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30 janvier 2011

Les choses en apparence

Celle qui s'alerteJe ne sais encore quoi en penser ou quoi en dire, peut être rien finalement, mais cela a eu le mérite de me faire rire, de m’étonner, de me surprendre. Je me suis inscrite sur un site de rencontre, ce n’est ni la première fois ni la dernière, mais cette fois-là, je n’avais aucun but réellement lié au site en lui-même, je cherchais l’annonce d’un blogueur. Je souhaitais faire l’inscription le plus rapidement possible, le site refuse systématiquement mes pseudos habituels, j’ignore à quoi  je pensais, mais je fini par m’inscrire avec  l’identifiant « vacheàtraire » l’horreur, l’écrire me crispe le cerveau, le site demande des infos classiques, mais impossible de les passer sans rien remplir,  vache à traire mesure donc 2 m et quelques et pèse plus de 120 kilos, texte de présentation obligatoire et doit faire un minimum de caractères, j’enchaine les « yeh ! » une cinquantaine  pour un gros paragraphe,  j’arrive enfin à valider mais je ne parviens pas à trouver l’annonce que je recherche, je suis ascendant quiche à la pleine lune, tant pis, dommage. Mais depuis je m’interroge car je reçois des messages m’informant que X souhaite me parler, Y aussi, et Q également, incroyable. Quand je pense que d’habitude je me casse le cul pour remplir des profils, ça me prend quelques heures, j’hésite, je corrige, je rectifie, j’efface, ou je laisse ma copine le faire pour moi mais là aussi ça devient ingérable et c’est une autre histoire ...  

03 janvier 2011

Instant de l’être

TABOURET_IBRIDE.jpgAinsi vont les jours et d’une année à l’autre, de saisons en variations, sur des vœux à être heureux. Vouloir le bonheur à en frémir, gémir de désir à l’envie irrésistible. Exiger l’enchantement de minutes éternelles tellement elles sont belles et soupirer de satisfaction, ne rien demander de plus dans l’évidence de ce sortilège. Rien de magique, juste la Vie remarquablement ordinaire, qui sait nous plaire. Ecrire des petits riens, s’offrir de petits biens, se combler de futiles ravissements. Remplir les vides et repeupler les absences pour faire de son destin une grande aventure.

01 décembre 2010

Un grand bruit sur une petite chute

Screen_shot_2010-11-04_at_1.37.10_PM.jpgJe suis en manque d'inspiration, de motivation et de temps, et je ne sais quoi écrire, dire, montrer, j'ai de la matière mais sans recette particulière, je laisse courir en me disant qu'il y aura toujours un moment pour revenir, même si le rythme est chaotique et les nuits inhabitées, les voyages me sont encore et toujours indispensables, c'est un lien précieux riche d'années particulières. C'est la fin d'un chapitre qui avait débuté ici, dans l'ombre, ma motivation, mon évasion, quelque chose vient d'être effacé, des jours et des jours gommés par quelques mots sur un papier tamponné, tout reste à écrire, j'ose le croire, je me permets de l'espérer, j'aime l'idée. Loin d'être triste, je suis juste inquiète face à l'avenir, comment remplir une vie, comment combler les vides, faut-il pleurer pour savoir rire, trouver le courage de résister, se battre encore et se jeter dans une nouvelle bataille, oublier la douleur pour s'offrir le bonheur. Il y a tant de questions, si peu de réponses, et quelques hasards sur mes espérances. 

28 septembre 2010

Reconquérir l’envie du désir

PlanetApes5.jpgJe ne sais pas, c’est furtif, fugace, intercepte-moi, quelques mots sans l’idée, une image sans couleur, disposer du temps, accommode-moi. Je mélange, combinaison, je dérange jusqu‘à la déflagration, j’efface pour estomper, ravive-moi et finalement il n’en reste qu’un insignifiant petit morceau, il manque la substance, élabore-moi. C’est un bruit intime, un profond secret, dissimule-moi, c’est une confidence intérieure qui s’abandonne à l’incrédulité d’être seule, évade-moi dans la singularité d’une fin du monde où tout recommencer, sans intrigue, déchire-moi la mémoire, pour anéantir l’instinct à réinventer l‘équivalent, pour tout imaginer autrement. Que le monde soit trigone, le ciel à l’envers, qu’on puisse s’aimer sans se toucher, que le silence soit un langage, et les mots des mutismes énigmatiques. Je ne sais pas.

 

Photo extraite du film ? (à gagner un cadeau surprise)

Je ne dirais plus : bonjour, je t’embrasse, bisou (s), au revoir etc, pour éviter les expressions de séparation.

