28 janvier 2009
Les cattleyas du poisson-lune
22:58 Publié dans Les pensées crocodiles | Commentaires (24) | Tags : la nuit dans une robe en poult-de-soie et trois poussins
25 janvier 2009
Un accro dans l’histoire fauve de la girafe
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« Vous le diriez banal, sans doute, mais en me voyant, il souriait, à chaque fois, on aurait pu bâtir une vie sur ça » Miss Pettigrew, lives for a day. L’ordinaire auquel on veut échapper, à tout prix, n’est il pas finalement ce que l’on devrait chercher, quelle est cette course folle vers l’originalité, l’envie de se démarquer, hors limites, si ce n’est celles qu’on imagine, tant bien que mal, dans les échos voilés, écorchés, d’autres, tout aussi perdus. Un songe s’écrase dans la pièce, éclaboussant les murs, d’ombres et de lumières, les rêves brisés, recollés, sèchent, accrochés à un fil, tendu, sous pression, de cycles à composer, en vase clos. Se murer, autiste, à temps partiel, dans quelques heures qui s’étouffent de tout, qui s’assassinent d’envies impossibles, qui se frottent, à des fantômes, farceurs, moqueurs, amnésiques et la vie tourne, frappant, quelques coups, parfois, quelques rituels pour nous, sans remèdes, une pincée de ça, et si, toute proportion gardée, d’hasards, hagards, cherchant le sud, les yeux au ciel, aveuglés d’avoir pleuré, à sec.
13:23 Publié dans Les pensées crocodiles | Commentaires (16) | Tags : et tout autour chantent les rivières
21 janvier 2009
L’alpenage de Knobst, emballé de fauteuils rouges
Je suis allée au Théâtre hier soir, avec Oh! On est allée voir « L’alpenage de Knobst » au Théatre 14 invités par Laurent Delpit, (merci Laurent pour ce beau cadeau) une sombre affaire de deal de bouquet de fleurs à remettre à Letti Laubiès, l’une des actrices de la pièce. Oh! m’a gentiment demandé : ca te botte ?, j’ai dit oui, évidemment. J’ai passé un très très bon moment, c’est surprenant, l’histoire est originale et le jeu des acteurs ne laisse pas indifférent. Avant que cela ne commence, Oh! m’a révélé ses talents de tragédien, Britannicus de Racine, bientôt à l’affiche, fouillant sa mémoire, il avait tout, le rythme, la tension qui monte ...
"Ce dessein s'est conduit avec plus de mystère.
A peine l'empereur a vu venir son frère,
Il se lève, il l'embrasse, on se tait, et soudain
César prend le premier une coupe à la main :
"pour achever ce jour sous de meilleurs auspices,
ma main de cette coupe épanche les prémices;
dit-il ; dieux, que j'appelle à cette effusion,
venez favoriser notre réunion."
par les mêmes serments Britannicus se lie ;
la coupe dans ses mains par Narisse est remplie ;
mais ses lèvres à peine en ont touché les bords ..."
et vlan, il tombe raide mort ! tu vois ? attend je recommence, "Ce dessein s'est conduit avec plus de mystère ..." et il a recommencé plusieurs fois, avec les mains, les yeux, la bouche, tout, une merveille.
En cherchant Britannicus sur le net ce matin j’ai trouvé cette réplique que je trouve très belle (j’ai tant de choses à découvrir encore) :
"Excité d’un désir curieux
Cette nuit je l’ai vue arriver en ces lieux,
Triste, levant au ciel ses yeux mouillés de larmes,
Qui brillaient au travers des flambeaux et des armes,
Belle, sans ornements, dans le simple appareil
D’une beauté qu’on vient d’arracher au sommeil.
De son image en vain j’ai voulu me distraire...
Trop présente à mes yeux, je croyais lui parler,
J’aimais jusqu’à ses pleurs que je faisais couler."
(Acte II, scène 2)
J’avais pris l’appareil photo, bien sur …

Sur le chemin du retour, nous parlions de cigarettes et Oh ! me lance :
- Tu as entendu, ils ont verbalisé une femme qui conduisait au volant ?
- … ? pardon ? une femme qui conduisait au volant ?
- Oui, ils ont mis une prune à une femme qui conduisait au volant !
- Une femme qui conduisait au volant t’es sur ?
- Oui, une femme qui conduisait au volant, pourquoi ?
- …
- °_O
- Oh p’tain faut que je la note celle-ci !
22:33 Publié dans Lu, vu, entendu | Commentaires (18) | Tags : il marche, ses yeux mal réveillés et le coeur renversé
18 janvier 2009
Parler au hasard et tisser des fils dorés
C'était bon, c'était doux, c'était du rire et des plaisirs, une broche qui vole, une perle qui tombe, une ardoise qui disparait, des histoires de filles, Fiso, PrincesseOnLine, VéroPapillon, moi, des histoires de blogs, des histoires tout court, un tonneau et bien sur un appareil photo ...

