquillement, discrètement, ou me laisser aller à l'envie de retrouver ce plaisir d'adolescente fleur bleue, comme quand je lui écrivais les mots sur du papier, j'aurais aimé relire ces lignes aujourd'hui, voir ce à quoi je rêvais à l'époque, comment je le voyais, et le relire lui, je m'en veux parfois d'avoir oublié l'essentiel, de n'avoir gardé qu'une impression douce et floue, que le temps à juste un peu effacé sans rien abimer. Il devait y avoir un plaisir simple et surtout sans limites, sans réalité également, comme aujourd'hui, et la boucle est bouclée, j'ai la nostalgie à fleur de peau ce soir et elle est loin d'être bleue.

Oui j'hésite à me laisser aller à une envie de rêver à nouveau, pour rien, comme ça, juste pour me faire du bien, ou de me taire une fois encore, pour ne pas le gêner, le blesser, comme souvent je me demande ce qui est bien, pour moi et pour lui, je me demande ce  qu'il aimerait entendre, ce qu'il ne veux pas savoir, on en revient un peu à notre conversation d'hier, que j'ai apprécié à sa juste valeur, il est souvent délicat de communiquer, tout autant que d'aimer.

Et au milieu de tout ça les émotions, les sentiments, ça se mélange comme une boule au creux du ventre, peur, anxiété, fantasmes, manque, envie, de quoi alimenter les nuits mais pas les jours.

Il est lié à une partie de moi que je n'accepte pas, que je ne regarde plus en face, celle qui n'a pas grandit, celle qui aimait vraiment sans ce poser de question, sans rien remettre en cause, avec ardeur et surtout avec le cœur pour seul moteur, je vis avec une autre, qui se protège, qui se blinde et se cache et qui croit en pas grand-chose, c'est plus simple, facile.

Je ne sais pas pourquoi je suis là à écrire, ça de cette façon la, en pensant à lui, j'ai envie de tant sans pouvoir beaucoup. C'est chiant.

06 avril 2010

La frappe de la mémoire

MAJEUR.pngProfondément intime oui, et faire de ces miettes d'instants volés, des morceaux de réalités auxquelles me raccrocher quand dans rien je sombre, c'est puérile, je vous l'accorde. Quand je fais le tour de ce que j'ai aujourd'hui, de ce que j'ai perdu hier, de ce que je veux demain, c'est réellement un grand néant qui domine, un vide qui semble infini, je pourrais facilement m'y perdre, sans résistance. Quand certains matins c'est à quoi bon, pourquoi continuer, à rêver, imaginer, s'espérer, attendre quoi qui comment, y a-t-il quelque part quelque chose à vivre vraiment, le cœur bondissant, sans se poser de questions, tellement évident, autre chose que des illusions qui se nourrissent d'un passé qui ne veut pas passer, de fantasmes les yeux trop ouverts, contraste saisissant avec les absences comme des carences, de manques en défections. Ne rien renier, ne jamais  rien regretter, s'estimer autrement que misérable, juste un peu malheureux, provisoirement.

12 mars 2010

Fixe est calme mouvant

aux portes.jpgQuand on ne peut pas changer le monde, il faut changer le décor. Daniel Pennac.

Et dans l'entrée, des chaussures, inconnues, secrète et ignorée présence d'une autre qui m'efface d'une vie à reculons, sans façon. Je me bouscule à la détester sans raison. Basculer d'un équilibre, un rien précaire, à l'attente vicieuse que tout s'avorte dans l'erreur de leur couple précipité. Mauvaise, j'ai les rêves en batailles et les blessures béantes, les heures teintées de gris soupirs, de noires ténèbres. J'ai perdu ma place dans un carrefour. Et c'est dans ma vie chamboulée, renversée, que tout va se jouer, s'égayer, c'est dans les jours à crever, qu'il me faut trouver l'envie de continuer, encore et encore, tout recommencer.

