29 octobre 2008
Allumer ses reflets chatoyants
Désir-nous, un geste, un rien, un nouveau souvenir, ta main, tes doigts, la brulure de la caresse, tatouée sur ma peau, un souffle, une tentative, avortée spontanément, sur une seconde qui s’attarde et persiste, pourtant. C’était infime, une envie volage, qui s’est laissée ignorer, doucement, légèrement, minuscule corps à corps, sans importance, sans conséquences, un bout de désir échappé au raisonnable, que je savoure, passé minuit, au fond de mes nuits, que je retiens, à peine, pour ne pas te perdre. Une gourmandise adoucissant nos réalités d’une tendresse autonome.
Illustration Pixellabor
15:57 Publié dans Il y a des désirs | Commentaires (16) | Tags : illustration, désir-nous
25 octobre 2008
Il faut des bouches ayant des oreilles !
Quand Waid organise une rencontre de blogueurs, ça roule et ça coule tout seul, l'improbable devient une réalité à midi pile, trois, cinq, huit au final, c'est le coeur battant de plaisir anticipé que je me suis rendue au rendez vous sur les marches de l'Opéra Bastille aujourd'hui, je n'étais pas en terrain totalement inconnu j'y retrouvais Waid et Faits divers, avec qui j'avais déjà passé un moment formidable cet été, il y avait aussi Véropapillon (partie trop vite), Petitefrançaise, PrincesseOnLine, et Pierre-Jean, le courant est passé assez vite et agréablement entre nous tous, la conversation était déjà bien engagée quand Gicerilla est arrivée (bonheur de la voir enfin). Je ne peux pas réellement vous raconter les heures passées, autour de la bonne table de "Chez Paul" (13, rue de Charonne Paris 11ème) de l'après, les "au revoir" aux coins des rues, ou du moment sur un banc a cappella, dire simplement que j'ai déjà l'envie de recommencer, de revoir ces personnes attachantes.
21:39 Publié dans Lu, vu, entendu | Commentaires (34) | Tags : nos belles rencontres
22 octobre 2008
Sa bouche riait
Je viens de faire un test sur le net (faut vraiment que j’arrête)
, celui-ci n’avait rien de convaincant, c’était même un rien ridicule mais j’ai gardé l’une des questions, pour le plaisir (et pour coller au sujet du moment) :
Avez-vous déjà été impliqué(e) dans une fellation ou un cunnilingus ? 
Et hop dico :
Implication
1. participation cachée (à une action inavouable)
2. engagement, par sensibilisation à la responsabilité, de (quelqu'un ou un groupe dans une action)
3. relation de cause à effet
4. mathématiques : en logique relation logique, figurée par une flèche, qui fait dépendre la vérité d'une proposition d'arrivée de la vérité d'une proposition de départ.
16:13 Publié dans Lu, vu, entendu | Commentaires (24)
20 octobre 2008
Fable doublée en fibre lunaire
Détachement, dans l’avidité à se raccrocher à ce que l’on ne trouve plus, désinvolture à mi chemin de ses yeux frigides. Indifférence, sans évidence, qui s’émousse, frénésie ambigüe d’un entrain bordé d’une légèreté nonchalante, qui se balance, à la rigidité du bout de ses lèvres, pincées. Murmure de quelques mots sensibles, blessés d’avoir été joués à la mauvaise personne d’un accord qui s’épuise d’un temps approximatif. A l’audace qui oscille, fermement, sur une hésitation, se colle l’incertitude d’une ombre d’inconstance, contradictions en friction, s’échauffent les sens, en étincelles, artificielles, trompant la réalité d’une contrefaçon, un rien synthétique, à peine pathétique. La mauvaise adaptation s’intrigue d’un crime, que la morale ne saurait percevoir, d’une victime, d’un coupable, un nœud au désespoir, de la fin qui se trame à la manœuvre de l’illusion, qui se plante dans le décor mots mâchés, d’une chronique sous X, sans témoins, ni trompettes.
Illustration Knavish
15:32 Publié dans Echos à Vous | Commentaires (11) | Tags : chronique sous x
19 octobre 2008
Car la vie est toujours pleine de lumière et de bruit !
"Il faut être un enfant pour être insouciant. Je ne suis plus un enfant !"
Un film qui se regarde le sourire au coeur.
18:39 Publié dans Lu, vu, entendu | Commentaires (12)
14 octobre 2008
Langage des âmes, et des coeurs qui battent la mesure
Avant dimanche il y avait samedi, c'est d'une logique implacable (et puis vous n' aviez qu'à suivre). Donc samedi nous nous étions donnés rendez-vous à Champigny avec Fabien (S.B.F.) Sandrine et Fiso, chez Alain, fan (et c'est peu de le dire) de musique et des musiciens qui organise dans son superbe établissement au Belvédère, avec Jeanine des concerts, enfin concerts c'est un peu restrictif, au Belvédère, il y a :
- Concerts tous les Samedis de 16h à 20h tous Styles
- Des soirées à Thème
- Théâtre d’impro tous les derniers vendredi du mois
- Des scènes ouvertes
- Une Broc’ Music et son festival en Mai
- Le Printemps des Poètes
- Soirée Vidéo sur Marne
- Des soirées Cabaret
- Ici on peut apporter son manger (soirée gamelle)
- L’été Barbecue à disposition pour manger entre amis
Nous nous étions réunis pour aller écouter Sandrine, qui y chantait et je l'adore définitivement irrémédiablement, après l'avoir vu interpréter ses chansons avec autant de talent et d'émotions, il y avait aussi Camel Arioui, magique et envoûtant (tellement qu'on a piqué des affiches pour mettre dans nos toilettes Fiso et moi) et Tomislav "one man band" à la belle voix. Je dois reconnaître que la compagnie était bonne et que ce fut une très belle journée, la suite en image, comme d'habitude.