16:57 Publié dans Lu, vu, entendu | Commentaires (24) | Tags : nos belles rencontres, des mots serrés côte à côte
15 janvier 2009
Un secret battement de songe
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Ebauche-moi, de toutes les couleurs, doucement, sans raison particulière, si ce n’est le désir, celui qui comble, espace, laissé par un morceau qui manque, jamais rempli, infiniment. Entreprend-moi, sans façon, sans leçon, à l’instinct, pour se faire du bien avec les mains, à contre-sens. Silhouette-toi, dans l’ombre d’une lune, équivoque, qui se voile à l’obscurité, troublée. Transmet-moi tes contours et tes détours, tes creux, courbes frissonnantes. Agace-toi d’une excitation, poison, à la langueur, de préliminaires qui se cherchent, à tâtons. Effleure-moi, de toutes tes forces, entre tes bras, possession par artifices, d’une magie sensuelle, rebelle, sorcellerie, qui s‘illusionne d‘un sortilège. Enchante-nous, et s’il nous plait, ne jamais plus en revenir.
23:17 Publié dans Il y a des désirs | Commentaires (16) | Tags : mouvements observés sous des rêves
11 janvier 2009
On ferme les yeux des jours avec douceur
Il y a certaines gourmandises qu'on aimerait faire durer, encore et encore, ce n'est pas toujours possible, malheureusement, reste les souvenirs et quelques kilos photos, promesses de tout ce qui reste à vivre, à faire, à voir, à aimer. Aller hop un p'tit topoboutsdephotos d'un dimanche sous le signe du chocolat.

21:30 Publié dans Lu, vu, entendu | Commentaires (22) | Tags : des rêves riches, noirs, soyeux et doux qui troublent les sens, elle s'est endormie le bonheur aux lèvres
10 janvier 2009
Ne pas déplacer les fantômes des étagères
" Je suis plein du silence assourdissant d'aimer. " Louis Aragon, Le fou d’Elsa. Quand dans l'absence on se fou d'amour. Et l’amour court, à en perdre haleine, dans le blanc d’un hiver, qui se décore d’un cœur givré, du bout du doigt, pour le geste, pour l’espoir, d’y croire. Le cliché est glacé mais l’idée reste, figée à la pensée, de s’amuser du caprice qui s’y glisse. Placebo aux blessures qui grattent un peu, qui s’ignorent, d’un impossible remède, la tête ailleurs pour ne rien en voir. Chercher les images d’où naîtront les mots, les enfiler, sur un fil fragile, seulement rompu, parfois de quelques points, de suspension … pour l’imagination ou ce que l’on ne sait dire sans les mains, sans une peau où écrire quelques caresses, à jouir, d’un silence.
17:55 Publié dans Echos à Vous | Commentaires (19) | Tags : irrépressible, incoercible, irrésistible, une envie folle
07 janvier 2009
Le choc des vagues contre un temps sur les pointes
23:51 Publié dans Les pensées crocodiles | Commentaires (23) | Tags : il y a de grandes flaques de sang sur le monde
04 janvier 2009
J'ai sucé le Panda, et le reste en vrac
21:08 Publié dans Lu, vu, entendu | Commentaires (22) | Tags : serveur dans un restaurant de nouilles
01 janvier 2009
Matières précieuses et des perles de pluie en collier.
A cette nouvelle année, qui commence et à celle qui est passée, à moi et surtout à nous, à tous ceux que nous aimons. J’ai remonté le temps et mes archives, prélevant chaque mois, dans une note, quelques mots, sans trop de raison, juste pour voir.
Et j’écris, je dépose des mots, pour moi, pour les absents, les bien présents, pour ne pas être seule, pour partager et peut être trouver par ailleurs des réponses ou de nouvelles questions qui font que chaque jour devient soudain autre chose que 24 heures de passé sans que rien n’ait marqué le temps qui passe. « Maintenant je marche « Into the wild » vers l’inconnu. Le bonheur n’existe vraiment que si il est partagé. Ce n’est pas le collant qui est le plus important quand on a des supers pouvoirs ... Réanime-nous, sous le choc, dans un désir apocalypse, pleure ta jouissance comme dans une tragédie, temps mort, au coin d’une nuit, prend-moi, en furie, comme on vit, comme si c’était la fin, demain, la dernière heure, le bout de tout, juste pour nous, survivants, éperdument. 75 cl de rhum soit 2/3 ambré et 1/3 de blanc 25 cl de sucre de canne 6 bâtons de cannelle (ça marche aussi avec 3 bâtons de vanille) laisser reposer quelques mois et déguster avec modération. La mémoire s’amuse sous l’évocation de nos troubles-frissons crevant l’obscurité de ces vies qui s’amplifient aux caprices, de vouloir tout changer, tout aimer, tout briser et recommencer, encore, tant, autant, en oubliant les si, définitifs. « C’est quoi un nouveau jour qui se lève ? » … c’est le caprice d’envisager que tout est possible. Se projeter sur le devenir, se vouloir et pouvoir un peu, avec force, avec rage, même en larmes, se battre, résister ou au contraire, enfin se laisser aller à des possibles même avec contraintes. C’est demain qui s’anticipe, fragile, sur l’espoir d’une renaissance, on n’arrive toujours pas à l’écrire mais on veut le vivre. « Il n'y a de réalité que lorsque l'imaginaire ne nous apparaît plus. ». On n’aime pas plus ni moins, on s’aime autrement, tout simplement. Exposer en couverture, des mots qui se suivent et rester à couvert dans des silences, que rien ne vient remplir si ce n’est l’absence de ce que l’on ne peut atteindre, car on ne connaît pas le chemin. Abandonnez-nous, votre corps, votre cœur, qu’on en fasse l’écrin de nos nuits torrides, de nos jours incendiés. Accordez-nous votre fougue et jetez cette raison qui fait chier, bordel ! Comme je t’aime.
18:01 Publié dans Les pensées crocodiles | Commentaires (26) | Tags : la nuit éconduite rentre chez elle le cœur en bandoulière







