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29 juin 2010

D'un naturel artificiel pyrotechnie et moi

orage.jpgImages et souvenirs à la surface de cette journée un peu particulière, un jour d’orage, un dimanche, très chaud aussi, tout aussi lourd, un jardin intérieur, gorgé de fleurs épanouies, prêtes à laisser tomber les pétales, le parfum lourd de leurs essences mélangées, un rien sauvage, manquant d’entretien, un jardin un peu sauvage, avec ses herbes folles, le chemin pavé effacé, et les murs de pierre tout autour, des fenêtres aussi, voilées par les reflets du ciel, et l’orage a éclaté, fort, hurleur, bruyant, féroce, les gouttes énormes sont tombées, un déluge, une tourmente, une colère éclatante, sans bouger, sans courir s‘abriter, les yeux et le visage levés vers le ciel furieux, ayant atteint un point de non retour, violence enragée soudaine et changement de lumière, plus blanc, et des gris, étrangement différents, et le noir obscure, des mains sur la peau, tendues, vagabondes, curieuses de découvrir les effets de l‘eau glacée sur l‘épiderme surchauffé, des lèvres qui se posent pour goûter, sentir et savourer, dessinant un chemin brûlant du bas du dos aux épaules pour finir sur un sein tendu, et l’amour là dans le jardin sauvage, sans témoins, ou peut être quelqu' un derrière les fenêtres, dissimulé.

27 juin 2010

La 230 au bout d’une nuit et un climatiseur

Ppileouface.jpgrendre le cap, s’y accroché, « voulez vous éviter les péages » non , il est déjà trop tard, une petite folie te griffe le ventre et te caresse le caprice d’un émoi, enfants trop grands qui jouent à se rire de tout. Sans imaginer un désenchantement, surtout dans l’allégresse d’une jubilation devant le culot de cette audace, le destin un rien complice « Vous êtes arrivée ». A la moitié de la nuit face à l’inconnu qui ne l’est plus. Chercher ses lèvres avidement, sa langue gourmandise, sa peau, cet instant hors du temps, cette aventure que l’on s’offre à l’heure des vies qui se détournent d’un droit chemin, à la conquête d’une traversée à l’aveugle mais non sans les sens, sans dessus dessous, sensations éperdument, qui se cherchent, se ratent , se trouvent, sur un autre air que celui que l’on connaît, par cœur, à l’improvisation. Se découvrir autrement, différents. Et une tendresse, les gestes, les yeux, la bouche, c’est là l’accord, la trouvaille, l’étincelle, la jouissance étonnante, surprenante, occultée lors des explorations méconnus. C’est en plus, un bonus, c’est le sourire au jour qui se lève, c’est l’inclinaison à faire demi tour, c’est le souhait, les doigts croisés, de réinventer des caps, de telles gageures à la hauteur de ce premier soir, c’est la touche d’appréhension car le passé n‘a pas forcément de futur à conjuguer, surprenant détail à mes jours qui s‘écoulent, entre ce que l‘on veut, ce que l‘on souhaite, ce que l‘on s‘invente, ce que l‘on tente désespérément, et ce que l’on obtient, subjuguée sous le coup d’une surprise captivée, mais bien loin d’être capturée, un hasard et quelques ravissements par-dessus.

