17 mai 2008
Réalités
Et tu pleures, la réalité d'un toi que tu veux nier.
Tu gommes ton existence, ombrée d’hésitations. Tu te hais, je me déteste et tu fermes les yeux pour ne pas voir, ce que tu refuses, d’apercevoir, chaque jour, qui commence, sur le rejet de ce soi, de ce être qui ne peut naître, que tu ne reconnais pas. Tu te façonnes à tes doutes, qui s’effarouchent à ces autres que toi. En résonances, face à ces échos qui t’esquissent dans le noir de tes heures, qui se croisent et se déplient, par chemins de tes riens, que tu souffles en voluptes acides, des détresses, en avis de tempêtes, en haut-le-cœur, qui te terrassent et se convulsent, à la nuit qui se fige et se brise, sur un matin, sans rêves, arrachés, dans un cri qui n’en fini plus de mourir, dans le fin fond de ta tête et qui te camisole, définitivement.
02:44 Publié dans Les pensées crocodiles | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
14 mai 2008
L'effet "Icare"
Et là pour le coup j’ignore comment enchaîner, beaucoup de choses à dire et rien, au final, j’ai les idées mais pas l’impression de pouvoir les exprimer correctement, à coté de ça, je n'ai jamais pris la peine de vous offrir du correct, mais plutôt du comme c’est venu, et on fait le tri ensuite, alors c'est parti ... L‘exposition, il y avait évidemment un avis à donner sur ce « Prenez soin de vous » cette fameuse lettre de rupture, qui a été interprétée sous tous les angles, analysée, jouée, chantée, dansée, comme dit précédemment je n’ai pas accordé à Sophie Calle toute l’attention nécessaire et tant mieux, je me souviens surtout de celle de la petite fille qu’une dizaine d’année qui exprime son étonnement quand au fait que l’homme semble aimer la personne avec qui il veut rompre, elle se demande alors pourquoi le faire. Je l’ai moi aussi, au fond de mes archives, ce mail, de rupture, cet équivalent, cette épine dans mon histoire, ces mots qu’on analyse, encore et encore, en essayant de comprendre, ça n’avance à rien, au contraire, malgré tout, il est toujours là, jamais supprimé et surtout jamais partagé avec d‘autres que moi. Je m’interroge aussi beaucoup sur mon erreur, ce jugement à l’emporte pièce que je m’étais permise d’émettre, sans savoir, sans connaître, sans presque un doute, et cause à effet de me dire que je dois me planter par ailleurs, en inversement proportionnel, que j’ai l’impression de croire en ce qui est finalement faux, il va bien falloir que je me fasse une raison, un jour, ça et la solitude qu'on se prend en pleine gueule, parfois. Oui je sais je casse l’ambiance, mais bon je partage mes états d’âmes, comme d’habitude, certaines choses ne changent pas elles. Sinon je vais bien, je me suis offerte deux paires de chaussures aujourd’hui, et je suis ravie de mon nouvel ordi au bureau, il dépote et ça va me permettre de surfer à la vitesse de la lumière, sinon je bosse, aussi, un peu, j’ai un métier, de temps en temps.
18:57 Publié dans Les pensées crocodiles | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
08 mai 2008
La théorie du Dahu
Cela fait si mal, et si peu, je ne sais quoi dire, alors je ne dis rien, moi qui déteste, tant, le silence, je m'y cache, je m'y camoufle, sans y trouver ma place, évidemment, c'est pas moi. Je l'ai brisé, juste un instant, c'était trop dur, je le regrette, je ramasse les morceaux et je m'en mords la vie que j'ai déjà tellement de mal à vivre, putain ça craint du boudin, j'ai beau me prendre des leçons, direct là où ça ne fait pas du bien, je m'obstine à recommencer, avec les mêmes ou des tout pareils. Des abîmés, des cassés, des qu'il faut recoller, sans règle du jeu ou mode d'emploi, bref, en fait ce n'était absolument pas le sujet pour lequel j'étais venu, à la base, au départ, comme quoi le cerveau, il fait bien ce qu'il veut. Le sujet c'était le Dahu, enfin le site des copains d'avant, vous connaissez ? (j'ai la flemme de mettre le lien, google est votre ami), sur ce site j'ai retrouvé il y a trois ans, mon amoureux de quand j'avais quinze ans et que je partais en colonies de vacances , et je vais vous avouer, franchement, que je ne sais absolument pas pourquoi je dis ça, et que le rapport au Dahu est tellement farfelu qu'il me serait difficile d'expliquer le pourquoi du comment, vous me pardonnerez, c'est férié.
