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09 mars 2009

Un pot-pourri où domine la rose sombre

pensif.jpg

Fatiguée, déçue, dépitée voir chagrinée, fâchée, désillusionnée, frustrée, abusée mais comblée et je m’en tape, je m’en moque, en éclats, ça m’est égale, ça me laisse froide, monotone, je m'ignore, je regarde ailleurs, absence, je faux-semblant, fictive et pourtant. En coin, un sourire, une faiblesse, quelques excuses, surexposées, usées par les pardons, qui acquittent, miséricordieux, je l’aime, à peine et quelques larmes desséchées, sans y croire, équivoque. Je m’équilibre précaire, à l’ombre d’apparences infidèles qui se meurtrissent et se contusionnent, dérisoires, futiles et superflues. A gros points de suture, sur les plaies qui baillent, d’aise, à des souvenirs qui n’en finissent plus de revenir, au couteau, sur la toile d’un peintre en sentiments, suggérant une réalité minée, érodée, légèrement avariée, sincèrement détériorée.

02 mars 2009

Objet : pas de panique.

une fille formidable.jpgLe bric à brac de la fée coquillette.
Le maessage enchanté.
Coup de cœur, coup de tête, coup de foudre.
De feu et de glace.
Même les bonnes sœurs sont sous le charme !
Si j’étais une fille formidable :
Je ferais tout la lumière …
Je chanterais sous la pluie.
150 morts par an dues à une chute de noix de coco (contre 10 par attaques de requins) ! Comme quoi on ne se méfie jamais assez d’un brave cocotier.
Et si je devenais gentille ?
Ca vaut le coup d’essayer.
On ose.
Seul sur une île, vous emportez quoi ?
Je n’arrive pas à changer ces molécules de graisse en molécules de libellule.
Que ça reste entre nous !
Conjugue-moi !
Le mot sur la langue.
C’est bien.
Dans la peau.
Aimer ce que nous sommes.
Un câlin, irrésistiblement doux.
Comme ça, sans folie, sans excès.
J’adore cet homme, même si il en aime une autre.
Chaos calme.
Je m’voyais déjà !
L’aventure continue avec …
Un monde à nous.

(Avec l'aimable participation de la presse féminine française été 2008)

09 février 2009

Cousue entre deux oublies

P_1_by_kubicki.jpgTrancher dans le vif de l’idée fixe, béquille, à l’instinct qui sombre, bien trop profondément, en brasse coulée, épuisée, dans un abyme peuplé de sirènes, il est déjà trop tard, quand leur chant te grise. Ci-gît, encore, bien trop de cadavres, en reliques, sous les cendres de feux qui consument sans chaleur. Fosse commune d’embryons d’espérances, qui ne peuvent durer, loin d‘être viables, qui s’avortent spontanément à la vie, incompatibilités, qui ne s’accordent qu’à un autre temps, il était une fois, peut être, en trompe-l’œil, en abuse-cœur, recroquevillés, on se plie, en mille morceaux à la nuit tombée et au matin, on se découvre froissés, quelque peu blessés, à peine.

Illustration Jarek Kubicki

28 janvier 2009

Les cattleyas du poisson-lune

D’être hanté par mes vieilles obsessions cela me rassure.
Mieux vaut un cauchemar apprivoisé, que la blessure à vif d’un souvenir récent.
Daniel Sernine, extrait de Quand vient la nuit.

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25 janvier 2009

Un accro dans l’histoire fauve de la girafe

Ghost_Whisper_by_fearawaken.jpg

« Vous le diriez banal, sans doute, mais en me voyant, il souriait, à chaque fois, on aurait pu bâtir une vie sur ça » Miss Pettigrew, lives for a day. L’ordinaire auquel on veut échapper, à tout prix, n’est il pas finalement ce que l’on devrait chercher, quelle est cette course folle vers l’originalité, l’envie de se démarquer, hors limites, si ce n’est celles qu’on imagine, tant bien que mal, dans les échos voilés, écorchés, d’autres, tout aussi perdus. Un songe s’écrase dans la pièce, éclaboussant les murs, d’ombres et de lumières, les rêves brisés, recollés, sèchent, accrochés à un fil, tendu, sous pression, de cycles à composer, en vase clos. Se murer, autiste, à temps partiel, dans quelques heures qui s’étouffent de tout, qui s’assassinent d’envies impossibles, qui se frottent, à des fantômes, farceurs, moqueurs, amnésiques et la vie tourne, frappant, quelques coups, parfois, quelques rituels pour nous, sans remèdes, une pincée de ça, et si, toute proportion gardée, d’hasards, hagards, cherchant le sud, les yeux au ciel, aveuglés d’avoir pleuré, à sec.

