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20 septembre 2007

Journal à un Ange : Fin provisoire

Image hébergée par servimg.com  

Poser quelques mots en échos
Pour ne pas voir l’instant s’envoler
Ne pas oublier,
Qu’au fond de son cœur,
Il faut aimer un peu
Pour aimer mieux,
Plus haut, plus beau
Et que les souvenirs
N’assombrissent pas les jours à venir.

J’ai pas envie de m’attacher à des chimères
J’avais besoin de savoir que quelque part
Quelqu’un m’aimait.
Par pur hasard
Quelqu’un d’un peu à part.

En particules d’éphémères
Dans la candeur d’une séduction
Sans motivations.
Pour me fabriquer des illusions
Mettre un peu de couleurs à ma vie
Me fabriquer un décor pour un ou deux frissons.
Le reflet troublé
D’une vie a jeter ou a recommencer.


mardi 20 septembre 2006

Aujourd hui, on m’a offert un voyage.
Une destination inconnue
J’ai hésité, ne voulant pas me tromper
J’ai pris les pages, les feuilletant doucement,
Retardant le moment du départ,
Le ventre noué, redoutant un je ne sais quoi
Il n’y a pas d’images
Juste des mots arrachés à une vie
Juste les brides d’une histoire à en mourir
J’ai respiré et j’ai plongé …
Témoin silencieux d’un cœur à cœur fatal,
Pour un corps à corps, idéal.
Une histoire de douleur contre douceur,
Combat inégal, passage improbable
D’un rêve à une réalité voilée
Camouflée, en mots éparpillés
Dissimulée sous des apparences
Sans évidences.
Juste des mots en lumière
Pour écrire une histoire d’ombres et de mirages
D’espoirs et de déchirures lavées dans le sang des larmes
Pour que les traces à jamais demeurent,
J’ai reposé les pages, le cœur à l’envers
Les yeux noyés de m’y être un peu trop plongée
Consciente du cadeau, du voyage qui m’a été offert,
Une nuit de septembre.
J’entends encore le bruit de ses ailes
Et surtout son rire.


Fin d'une époque.

Certaines choses changent, inexorablement …

Pour rappel http://voyagesdenuit.hautetfort.com/archive/2007/08/01/le...


04:00 Publié dans Journal à un Ange | Commentaires (6)

08 septembre 2007

Journal à un Ange : sans scénario

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Devenir acteurs
Pour quelques heures,
Sans scénario
En totale improvisation.
C’est très facile
Suffit d’y croire,
Garder espoir
Même dans le noir.
Etirer sa bouche,
Dessiner un sourire,
Un éclat aux coins des yeux.
Avec un peu de chance
Et quelques effets
On y croirait presque.
Ca monte à la tête
Pour une accoutumance
Indécente.
Se vouloir unique,
Magique,
Différente, charmante.
Je vous vois sourire !
Faites moi donc une place
Sur votre bout de ciel,
Je me ferais toute petite,
Câline, sérieuse, heureuse.
A nous deux, nous redonnerons
Couleurs à notre paysage.
Vous le verrez sans regrets
Donnez moi votre main
Pour m’aider à monter.
Et bien calée pour ne pas tomber.
Je resterais là
Dans votre chaleur ...

Alors ?
Comment me trouvez vous la près de vous,
Je suis sage
Comme une image.
Resserrez un peu vos ailes s'il vous plaît.
Je sens un courant d'air
J'ai peur d'avoir froid sans vous ...

Pour rappel http://voyagesdenuit.hautetfort.com/archive/2007/08/01/le...

20:10 Publié dans Journal à un Ange | Commentaires (2)

03 septembre 2007

Journal à un Ange : Le diable

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Ce matin c’est décidé
Les ailes ce n’est pas pour moi
C’est bien joli dans le dos
Mais de là haut ce n’est pas beau.
Je vais aller voir plus bas
Là où il fait chaud.
Nouveau costume
Pour ce nouveau décor.
Je l’avoue,
En détachement
Les autres m’importent peu.
J’en serais presque heureuse.
Un effet de saison
Quand certains masques tombent
C’est lourd, ça fait mal.
Mais ça passe,
Comme tout le reste.
La tête un peu plus légère,
Le cœur un peu moins froissé
Faut continuer, autrement.