02 juillet 2010

Et gronde un tonnerre 1er coup

invasion.jpgCa vient de tomber ... et faire la part des choses, c'est une moment étrange à l'heure  de préférer et quelques silences, je ne sais plus où, quoi partager, comment le faire, comment le dire, entre c'est impossible et sans limites, être libre de choisir, t'abandonner, ou l'aimer, jouer, gagner et s'ébattre, te quitter, le remplacer ou t'avouer tellement et ses conséquences, c'est un peu brouillon, c'est passionné et ouvre les parenthèses. C'est trop, ce n'est pas l'un sans les autres, ce sont les autres et moi, moi et toi, eux et mes caprices, mes envies, mes désirs, mes nuances, c'est pour ma mort, c'est je m'en fout de tout, c'est égoiste, c'est pour la vie aussi.

09 juin 2010

C'est un processus au corps vital

vapotage.jpgBon donc voila quoi, depuis le lundi 07 juin 2010 au soir, je tente à nouveau, un arrêt du tabac, lors de mon dernier essai, j'ai tenu quatre mois,  et pour compenser j'ai sucé, cette fois je vapote, on m'a offert de quoi m'amuser pour oublier le manque, cruel (je crois aussi que ça peut fonctionner avec la tarte tropézienne faite maison mais c'est un autre sujet et c'est moins pratique à porter). J'apprécie le coté gadget, il est beau, il brille, il sent bon, et depuis tout à l'heure c'est banane, c'est pas mal du tout, le geste ne m'est pas encore tout à fait naturel, clairement j'ai l'air con. Mon seul regret c'est que clope ou pas clope, fumée ou pas, pour certains ca ne change rien ... hein ! suivez mon regard !

 

04 juin 2010

Je vais y mettre le feu et disposer du désir

Sushi14.jpgÇa recommence, et à l'aube du sang écarlate dans des éprouvettes,  et mon nom marqué dessus, et c'est reparti, sans en finir, les couloirs, les salles aseptisées, l'odeur si particulière de ces endroits où l'on meurt, où l'on revit aussi, où l'on pleure pour ne pas rire, où l'on plaisante pour ne pas crier. Ces blouses blanches, ces yeux ronds, un numéro, les hésitations, les coudes sur le gros dossier et mon nom marqué dessus, suppositions, prévisions, ignorance qu'on camoufle en ordonnances, pour essayer, vérifier, contrôler, abîmer tout autant, sécheresse des voix à l'indifférence excessive, blessante dans son évidence, l'histoire qu'on raconte encore et encore, les maux, dans la douleur qui ne trouve pas de mots à sa hauteur. Je m'épuise à m'accrocher en de vains espoirs, et je recommence. Et heureusement, eux, lui, nous, les nuits en frissons, tes bras qui me serrent si fort, ton plaisir à l'écho d'un mien tout aussi puissant, l'exception de ces moments qu'on arrache tant bien que mal aux autres. Je me fabrique ces instants qui remplissent mon vide, qui s'imposent aux incertitudes, et quelques conneries autour qui m'agacent progressivement. Il y a ces attentions, ces coups au cœur, cette date opéra, des programmes, des rendez-vous, ces bisous, ces pensées jetées, spontanées. Cette merveilleuse qui me comble tant, comme jamais auparavant, à la connivence de nos blessures et de nos songes de princesses en deux pièces. Il y a mon Il pour Elle, nos secrets dévoilés et quelques espoirs un peu partout, sans regrets jamais, pour toujours, je te souhaite tant et tu le sais évidemment sans l'ombre d'un doute, et discrètement un ange veille dans un petit coin de ma vie. Il y a même les silences, une odeur caramel et je t'imagine, t'envisage, t'espère et je t'aime. Il y a ce temps qui coure partout, cette envie impossible et quelques rêves qui s'érotisent de l'interdit. Avec tout ça je récidive et je rechute dans un sourire.

21 mai 2010

L'ironie hésite à sourire et le monde au bout

idée.jpgUn rythme cardiaque qui s’accélère, une obsession qui s’incruste, une pathologie, une addiction sans produit, une toxicomanie sans drogue.

J’ai encore craqué hier soir et j’ai commandé une yaourtière et une sorbetière, je suis accro compulsive au petit électroménager, certains disent que l’achat compulsif c’est plus ou moins un déséquilibre émotionnel. M’en fout. (1)

Enfer ou Paradis, et entre les deux, y a-t-il un équilibre, même infime, un endroit où se poser, sans tomber. Pourquoi tant de démesures, de désirs absurdes, pourquoi toujours plus, pourquoi vouloir être différent, et toujours faire semblant. T. m’a dit « mon monde, je crois qu'il est carré, ça tourne bizarrement » j’aime cette idée. En pleine lumière, à quoi joues-tu si naturellement, comme une habitude, mais il est doux de retrouver cette incertitude, qui s’incrédule, entre deux émotions et quelques souvenirs, ambigüité sous marine et une énigme plus tard, qu’en sera-t-il réellement demain. Qu’importe. (2)

Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. Marcel Proust.

(1) J'aimerais que tu fasses preuve de moins de je-m’en-foutisme dans la gestion de ta vie.

(2) liberté d’indifférence : état d’une âme libre de choisir entre deux partis, parce qu’aucun motif ne la fait pencher vers l’un plutôt que vers l’autre.