C’est passé, bref, instantané, laconique. Les pensées en morceaux, qui s’ajustent ou se déchirent pour ensuite se redéposer, inconscientes du désordre ainsi provoqué. L’idée que l’esprit s’étire et se tricote des images, des paysages, des histoires, fantastiques, avec des vides sur les inattentions et quelques erreurs en pleurs. Il peut broder aussi sur certains faits établis mais sans suites, des fantasmes écarlates d’avoir à en rougir, sur l’ignorance des conséquences. Se voiler la face pour ne rien voir, simplement y croire, au plus profond d’un désir, camouflé, loin des yeux, mais au plus près d’un cœur que la raison étouffe doucement, sans convictions.



Vous auriez pu mourir, je ne l’ai pas envisagé, étouffée, ou je l’ai oublié, il n’y avait personne. J’ouvre les yeux en les gardant baissés, ne pas voir, le vide, la tentative à la tentation de ne pas être coupable de l’irréparable, d’un geste fatale, offert à l’inconscient, de ne pas avoir à choisir entre la vie et la mort. Simple, évident, facile.
A moi les vacances (p'tain de temps à ne pas mettre un cochon dehors).
