23 novembre 2009
A peine visible et des amas de naïvetés
J'ai le cerveau qui se serre, en contractions, sous silence, j'expulse quelques vertiges, qui me font planer quelques secondes, ailleurs, au mieux je retombe, pas trop loin, l'air de rien, au pire je rechute, sans trop de mal. J'ai quelques heures à habiter. Hésitations et quelques mots qui trébuchent sur un temps incohérent. C'est plus facile en son absence, juste une carence, une petite insuffisance, que je me traine sans trop d'efforts, une habitude familière. Que vais-je faire des sentiments en sa présence.
16:33 Publié dans Les pensées crocodiles | Commentaires (2) | Tags : préposition de mélange intime
18 novembre 2009
Qu'importe ? Au fond de l'Inconnu
15/11/2009 22:39
Je viens de me faire taguer par Dana qui m'a offert un prix :

18/11/2009 10:00
J'ai récupéré l'image, c'est kitch, ça brille ...
Il y a sept règles :
- remercier l'ami blogueur.
- copier l'image et la montrer sur son blog.
- mettre le donneur en lien.
- raconter sept choses inconnues sur soi-même.
- offrir, à son tour, le prix à sept blogueurs.
- ajouter leur lien.
- et les informer.
11:12
Les règles on sait ce que c'est, le mieux c'est de les détourner, voir de les ignorer. (A l'heure où j'écris ce brouillon de note, j'ignore encore ce que je vais en faire). Sept choses inconnues c'est énorme, faire le choix de rester dans un futile facile incompréhensible, ou au contraire sauter violemment et des deux pieds sur l'occasion et parler de choses importantes, qu'on garde cachées, plus ou moins, par peur, peur de quoi ... je ne le sais pas et c'est peut être justement l'occasion, va savoir. Je vais déjà trouver un titre, un tag et on verra ensuite pour la suite.
11:32
En me relisant, je me dis que peut être je pourrais envoyer le début sans la fin, et attendre sans faire de choix, ou mieux me laisser influencer par ce qu'on pourrait m'en dire et ne plus avoir, ainsi, à choisir. "Puisque je ne suis pas capable de choisir, je prends le choix d'autrui." Ecrivait Montaigne.
12:00
Je n'ai pas sept choses inconnues à écrire, l'occasion n'était peut être finalement qu'une fausse impression et cela pourrait clore ce débat avec moi même.
17:28
Finalement j'ai fini par en trouver sept.
1) J'ai rarement pleuré dans ma vie et j'ai un paquet de larmes en réserve, des millions de litres qui ne demandent qu'à sortir.
2) Quand je mens j'ai un sourire automatique, même dans des situations pouvant être dramatiques.
3) Pendant des années j'ai été accro aux romans Arlequins.
4) J'ai une maladie rare, orpheline, je suis en « souffrance » 10 sur 10, 24 heures sur 24, j'ai appris à faire semblant, on ne se doute de rien, les hôpitaux, les essais médicamenteux, je suis épuisée, tellement fatiguée, et vivante.
5) Je vois une psychologue depuis le 06 novembre 2009 et je lis, sans le comprendre, le livre de Didier Anzieu, « Le moi-peau » uniquement pour le titre.
6) J'ai souvent été amoureuse mais je n'ai jamais aimé, les hommes de ma vie sont systématiquement des amours impossibles.
7) Ça fait plus de trois ans que je n'ai pas nettoyé ma voiture.
Et pour une fois, exceptionnellement, je ne refile à personne la patate bouillante.
17:34 Publié dans Echos à Vous | Commentaires (16) | Tags : effleure du mal et murmure à sa fin
17 novembre 2009
L'orchestration des captifs
Je ne vais pas me fouler un doigt en écrivant cette note, je profite du talent d'Oh91 qui a très justement "tracer" le moment et je vous invite à le lire pour la version en mots, à moi les images, comme d'habitude. Au rendez-vous pour le classique : Igor, Oh!91, Petite Française, Un Bruno et son fils Steph et pour le verre d'après concert nous avons ensuite retrouvé Fiso, P_o_L, et Deftones.

* Je re signale au passage le rendez-vous de jeudi, toutes les informations chez Fiso
21:04 Publié dans Lu, vu, entendu | Commentaires (6) | Tags : attaquer un tempo nouveau
12 novembre 2009
Cosmos et la somnolance Pétrifiée
La texture des mots, « Inassouvie, la vie, puisqu'il nous manque toujours quelqu'un ou quelque chose. Inassouvie, nous survivons; Inconsolables, nous demeurons, nous les humains, les inassouvis. » Fatou Diome. Coups de cœur, dans la peau d'un homme, parfum de lune, air du temps. Laisser une trace, plus que jamais, sur les pistes d'un rêve, on oublie le souffle, le secret d'un regard, mon premier amour. Magicien des sens, vous êtes Unique, l'irrésistible, rire, tous ses éclats, pour ne pas pleurer. Plein la tête, il était une fois, à l'auriculaire droit, une chevalière où est incrustée le titre de la tragédie de corneille. Je t'aime du bout des doigts, de sable et d'eau, de la fusion à la désillusion, ensemble au grés des courants. RARE est trop singulier pour se mettre au pluriel mais le pouvoir de séduction de ce mot « solitaire » est si fort ... Elle peut s'en inspirer. « Il me dit : tu es là. Il me prit la main mais il se tourmenta encore. » Le Petit Prince de Saint Exupéry. La pale lumière givrante a repeint la forêt en camaïeu gris-argenté pour le tisseur de rêves en soie primitive, qui s'active, doux et généreux.
23:49 Publié dans Echos à Vous | Commentaires (16) | Tags : par l'ennui et ses folies
07 novembre 2009
J1 : 06 novembre 2009, 16:00. Articulé à la perception.
« Le rêve est la représentation aux yeux de notre esprit des objets qui occupent notre pensée. Il a été prouvé qu'une personne humaine normalement constituée est obligée de rêver pendant son sommeil. Le rêve serait une sorte de « soupape de sécurité » permettant à l'Inconscient de s'exprimer sans perturber l'équilibre psychique de l'individu. »
- vous rêvez ?
- non, plus du tout, mes sommeils sont vides, c'est le noir total, j'essaye de rêver le jour mais ce n'est pas pareil .
- il vous faut retrouver votre imaginaire, retrouver votre part de rêves inconscients.
...
15:34 Publié dans Pièce confidentielle | Commentaires (15) | Tags : 100 minutes nocturnes
05 novembre 2009
Miscellanées
A bout portant, de faits détachés, mélangés, qu'importe cet instant quand viendra le moment, suivant, à la nuit, qui s'infiltre, à la saveur humide, à la fin d'un jour ordinaire qui se dépouille, à cru, à ne plus savoir qu'en faire. Mal de cœur, sur un malaise, tombe à l'eau, trouble la vie, sous la pluie d'orage, se berce et s'apaise avant de sombrer en état de grisaille, étouffé. A contre courant, dans des sables émouvants, contre toute apparence, se sauve d'une humeur alternée, tour à tour, différente, dénaturée à une lumière nue. Et le petit reste du jour a presque fini de se consumer.
20:38 Publié dans Les pensées crocodiles | Commentaires (12) | Tags : qui se flamme sur le champs et les limites du vent