22:45 Publié dans Lu, vu, entendu | Commentaires (18) | Tags : nos belles rencontres
12 octobre 2008
La liberté de voler
Aujourd'hui on m'a offert un rêve. Imaginez-vous à…4000 mètres d’altitude, le moniteur vous tape sur l’épaule, c’est le moment, mise en place à la porte et …ça y est, le grand plongeon, 50 secondes de pure chute libre, 2500 mètres, de pures émotions … indescriptible de violence et de plaisir, c'était génialement bon.

22:39 Publié dans Sans dessus-dessous | Commentaires (38)
10 octobre 2008
Au clair du prince des Lunes
A la faveur d'un enfer, qui perle aux coins de tes yeux, les heures qui se décomposent à la souffrance incontrôlable, instable, lunatique. Je déteste à l’envie d’en finir à ce temps qui s’effrite de riens, au quotidien, de l’absence de solutions ou tant d’impossibles remèdes sur lesquels détourner le regard. Désirs inconscients qui griffent les pulsions, à la répulsion, d’un avenir qui ne peut se définir à la couleur de la nuit, qui s’étreint sur un jour sans biens, à l’écho de tes silences qui tranchent dans le vif, de mes hésitations, à vivre ces fragments de nous, esquissés à la pointe de nos détresses.
Illustration Donjuki
19:14 Publié dans Les pensées crocodiles | Commentaires (10) | Tags : illustration, enfer, prince des lunes
07 octobre 2008
Touchée mais pas coulée
Effectivement petite M. je suis joueuse, et même si je suis une buze en musique, je relève le défi tant bien que mal mais avec grand plaisir. En commencant par mettre le réglement : choisir cinq chansons qui vous ressemblent et expliquer pourquoi, (et là c’est la cata de chez catastrophe, je vous laisse deviner). Faire la playlist, je crois que j’ai réussi. Rajouter en sixième position LA Chanson (j’ai séché lamentablement). Taguer cinq autres blogueurs (les doigts dans le nez).
Alter ego, Jean louis Aubert.
Où tu es
J'irai te chercher
Où tu vis
Je saurai te trouver
Où tu te caches
Laisse-moi deviner
Dans mon cœur rien ne change
T'es toujours là, mon ange …
Je me suis envolée, Maurane
Et j'ai marché, marché seule
Toi tu dormais, touché du doigt
Le ciel étoilé
Courir pieds nus dans l'été
Pieds nus dans l'été
Je me sentais libre et légère
J'étais ma propre lumière
Mes idées noires, je les avais alors oubliées
Au fond d'une nuit égarée
Et puis j'ai respiré
Peut être un peu trop fort …
Ma plus belle histoire d’amour, Barbara
C'est vrai, je ne fus pas sage,
Et j'ai tourné bien des pages,
Sans les lire, blanches, et puis rien dessus,
C'est vrai, je ne fus pas sage,
Et mes guerriers de passage,
A peine vus, déjà disparus,
Mais à travers leur visage,
C'était déjà votre image,
C'était vous déjà et le cœur nu,
Je refaisais mes bagages,
Et poursuivais mon mirage,
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous,
Testifyl, Phil Collins
Chaque coeur qui a déjà été brisé
Sait que ces choses ne doivent pas être non-dites
Donner de toi-même, se donner à l'autre
La force de s'appuyer sur quelqu'un d'autre
Je serai là pour toi, je sais que tu seras là pour moi
Les oiseaux, Balavoine
Ce matin assis sous le ciel
Je pleure au bord de la Moselle
Et j'attends les oiseaux
On dit que partout c'est pareil
Qu'ils sont morts pendant leur sommeil
D'avoir volé trop haut
Ceux qui s'étaient perdus
Ont dû s'en aller si haut
Qu'ils se sont brûlés sur le soleil
Plus haut qu'le Dieu décida à faire mourir le vent
Plus haut que nous ne pourrons aller avant longtemps
C'est si loin
Loin de moi, de mes yeux déçus
Aveuglés aux voûtes d'azur
Je n'y crois plus
Je propose à :
De relever à leur tour, ce petit défi
, ou pas. 
15:59 Publié dans Echos à Vous | Commentaires (22)
05 octobre 2008
Se baiser le cœur et les yeux ailleurs
Écrire l’amour, par défaut, parce que l’on manque à le dire, à le vivre, que les sentiments au bout, des lèvres, préfèrent se terrer la gorge serrée ou en pensées qui ricochent dans un mal de tête qui tue, sur quelques blessures de trop, qu‘on peine à cicatriser. Exposer en couverture, des mots qui se suivent et rester à couvert dans des silences, que rien ne vient remplir si ce n’est l’absence de ce que l’on ne peut atteindre, car on ne connaît pas le chemin. Perdre la raison, halluciner quelques rêves qui traînent encore et suivre son corps en diverses batailles au creux des draps, entre des bras, au fond des nuits, sous des miroirs, en musique, pour combler le vide, quitte à tomber, sans se fracasser à de vains regrets, de ne pas avoir chercher. Définir l’amour, par envie, parce qu’il nous manque, tout simplement.
Illustration Helder Oliveira
14:11 Publié dans Echos à Vous | Commentaires (17) | Tags : illustration, se baiser le coeur