12:26 Publié dans Les pensées crocodiles | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
31 mars 2008
Grosso modo
17 jours, 510 non fumées et 125.50 euros d’économisés, heure d’été, tête dans le cul, autiste du week end, je me tire une balle dans le pied mais j’avance, une banderole de la honte, demain c’est le 1er avril, un message à l’accent craquant, une envie, un café en fin de journée, un temps pourri, le cerisier en fleurs, pourtant, le dernier Bashung, sublime, rien à dire, mais ça me permet de tester, l'appareil photo de mon nouveau téléphone portable et un clin d’œil, ce soir c’est salsa.
11:19 Publié dans Les pensées crocodiles | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
27 mars 2008
Le début de la fin
Je ne fabule pas, ou plus, déçue, abîmée, peut être, je préfère les réalités, même loin des contes de fées, du palpable, bordé de surprises, qui brillent, de feux d'artifices, et surtout, de lendemains où l'on ne regrette rien. Alors tes remords tu peux te les coller où je pense, et profondément, histoire de les oublier, à tout jamais, adieu, on se quitte, un non revoir, sans bientôt, mais sur un mal, trop tard. Tu seras un toujours mais tu n’en sauras rien, ça sera bien caché au fond d’un tiroir à souvenirs, au milieu des morceaux de vie, découpés et recollés, pour un pense bête d’âme en peines. De temps en temps je te retrouverais, comme l’on retrouve un peu de sable au fond d’un sac ou quelques mots sur un papier, entre deux pages d’un livre usé, ça fera bizarre, j’y repenserais quelques jours, j’y mettrais sûrement de la couleur, je verrais certaines choses autrement, la douleur sera non coupable et les bonheurs deviendront inimitables, l’unique comme marque de fabrique, oui ça fera du bien de te retrouver, par hasard, dans un creux de la vie, quelques minutes dans une nuit.
12:42 Publié dans Les pensées crocodiles | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
18 mars 2008
Une minute
Au début il y avait Chups mais une chanson de l’époque invitait à les consommer avec le slogan "Chupa Chups", soit "sucez Chups". L’air eu un tel succès que Bernat l'inventeur du produit Barcelonais le plus célèbre dans le monde a dû adapter le nom de la fameuse sucette. Plus tard, c’est Salvadore Dali qui en a dessiné le logo. C'était la minute sucrerie d'une non-fumeuse depuis quatre jours et qui commence déjà a en avoir raz le kiki de sucer pour compenser.
15:46 Publié dans Les pensées crocodiles | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note
09 mars 2008
Les dimanches se suivent mais ne se ressemblent pas

Absences et silences, pourquoi pas, je me tourne et nous retourne, en tous sens, pour le plaisir des moments, pour les délices des instants conjugués en des temps composés. Que dire, que faire des riens en envisageant autre chose dans un caprice, pour briser l’idée fixe que si c’est écrit ainsi, il faut le vivre jusqu’à la fin, vaille que vaille. Non, je ne le peux et ne l’envisage pas, et je laisse aller, ça court sur ma peau, leur offrant un tout est possible, si je le désire, un pourquoi pas, à tue tête, et je vous emmerde ! Sans coller au formaté, aux histoires préfabriquées, aux rêves inventés de toutes pièces pour faire joli dans un décor qui n’est pas le mien. Tant pis si un mot fin s’inscrit dès la première minute, je m’en tape, ça se vit, ça se savoure, à la saveur acide des choses qu’on s’autorise au-delà du raisonnable mais de tout son cœur, même si parfois, même avec le temps, ça saigne doucement, quelque part, ça gratte un peu, quand ça fait mal, à peine. Le vrai, le vivant, qu’on touche, de ses mains, de ses lèvres, de son coeur, les yeux grands ouverts pour ne pas en rater une miette. Qu’on réinvente après, les yeux fermés pour retrouver, la douceur, les odeurs, les sensations et les frissons, essayer d’être dans le ton, quelques minutes seulement, se dire que tout aurait pu être différent, se dire qu’on aurait pu faire autrement, mais c’est trop tard, tant mieux, car l’inachevé reste dans l‘attente de quelque chose de plus grand encore. Une fois encore j’ignore pourquoi j’ai écrit tout ça, comme ça, c’était pas l’idée de départ, loin de là, loin de la tristesse, de la mélancolie, plus proche d’une certaine joie, d’un bonheur confortable, peut être lié aux petits défis perso que je me suis lancé, à des envies que j’ai besoin de suivre, pour voir, à mes futurs vacances d’été en Bretagne dans un village du nom de St Nic, ça je l’avoue ça me fait sourire, au bonheur de mon fils, au fait que pour la première fois depuis presque toujours, j’ai un projet , un but, un point fixe dans le temps, à venir, que c’est moi qui l'ai décidé, payé et planifié. Ce n’est pas grand-chose, d’autres font beaucoup mieux et bien plus beau, mais pour moi ce n’était pas gagné. Un début, et le premier pas vers une autre bataille, plus dure, plus douloureuse, qu’il faut que je gagne sinon à quoi bon. En parlant de bataille, j'en ai une autre qui est sans fin et ce n’est pas la grosse tablette de chocolat qui fait de l’œil à mon régime, qui me dira le contraire.