Oui toi écoute moi
Tu le feras certainement mieux que tous les autres.
J'ai envie de tout effacer
De recommencer autre chose autrement différemment.
Que me proposes tu ? Quelles sont les options ?
J'ai envie de crier ma colère ma tristesse ma frustration.
A ton sourire j'imagine que c'est très classique, basique.
Vivre sa vie est inutile, oui tu as sûrement raison.
Faut peut être se tirer une balle ?
Disparaître
Pour oublier
Et se dire qu'on importe finalement très peu aux "Autres"
L'absence ne leur posera pas trop de problèmes existentiels.
Ca à l'air si facile ...

Disparaître
On dit que c'est égoïste
Qu'il faut penser à ceux qui reste.
Ils doivent se planter de film
Ou de "ceux",
La distribution est mauvaise
Le ton n'est pas le bon.
Pourquoi se préoccuper des Autres ?
Je sais tu me le dis souvent.
Les Autres seront ceux qui te pousseront
un peu plus profond au fond.

As tu vraiment pu un jour compter sur quelqu'un ?
Question idiote qui ne mérite pas de réponse.

Merci ! Pourquoi ?
Tellement évident pourquoi le dire
Merci est inutile, ce que tu fais est normal
Le merci n'est que le mot qu'on apprend aux enfants
Pour donner une certaine éducation "qu'ils disent"
Mais l'adulte l'oubli un peu trop vite
Emmuré dans ses évidences blessantes.
Toi tu le sais
Je dois être un peu trop jeune de blessures.

Un déguisement ?
Oui a priori ils en portent tous un,
En dissimulations
On passe a l'action.
Point d'émotions
juste de la dérision.
J'imagine que vous y êtes pour quelque chose
Arrêtez !

Nous nous aimons
Bien mieux dans la souffrance
En équilibre
La douleur rend meilleur ou pire
Il suffit d'un rien
Vous, vous êtes là pour donner le petit coup de pouce
L'impulsion vers l'illusion
Que la mort vaut bien toutes les vies a vivres
C'est tentant
Un jour peut être faudra me tuer,
Pour voir.

Je ris je vous l'avoue à vous.
Parler de moi à vous
C'est une histoire de fous.
Ca fait du bien à mon mal
Car de vous à moi
Ce n'est pas moi.

Vous êtes là pas bien loin
Votre présence volatile
Dans mes rancœurs
Se devine, câline.
Malvenue.
Ne restez pas,
Ce n’est pas la peine
Je remballe la mienne.

Envie folle d'effacer
Envie folle de supprimer
Envie de me rétracter
M'entortiller dans un coin
Pour ne plus bouger
Rester là échouée
Dans un dernier soupir.
Et pourtant la vie continue,
Elle tourne vite trop vite
En léger décalage
Personne ne semble me voir,
Et malgré mes signes
Ca tourne sans s'arrêter.

Je t'invoque,
Toi qui commandes les feux de l'enfer
Je te demande humblement
D'ouvrir mon âme
Et de me permettre de voir la lumière secrète.
Laisse-moi voir
Donne-moi accès aux royaumes mystérieux de l'inconnu.
Laisse-moi percevoir et comprendre.

Je ne vois rien
Je ne comprend toujours rien.
J'ai pourtant bien suivi toutes les instructions
Mais bien sur c'est encore bidon.
Cette habitude de parler par signes
Moi, simple mortelle,
Sans dictionnaire
Dans mon malaise,
Me voila encore assise par terre
A regarder en l'air.

C'est l'automne,
Il commence a faire froid
là par terre.
J'en ai marre,
Vous êtes le diable
vous pardonnerez mon langage.
Je vous dis au revoir.
Vos tristes histoires
Ne sont pas pour moi.
J'ai besoin de rêves soleils,
Même si y croire est une erreur
J'ai besoin d'y croire avec espoir.
Je me sens mal dans mes colères,
Elles ne sont pas réelles.
Ne vous éloignez pas trop quand même,
Restez quelques pas derrière
A vu de nez et en toute sincérité
Cela ne saurait durer...