 

Illustration fearawaken

07 janvier 2009

Le choc des vagues contre un temps sur les pointes

L'espoir est comme le ciel des nuits, il n’est pas coin si sombre où l’œil qui s’obstine ne finisse par découvrir une étoile. Octave Feuille.

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01 janvier 2009

Matières précieuses et des perles de pluie en collier.

Image hébergée gratuitement chez www.imagehotel.net hébergement de photos et d'image A cette nouvelle année, qui commence et à celle qui est passée, à moi et surtout à nous, à tous ceux que nous aimons. J’ai remonté le temps et mes archives, prélevant chaque mois, dans une note, quelques mots, sans trop de raison, juste pour voir.

Et j’écris, je dépose des mots, pour moi, pour les absents, les bien présents, pour ne pas être seule, pour partager et peut être trouver par ailleurs des réponses ou de nouvelles questions qui font que chaque jour devient soudain autre chose que 24 heures de passé sans que rien n’ait marqué le temps qui passe.  « Maintenant je marche « Into the wild » vers l’inconnu. Le bonheur n’existe vraiment que si il est partagé. Ce n’est pas le collant qui est le plus important quand on a des supers pouvoirs ... Réanime-nous, sous le choc, dans un désir apocalypse, pleure ta jouissance comme dans une tragédie, temps mort, au coin d’une nuit, prend-moi, en furie, comme on vit, comme si c’était la fin, demain, la dernière heure, le bout de tout, juste pour nous, survivants, éperdument.  75 cl de rhum soit 2/3 ambré et 1/3 de blanc 25 cl de sucre de canne 6 bâtons de cannelle (ça marche aussi avec 3 bâtons de vanille) laisser reposer quelques mois et déguster avec modération. La mémoire s’amuse sous l’évocation de nos troubles-frissons crevant l’obscurité de ces vies qui s’amplifient aux caprices, de vouloir tout changer, tout aimer, tout briser et recommencer, encore, tant, autant, en oubliant les si, définitifs. « C’est quoi un nouveau jour qui se lève ? » … c’est le caprice d’envisager que tout est possible. Se projeter sur le devenir, se vouloir et pouvoir un peu, avec force, avec rage, même en larmes, se battre, résister ou au contraire, enfin se laisser aller à des possibles même avec contraintes. C’est demain qui s’anticipe, fragile, sur l’espoir d’une renaissance, on n’arrive toujours pas à l’écrire mais on veut le vivre. « Il n'y a de réalité que lorsque l'imaginaire ne nous apparaît plus. ». On n’aime pas plus ni moins, on s’aime autrement, tout simplement. Exposer en couverture, des mots qui se suivent et rester à couvert dans des silences, que rien ne vient remplir si ce n’est l’absence de ce que l’on ne peut atteindre, car on ne connaît pas le chemin. Abandonnez-nous, votre corps, votre cœur, qu’on en fasse l’écrin de nos nuits torrides, de nos jours incendiés. Accordez-nous votre fougue et jetez cette raison qui fait chier, bordel ! Comme je t’aime.

23 décembre 2008

Cristallisation des magmas

doll.jpgDifficile de se recaler à la réalité, des jours sans soleils. Je n’ai jamais parlé d’elle, qui colle à ma vie, vicieuse, pernicieuse, constamment présente, avec force ou à peine voilée, pourrissant certaines heures, jusqu’à la moelle, à en crier de dépit. Ne voulant pas lui donner corps et pourtant, comment l’ignorer quand les blessures de ses coups déchirent les nuits, sans rien pouvoir y faire, si ce n’est lui laisser la place le temps que ça passe. Difficile d’oublier et d’effacer du présent, ce qui oscillait entre deux temps, à tes yeux. Faire un vœux et déchirer sa vie, petits morceaux, à ranger dans quelques tiroirs secrets, au milieu du reste, mais sur le dessus, pour ne pas froisser, ne pas abîmer, ne pas oublier, qu’il est si facile de croire aux étoiles, au père noël, sans aucune raison, pour un frisson d’émotion qui s’excite, d’un tremblement de ton corps, absent, qui n'existe que dans un rêve, caché, aux creux de tes draps.

Illustration Kissmypixels