 

15 février 2010

D'un bord à l'autre

Je me mets donc en « pause » et ce blog est le premier à en subir les conséquences, pour quelques temps, temps de voir, et de m'adapter à certains changements. J'espère pouvoir à nouveau retrouver au moins le temps de vous lire, quand j'aurais l'esprit plus tranquille. Et au bout, on verra bien ce qu'il en reste. Je re déménage, je quitte Milly la Forêt, sans trop savoir encore où tout cela me mènera, un nouveau chemin à suivre, un intervalle, à 40 ans retour chez ma Maman, qui l'eu cru, avec au milieu de tout, de la joie, prendre le meilleur et oublier le reste pour un temps. Faire ce qu'il faut, vite et bien. Dans quelques mois, une autre vie, différente, un passage obligé, une étape nécessaire. J'espère simplement ne pas vous perdre quelque part en route. A bientôt.

05 janvier 2010

"La joie est en tout,

joie.jpgIl faut savoir l'extraire" Confucius, quel grand homme, l'art du double sens pour les esprits tordus, ou mal placés. Reste à localiser la joie avec précision pour l'extraction. Je médite, je médite ... Pour ce qui est de la localisation et de l'extraction de la joie, je te conseille l'article suivant. Lis-le et tu comprendras peut-être un peu plus. Pas sur que ca puisse m'aider à comprendre, la psychanalyse est d'une telle richesse et les avis tellement partagés, qu'il faut en prendre et surtout en laisser pour éviter de se bourrer l'inconscient d'idées qu'ils qualifient eux même de trop "romantiques". La joie est bien cachée au milieu de tout le reste. J'aime bien les mots de la fin : "transformer le vide de l'être et le convertir en creuset de l'autre, joie de la différence qui renouvelle la vie ". Sublime. C'est écrit dans ton article, "seul l'amour permet à la jouissance de condescendre au désir".

17 décembre 2009

J annulé, Manifeste de l'expression

àlaloupe.jpgIls ont dit : ne vous inquiétez pas, c'est normal, les réactions peuvent être étonnantes, surprenantes, incohérentes, vous pouvez, pleurer, encore, personne n'en dira rien. Et pourtant, cette incohérence était vulgaire, sans fard et brutale, comme ses sanglots sans mots, en apnée. C'était un réveil et elle n'en voulait plus. Et un jour, blottie au fond d'un silence, survivre , ne plus bouger, effleurer seulement, immobile, la neige comme une confidente à son isolement, tombant doucement, prétexte providentiel, un don du ciel. Demain sera différent, encore quelques heures à attendre, jusqu'à un prochain jour.

"Ne réveillez pas le chagrin qui dort !" Jules Renard

02 décembre 2009

J2, Les brides abattues

brides ..jpg- Pourquoi êtes vous si méchante avec vous même ?

- Je l'ignore, par défaut peut être.

"Ça t'amuse ? de ne pas être comprise à part de toi seule ? ça te donne un sentiment de pouvoir sur les autres ?"

Inintelligible, les mots dissimulés sont un bruit, une exclamation qui s'enfuit, un éclat qui précède le son qui se mure dans un silence fracassant.

07 novembre 2009

J1 : 06 novembre 2009, 16:00. Articulé à la perception.

choo.jpg

« Le rêve est la représentation aux yeux de notre esprit des objets qui occupent notre pensée. Il a été prouvé qu'une personne humaine normalement constituée est obligée de rêver pendant son sommeil. Le rêve serait une sorte de « soupape de sécurité » permettant à l'Inconscient de s'exprimer sans perturber l'équilibre psychique de l'individu. »

- vous rêvez ?
- non, plus du tout, mes sommeils sont vides, c'est le noir total, j'essaye de rêver le jour mais ce n'est pas pareil .
- il vous faut retrouver votre imaginaire, retrouver votre part de rêves inconscients.

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