24 juin 2010

Avec le chaos jusqu'aux coudes et la petite lumière

vladstudio_halloween_kitten_320x480.jpgC’était mon dernier mot et il s’est brisé sur une sensibilité mal placée, depuis je préfère me taire, en silence. Faut il réellement se protéger quand l’on donne, faut il nécessairement que l’on soit lucide pour être fort. Finalement j’ai l’air de me laisser séduire. J’ai combattu mes réserves et entre mes mots une voix, des désirs et des envies, un rire, un souffle sur la fin d’un jour et le murmure d‘un baiser (un baiser ne prend sa juste valeur que cachée sous l’attrait du désirable grisant), éternelle promesse à l‘éveil des sens, à la fragilité de cette découverte, à la futilité de ce plaisir à vif qui s‘émoustille à l‘inconnu anticipé. Je regarde passer mes nuits depuis un moment, les yeux grands ouverts dans le noir, je me rejoue quelques scènes sans le script et sans erreurs, si j’avais pu, si j’avais su, j’ai mon monde à refaire et une vie à habiter. La nuit je m’autorise la faiblesse d’avoir peur, je me parle de ma douleur, de mes chagrins, de cette nouvelle épreuve et j’en fais le tour, tout autour, forcément je ne dors plus vraiment et je suis fatiguée, trop. Mais je vais bien, tu n’as rien vu, rien dit, rien demandé, comme beaucoup, comme presque tous, comme les autres, ça me fait doucement sourire, c‘est mieux qu‘en vomir. (La colocation à 40 ans avec sa mère n'a rien de simple parfois) ce soir je lui ai parlé de T. lui expliquant plus ou moins ma situation, elle a semblé  à moitié surprise et a accepté bien sur d'aller passer une nuit ailleurs  avant de rajouter : et sa femme elle va bien  ? ... je te laisserais le chat !  je n'ai pas su quoi répondre, pour le chat.

Illustration Vlad Gerasimov

22 juin 2010

Au mieux je m’amuse, au pire j’en abuse, @axiome de l'illustre Dr S.

smarin01-500x363.jpgJe t’offre toute mon attention que je dissimule, en retenue curieuse, amusée d’une provocation malicieuse, je te private cet algorithme improbable sur une non information, à ton esprit supérieur atypique, tu me fais rire, et c’est de bon goût à mes nuances, c’est libérateur de ne pas savoir pourquoi, tu l‘ignores aussi et j‘écoute cette histoire de "pirates, à voiles, niqués sur une île, un dimanche et les rochers s‘en souviennent encore, c’est un trésor espagnol qui batifole à la fraise de bord de mer sur un temps à la hausse"  tu me pardonnes, souterraine, et quelques peines en poussières, je t'observe de loin, j’ai vu ton visage le sais tu, je gomme mes interrogations en affirmations, point à cette ligne. Je te laisse la main et l’ouverture sur le concept abstrait et subjectif. C’est une audace et un clin d’œil que j’avais envie de faire, et aujourd’hui l’envie à son mot à dire, quand à la comprendre c’est un autre problème sans réelle solution.

17 juin 2010

Pourquoi ne pas me dire ce que tu penses vraiment ?

nonoceloset17007.jpgTout simplement parce que tu ne veux pas l’entendre, imagine si je te disais l’envie et le désir, les rêves la nuit, les songes le jour, les heures que j’invente entre tes bras sur un temps que j’emprunte avec intérêt, à d’autres, encore et toujours l’histoire recommence, entends-tu ce que j’ai à vivre contre ta peau, sens-tu l’appréhension de ce baiser entre nous, souviens-toi d’un  souhait, il y a longtemps, te demander « puis je vous embrasser monsieur ? » Je l’ai pensé souvent, sans le dire, pourtant. Imagine si tu me répondais non ou pire encore, alors je préfère garder le silence ou des mots qui s’embrouillent dans un flirt sans objet, et j’en suis désolée quand tu t’éloignes ainsi sans comprendre.

13 juin 2010

Humaines affaires

Depuis le temps, finalement j’y suis allée mardi dernier, en fin de journée avec Fiso (rien de mieux qu’elle pour une introduction en douceur dans ce haut lieu de la communauté des blogueurs, coup de chance elle ne sortait pas de la Piscine) et je n’ai rien regretté, faut dire que j’avais clairement déclaré il y a quelques mois, la Comète ça sera sans moi, rapport à certains propos de Nicolas et Tonnegrande dans des commentaires, qui sans savoir s’étaient un rien « emballés » (je suis hyper sensible moi) et puis on ne peut ni plaire ni connaître tout le monde non plus. Mais  il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis et quand même il y avait une part de curiosité, des personnes qui sont autant appréciés, il doit y avoir quelque chose à découvrir si l’on gratte un peu la couche de distinguée obsession sexuelle (tient en passant c’est signe d’une forte dysfonction émotionnelle), et le coté "politique" qui n'est pas ma tasse de thé. j’ai passé une bien agréable soirée, j’ai adoré le vin blanc, les hommes autour du comptoir, l'anaconda guyanais et le lézard sénégalais, les conversations, certaines un peu étranges quand même, une franchise sans artifices presque rassurante, comme dit Fiso ça change des filles (même si les filles c'est très bien aussi). Merci Messieurs pour votre accueil, j'y reviendrais avec plaisir. Et quelques morceaux d'images quand même, pour me contenter le souvenir.