Pour rappel : http://voyagesdenuit.hautetfort.com/archive/2007/08/01/le...

09:50 Publié dans Journal à un Ange | Commentaires (4)

31 août 2007

Journal à un ange : Le jour se lève

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Briser l’absence
Par une impertinence
Chercher le bon ton
La bonne mesure
La blague à deux balles
Dans un carambar
Finalement opté
Pour l’autre solution
Et jeter quelques mots
Sur un journal idiot.

Assise au bord de mon rêve
J’attends que le jour se lève.
L’ambiance est blindée,
Pour qui
Pour quoi
Peu importe,
nous connaissons tous
le pouvoir des mots
ainsi jetés.
Je vais me recoucher.

J’ai perdu mon rêve,
Plus rien à noter,
J’ai déchiré mes ailes
En brisant mon sommeil
J’ai secoué pour m’en détacher,
Bien effacé.
J’ai fini par me relever.
Quand je me suis réveillée,
Les yeux délavés,
Les ailes envolées,
Je me suis demandée
Si j’allais encore rêver ...

 

Pour rappel : http://voyagesdenuit.hautetfort.com/archive/2007/08/01/le...

20:55 Publié dans Journal à un Ange | Commentaires (2)

28 août 2007

Journal à un Ange : Petit manuel

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J'ai choisi de colorier mes rêves.
C'est trop triste le noir et blanc
J'ai caché dans un coin de ma tête
Avec tout le reste
La tristesse et les tempêtes.
Je ne garde que le soleil
Et sa présence précieuse.

Petit manuel à l'usage de la rêveuse
Première partie.

1/ Trouver un rêve
Un grand, un immense
Un qui donne le frisson quand on y pense
2/ Trouver un alibi pas fragile,
Un mobile en équilibre.
Rappel : Le rêve ne doit pas être accessible.
Contre indication : les pieds sur terre.

On voit de tout dans les rêves
Sourire en demi teinte
Je ne sais trop
Où me mettre dans cette illusion
De coté un moment
Et laisser passer
Cette impression déplaisante
C'est bien beau les rêves
Mais je vais me procurer
Un dictionnaire.

Petit manuel à l'usage de la rêveuse

Additif à la partie 1

Ne pas oublier de vous munir de votre passerêves valide

Additif 1 à l'additif 1 de la partie 1

Faire valider votre passerêves par un ange.

A paraître aux Editions du sommeil, collection canapé
...
Autopsie d'un rêve
Souvenirs d'un rêve
Rêve rit et pleure jamais tome 5
Le guide des Rêves 2005
Comment trouver un rêve en dix leçons
Oublier son rêve en 50 consultations.

19:50 Publié dans Journal à un Ange | Commentaires (5)

22 août 2007

Journal à un Ange : Le petit papier

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Très étonnée,
J'ai trouvé
Sous mon oreiller
Un p'tit papier
J'ai déchiffré les yeux plissés
"Quand je te disais que même silencieux,
Je suivais tout ce qui se passe en ce lieu"
Curieuse et mine de rien
J'ai regardé autour de moi
J'ai bien cru apercevoir
Quelques plumes en haut à droite
Quand j'ai de nouveau regardé
Elles s'étaient envolées
Mais j'étais pas désolée
Car je dois bien l'avouer
Je tiens mon p'tit papier
Bien serré
Pour ne pas le laisser s'effacer.

Avec mon petit papier
J’ai commencé ma journée
Je l’ai glissé
Bien plié, dans mon cœur à tiroirs.
Ne me demandez pas lequel
C’est personnel.
Une copie imprimée
Dans un coin de ma tête.
Retro projection
En un sourire.
Il monte aux yeux,
Heureux.
Me revient câlin.
Ce n’est qu’un petit papier
Ce n’est qu’un petit prétexte
Pour mon histoire,
Sans queue ni tête.

