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01 juillet 2009

Pécher à la mouche bleue

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Rien, rien ne vient, je ne sais ni quoi dire, ni comment, c'est un grand vide que je ne cherche même pas à remplir, car au final je m'y sens plutôt bien, au milieu, en attendant, encore. Une étape, qui passera ou pas, le début d'autre chose, même pas, va savoir. Le temps s'englue, coute que coute, passe, en d'autres jours, ombres portées, s'effilochent, d'ennuis propices, l'esprit se fige, ignore les pensées, tétanisées, d'ignorances, à un futur dentelé, d'incertitudes. Tant, autant, toujours plus, jamais sans, c'est pesant, vraiment, et pourtant, au final, ça pourrait être pire, également.

11 mai 2009

Pourtant on s’aimait

podcast

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Accumulation, les uns sur les autres, les derniers jours, en pression, sur un point de rupture, qui comme d’habitude résiste, le cœur explosé, le ventre torturé, la peine, le chagrin et la peur, resteront là, sans réellement sortir, pesants, d’une réserve ridicule, ils ne se dévoilent qu’à l’aurore d’autres moments, décalés, sur un temps à rebours qui s’embrouille, des silences et des larmes retenues. Chercher, profondément, essayer d’en parler sans rien en tirer, qu’un sourire crispé sur un, c’est la vie, c’est ainsi, vivre sans, finir sur une absence, définitive et quelques cendres.

Les mots manquent aux émotions. [Victor Hugo]

30 avril 2009

Ecrasée et mélangée

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Je pourrais parler de : cartons, nettoyage, pluie, escalier, flexible, déception, médium, un diner presque parfait, méchanceté, immunologie, peinture, bisounours, chaises, rillettes de canard, froid ventilé, désirs, éponge, incompréhension, champagne, colère, collages, fatigue, pissenlits, vide, pense-bête, bref, au lieu de ça, rien, pas le temps.

 

 

20 avril 2009

Tes yeux et moi dedans, différente.

pensif.jpgPas de chagrin, juste un rien, un si peu, heurtant le sentiment, brutalement. Rejouer quelques accords, souffler sur une nuit, trop vite finie, qui s'est étouffée sur l'absence, inévitablement. Inventer les jours, à ta bouche, à ta peau, à ton spleen, mémoire vive, violente, en fuite. Je t'en veux, presque, pas encore, sûrement jamais, pourtant tu me manques, depuis longtemps, trop souvent, pas évident. Écrire en passant, aimer asphyxiée, réprimée, sans trop savoir quoi en faire, de coté, sans en avoir l'air, dans ma tête, sans rien en dire, sous silence, sans même le réaliser, comme une litanie, pour y croire, pour de vrai, tout simplement, véritablement, sincère, toujours. Désirer, désirable, séduction attirante, envoûtante, tissée d'illusions, d'égarements, pensées qui jouissent rien qu'à l'idée, frissonnent à l'imagination, débordante, d'envies, agressives, câlines, puériles, inutiles, tellement superflues, dans la dépendance de ce manque, du vide, et le néant tout autour.

15 avril 2009

En ôtant sa robe d’osier

cerisier.jpgDepuis quelques jours, il neige, des pétales de fleurs, je les regarde tomber et c'est plutôt joli, les branches du cerisier, qui se démaquillent, le temps d'un souffle, au milieu du reste, un rien confus, sans queue ni tête, rincé, essoré, mais qui peine à sécher. Je ne crois pas pouvoir, un beau jour, attraper cette réalité, qui m'échappe, trop attachée, encore, à quelques fictions qui trainent, trop près, qui manquent, trop fort, au pluriel, tant qu'à faire. Et c'est ainsi qu'on se tricote des confusions pour perdre la raison, qu'on cherche, dans le désordre d'un réel imaginaire.

 

10 avril 2009

La surface passée à la moulinette

1.jpgLes yeux grands ouverts, derrière les paupières fermées, à double tour, la nuit s'étire et se déchire, sous les assauts de l'irrésistible douleur qui se fige, en un point, qu'elle pointe sur hasard, joueuse, appuyant avec une avidité carnivore là où ça fait cruellement, mal, à s'amputer de l'épreuve. Dans le noir du regard clôturé, chercher, en quelques points, filés, une perspective, mobile, amovible. S'égarer et se perdre dans l'obscurité lacérée d'avoir à se répéter, habitée, de compositions aléatoires, d'un temps qui se décompose et se corrompt à dupliquer, copieusement, généreusement, des jours et des nuits éventrés, qui peinent à survivre, mais qui persistent, interminablement.

Illustration 'adnrey

27 mars 2009

L’érosion d’un court silence

pensif.jpgJ’aimerais pouvoir trouver, les mots, autre chose, ressentir, vivre à les dire. Voir, ailleurs, retrouver une certaines chaleur, parler, cracher ce qui reste caché, déni d’une réalité, cruellement à ma portée. Quand l’on est parti trop loin, y a-t-il moyen d’en revenir, est-il possible, enfin, de regarder vers demain sans peurs, sans larmes, sans regrets ni remords, détaché à la fois du passé et de ce qui reste à venir.

15 mars 2009

Le souffle de l'autre irisait l’aube

"La peur règne et rôde : "rester soi" murmure-t-elle dans son abri de peau. Car l'oiseau fou, le Morphnus, passe dans les corps en siflant "métamorphose" ! Puis son chant , qui vient de la bleue terre, du violon-sable et du sirop des cuivres, se fait souple et sinueux ..."forme se déforme, se transforme l'orme, le fluide flue, le feu est froid, ciel devient miel, écoule-toi ..." siffle d'oiseau."

Alain Damasio, extrait de "La horde de contrevent".

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Illustration Razvan Ciocanel