Photo : *angelreich Marcin Stawiarz18:09 Publié dans Les pensées crocodiles | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
21 février 2008
Comme c'est venu
Comme souvent, devant la page blanche, j’hésite, j’insiste, j’efface, et je recommence, j’avais pourtant des idées, des tas, des envies aussi, des pensées et quelques questions. En fait au final tout c’est un peu mélangé, une sorte de patchwork d’images, de sensations, d’émotions, que les mots sont bien incapables d’exprimer, de développer et je vais me retrouver toute éparpillée. Il fait beau, nettoyée, lovée, j’oublie un instant ce qui déchire pour reconstruire, construire, du beau, du neuf, quelque chose qui brille un peu. J’ai un morceau de toi en moi, le devines tu ? Les yeux fermés je peux te dessiner, nous réécrire, à l’infini, je connais par cœur, ta peau sur le bout des doigts et des lèvres, aussi, sa douceur, ses blessures, tes courbes en géométrie invariable de l’épaule à tes hanches, tes plats et tes déliés, de ton ventre à tes fesses et je ne parle pas de ton sexe, tes soupirs et tes mots, et cet instant unique, à croire que tu pourrais mourir d’aimer, mais ce n’est pas ce morceau là, c‘est autre chose. Lui, je m’ennuie tant de lui, après toutes ses années, il manque à ma vie, c’est définitif et je dois reprendre mon souffle, chaque jour, quand je le réalise, le temps n’efface rien surtout quand c‘est bien. Faut se faire une raison me dit on, c’est con. L’autre, que j’envisage, le ventre punaisé par un fantasme. Mon cœur d’artichaut s’emballe entre souvenirs et devenirs, jeu de dominos qui ne pourra être éternel mais qui donne un certain sens aux ambiances de ci, de là. Les mots en trop trop tout, à se briser de trop trop haut. Je veux pas grandir, parce que c’est la vie, parce que c’est ainsi, je veux des jours dessins animés, avec des trucs fous, toujours, je veux une vie fantastique et des supers pouvoirs, mais pas les collants moulants, ça j’aime pas, non j’aime pas.
16:45 Publié dans Les pensées crocodiles | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
18 février 2008
...
21:48 Publié dans Les pensées crocodiles | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
13 février 2008
Rien
Les mains battent la mesure de cette servitude ambiguë, d’un clavier à l’écran les mots s’alignent sans suite, bercés par la liberté absolue de couper les liens qui se tissent, renoncer aux attachements extérieurs pour se raccrocher à ses peines intérieures, songes de mini bonheurs, mirages de nuits qui câlinent les jours qui passent dans la douleur. Se recroqueviller, fœtus à l’âge adulte, qu’on aimerait avorter pour tout recommencer. Les genoux dans le cou, le souffle court, les yeux serrés sur l’obscurité de bas fonds aux courants glacés par la souffrance, se crier à l’aide en silence, mais les mains sur ses peurs, rester sourd à ces appels. On s'accouche au matin, avec forceps et sans anesthésie, on se bouscule à vivre, l’âme ratatinée, séchée par la chaleur d’un enfer personnel et gelée d'un froid à couper au couteau.
00:05 Publié dans Les pensées crocodiles | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note