23 h 22 minuit approche
Doucement,
J’ai rendez vous avec un rêve
Presque réel,
J’ai préparer, bien rangé
Sur le coté,
Mon carnet à dessin,
Un fusain
Pour le papier gros grain,
Une gomme
en cas de bémol,
J’attends le sommeil
Le marchand de sable
En fermant les yeux bien fort.
J’y crois suffisamment
Pour changer mon décor.

Comme une enfant,
Dans ce paysage
Noir et blanc,
J’ai pris de la couleur
Et de bon cœur
Je l’ai jeté.
En taches colorées
Le ciel s’est teinté
D’or et de lumières
Sur ma peau se sont déposées
Des particules de douceur.
A y bien regardé,
Je brille un peu ...

10:15 Publié dans Journal à un Ange | Commentaires (2)

19 août 2007

Journal à un Ange : Le ciel est voilé

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J’ai fait ce rêve
Etrange et pénétrant
Comme le dit si bien Verlaine,
Les rêves ne peuvent que l’être
Sinon qu’elle en serait leur intérêt.

Le ciel est voilé
Les séraphins ont du chagrin
Pourquoi ce gris
Ce vide soudain.
Les anges ensanglantés
Se sont égarés,
Se sont blessés
En Vaines tentatives
Pour échapper à leur destin.
J’attends le matin,
Pour oublier ce chagrin.

Dans un regard
Un moment
Une étincelle
Réelle.
Autre chose, une différence
Une compréhension
Un soupçon d’illusion
Les anges désemparés
Se sont amusés
A ranger les nuages dans le ciel
En rang d’oignons serrés
Les uns contre les autres,
Ils semblent attendre quelque chose.

Ne me poussez pas, ne poussez pas!
Je ne suis pas d'humeur à colporter vos humeurs.
Je prends de l’air en pression,
Un demi, si je veux !
Sans modération,
Un zeste de citron.
Je me gonfle et me dégonfle,
Baudruche sous oxygène
Sans aucune gène
Je ne touche plus terre,
Et mes mots sans écho
Sur le dos,
C’est d’un pas léger
que je continue à rêver.

01:25 Publié dans Journal à un Ange | Commentaires (2)

16 août 2007

Journal à un Ange : Les yeux fermés

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Du coq à l'âme :
les mots ont un terrible pouvoir
quand dans le sang des blessures
la plume vient chercher ses idées.
Dans "un monde si vide"
Dans cette histoire a remplir
les mots sanguins
colorent le vide si bien.

Le suspense est terrible
Beaucoup d'anges de ci de là
Les rêves en sont remplis
Sûrement un mouvement migratoire
Ils quittent le froid
Allant chercher la chaleur ailleurs.
Ils sont partout
Des grands, des petits,
Des laids, des beaux,
Des noirs, des jaunes ...
Pas de critères pour porter des ailes
Alors pourquoi pas moi ?
En fait j'ai grand espoir
Qu’à force de le vouloir
Elles me pousseront
J’observe attentivement
La peau de mon dos chaque matin
Espérant y apercevoir l'amorce
D’une plume.

Un rayon se pose sur ma joue,
Il joue, taquin.
Je suis là, les yeux fermés,
Le corps reposé sur un lit d’herbe fraîche.
Je le sens approché d’un pas léger,
Son ombre brise un instant
Le jeu de lumière,
Il se penche
Dépose sur mes lèvres un baiser léger,
Simplement pour marquer sa présence,
Je n’ose pas ouvrir les yeux
De peur de le voir s’envoler,
Comme le font si souvent les anges,
A tire d’ailes.
Je savoure sa douceur,
Ne rien faire ne pas bouger
Pour ne pas le voir disparaître.
Il me murmure quelques mots a l’oreille …
Ce n’est qu’un rêve…

Faudra t il passer sa vie les yeux fermés pour ne pas effaroucher son rêve ?
 

11:20 Publié dans Journal à un Ange | Commentaires (2)