La Comète.jpg
ps : envie de la souligner l'une des recherches google ayant mené ici "partouze ambiance vacances" tout un programme, en me demandant du coup si il existe des partouzes ambiance boulot.
ps 2 : Véro tu m'as agacé grave (et ça c'est la version polie), c'est quoi ce bordel, c'est quoi cette fermeture sur le mot fin  ?

09 juin 2010

C'est un processus au corps vital

vapotage.jpgBon donc voila quoi, depuis le lundi 07 juin 2010 au soir, je tente à nouveau, un arrêt du tabac, lors de mon dernier essai, j'ai tenu quatre mois,  et pour compenser j'ai sucé, cette fois je vapote, on m'a offert de quoi m'amuser pour oublier le manque, cruel (je crois aussi que ça peut fonctionner avec la tarte tropézienne faite maison mais c'est un autre sujet et c'est moins pratique à porter). J'apprécie le coté gadget, il est beau, il brille, il sent bon, et depuis tout à l'heure c'est banane, c'est pas mal du tout, le geste ne m'est pas encore tout à fait naturel, clairement j'ai l'air con. Mon seul regret c'est que clope ou pas clope, fumée ou pas, pour certains ca ne change rien ... hein ! suivez mon regard !

 

04 juin 2010

Je vais y mettre le feu et disposer du désir

Sushi14.jpgÇa recommence, et à l'aube du sang écarlate dans des éprouvettes,  et mon nom marqué dessus, et c'est reparti, sans en finir, les couloirs, les salles aseptisées, l'odeur si particulière de ces endroits où l'on meurt, où l'on revit aussi, où l'on pleure pour ne pas rire, où l'on plaisante pour ne pas crier. Ces blouses blanches, ces yeux ronds, un numéro, les hésitations, les coudes sur le gros dossier et mon nom marqué dessus, suppositions, prévisions, ignorance qu'on camoufle en ordonnances, pour essayer, vérifier, contrôler, abîmer tout autant, sécheresse des voix à l'indifférence excessive, blessante dans son évidence, l'histoire qu'on raconte encore et encore, les maux, dans la douleur qui ne trouve pas de mots à sa hauteur. Je m'épuise à m'accrocher en de vains espoirs, et je recommence. Et heureusement, eux, lui, nous, les nuits en frissons, tes bras qui me serrent si fort, ton plaisir à l'écho d'un mien tout aussi puissant, l'exception de ces moments qu'on arrache tant bien que mal aux autres. Je me fabrique ces instants qui remplissent mon vide, qui s'imposent aux incertitudes, et quelques conneries autour qui m'agacent progressivement. Il y a ces attentions, ces coups au cœur, cette date opéra, des programmes, des rendez-vous, ces bisous, ces pensées jetées, spontanées. Cette merveilleuse qui me comble tant, comme jamais auparavant, à la connivence de nos blessures et de nos songes de princesses en deux pièces. Il y a mon Il pour Elle, nos secrets dévoilés et quelques espoirs un peu partout, sans regrets jamais, pour toujours, je te souhaite tant et tu le sais évidemment sans l'ombre d'un doute, et discrètement un ange veille dans un petit coin de ma vie. Il y a même les silences, une odeur caramel et je t'imagine, t'envisage, t'espère et je t'aime. Il y a ce temps qui coure partout, cette envie impossible et quelques rêves qui s'érotisent de l'interdit. Avec tout ça je récidive et je rechute dans un sourire.