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31 mai 2010

Passagère et fragile, se croire sans illusions

Les religions ne m'ont jamais réellement touchées, les rites et les règles, les lieux, n'ont jamais allumé quoi que ce soit au fond de moi, si ce n'est de la colère parfois. Mais je dois reconnaitre que pendant quelques minutes, voir pendant de longs moments je me suis laissée prendre à la beauté fascinante de l'église orthodoxe, dont j'ignorais tout, peut être le coté brillant, lumineux, apaisé, les regards, les chants, une vrai sincérité dans leur dévotion discrète, ce fut réellement une belle découverte pour moi et j'ai aimé ça.

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29 mai 2010

Capacité de quatre à six boules

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C'était juste un peu mou, mais pour une première fois cela semble normal.
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Message perso : j'ai toute la collection (et plus encore).

14:30 Publié dans Lu, vu, entendu | Commentaires (19) | Tags : avec 2 cochonnets

28 mai 2010

Marcher sur la terre et jeux d'enfants

 

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A titre informatif, j'ai bloqué mon dimanche 08 août 2010, en espérant qu'il fasse beau, pour faire, comme prévu, la traversée de Paris à pied, j'ignore encore dans quel sens, je sais simplement qu'il y aura des pauses "gourmandes" et "découvertes" selon l'inspiration et ce qu'on trouvera sur notre chemin, cette sortie est destinée à tous (enfin les pas grognons à qui ça fait plaisir) j'ai vaguement regardé sur le net une traversée fait entre 20 et 25 kilomètres et j'ignore en combien de temps on peut les faire.Voila c'est tout et c'est une affaire à suivre pour les détails.

27 mai 2010

Rien de plus qu'une housse à la nuit

l'épine à Philo.jpgCompose-moi, comme Je pense à toi, comme hier, il y avait tes yeux précipices et  tes mains, les effleurements appuyés sur nos caprices, cède-moi, à donner vie à la chimère, aujourd'hui c'est le néant. Sans tarder je t'aimerais, une fois encore, tant, aliène-moi, abondamment. Je t'imagine toi, comme au passé de ces heures mosaïques, à ton dos tourné, dans un trouble silence impénétrable, à la lumière de ton infidélité impitoyable, tu t'en veux comme je te veux, trop fort, cruellement. Évoque-nous, toujours plus déments, insensés, dans le plaisir de nos peaux qui se touchent, et quelques chuchotements audacieux, de la caresse inconsciente, instinctive, qui se colle, se glisse, à l'envie de toi, assidue, là, ici, maintenant. Mon inclinaison, je veux tes lèvres, ton souffle court, entreprend-moi de tes audaces impudiques, comble mes vides de tes désirs vigoureux à en faire rougir nos mémoires, demain.

 

Aujourd'hui c'est l'absence mais je te médite d'une dérisoire perspective.

 

Illustration "sujet épineux" par Philo

25 mai 2010

Sinueuses et nulle part est toujours plus loin

Vous conduire sur quelques chemins, vous entraîner, encore un peu, à quelques détours, entre hier et aujourd'hui, la Roumanie, chez Dana, où le temps prend encore son temps, une flânerie qui sort de son lit doucement et des couleurs dans le cadre, au milieu un château pour un empaleur qui ferait presque peur, là bas on promène les vaches comme ici les chiens, on nous répond "avec plaisir" et la joie les illumine, fantastique, faut juste dire merci, je gagne un café à la station service, et encore et aussi, il y a tant sans savoir comment le dire. Alors je ne vais plus rien dire.

Il en est des paysages comme des hommes : il faut un peu les vivre pour pénétrer leurs secrets. Harry Bernard

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21 mai 2010

L'ironie hésite à sourire et le monde au bout

idée.jpgUn rythme cardiaque qui s’accélère, une obsession qui s’incruste, une pathologie, une addiction sans produit, une toxicomanie sans drogue.

J’ai encore craqué hier soir et j’ai commandé une yaourtière et une sorbetière, je suis accro compulsive au petit électroménager, certains disent que l’achat compulsif c’est plus ou moins un déséquilibre émotionnel. M’en fout. (1)

Enfer ou Paradis, et entre les deux, y a-t-il un équilibre, même infime, un endroit où se poser, sans tomber. Pourquoi tant de démesures, de désirs absurdes, pourquoi toujours plus, pourquoi vouloir être différent, et toujours faire semblant. T. m’a dit « mon monde, je crois qu'il est carré, ça tourne bizarrement » j’aime cette idée. En pleine lumière, à quoi joues-tu si naturellement, comme une habitude, mais il est doux de retrouver cette incertitude, qui s’incrédule, entre deux émotions et quelques souvenirs, ambigüité sous marine et une énigme plus tard, qu’en sera-t-il réellement demain. Qu’importe. (2)

Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. Marcel Proust.

(1) J'aimerais que tu fasses preuve de moins de je-m’en-foutisme dans la gestion de ta vie.

(2) liberté d’indifférence : état d’une âme libre de choisir entre deux partis, parce qu’aucun motif ne la fait pencher vers l’un plutôt que vers l’autre.

19 mai 2010

Toi-même à mon altitude émergeant des nuées.

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Des mots ici jetés, ceux qui ne veulent pas sortir, les étouffés dans un murmure, ceux qui restent bloqués, muets. Je suis inquiète, je n’habite plus ton silence, une porte s’est fermée, je n’invente plus cette compréhension, inconsciente, de ton absence. J’ai l’imaginaire en déroute, qui tourne en boucle, sur un malaise, si seulement, j’arrivais à te toucher, juste un peu, voir dans tes yeux, à peine, juste de quoi chasser ces regrets amers, d’avoir été sans pouvoir être, c’est d’une étonnante banalité, c’est sans l’ombre d’un doute sous un ciel d’incertitudes, c’est l’heure d’hiver d’une saison en pleurs, l’esprit a mal d’être tellement bancale des sentiments avortés, dans un soupir je m’invente l’I.V.A., l’Interruption Volontaire d’Amour, œil pour œil et sans moi. Aux cœurs errants rien d’impossible et d’un dérisoire naît un néant absolu, des formules en bataille pour changer de sujet.

Dans un autre registre justement et pour parler d’autre chose, faut arrêter de me prendre pour une conne, ça commence à me gonfler, sérieux.

18 mai 2010

Hypnose et l'impalpable grimace

Illustration Kubicki

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Aimer quelqu'un, c'est le dépouiller de son âme, et c'est lui apprendre ainsi - dans ce rapt - combien son âme est grande, inépuisable et claire. Nous souffrons tous de cela : de ne pas être assez volés. Nous souffrons des forces qui sont en nous et que personne ne sait piller, pour nous les faire découvrir. Christian Bobin.