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15 janvier 2009

Un secret battement de songe

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Ebauche-moi, de toutes les couleurs, doucement, sans raison particulière, si ce n’est le désir, celui qui comble, espace, laissé par un morceau qui manque, jamais rempli, infiniment. Entreprend-moi, sans façon, sans leçon, à l’instinct, pour se faire du bien avec les mains, à contre-sens. Silhouette-toi, dans l’ombre d’une lune, équivoque, qui se voile à l’obscurité, troublée. Transmet-moi tes contours et tes détours, tes creux, courbes frissonnantes. Agace-toi d’une excitation, poison, à la langueur, de préliminaires qui se cherchent, à tâtons. Effleure-moi, de toutes tes forces, entre tes bras, possession par artifices, d’une magie sensuelle, rebelle, sorcellerie, qui s‘illusionne d‘un sortilège. Enchante-nous, et s’il nous plait, ne jamais plus en revenir.

29 décembre 2008

Louvre Saint Honoré 502

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Pas envie d’en sortir, et j’y reste, plongée, à cœur perdu, le corps torturé, détesté. Je reste accrochée à ces heures, aux passés mêlés, intime présent, fermant les yeux à cette réalité qui n’aura jamais autant brillée que rêvée. Je pourrais la dessiner, tellement imaginée, je pourrais l’allumer dans le noir de la nuit, d’une pièce close, à des désirs, l’enfance complice, d’indécences, à effleurer tes contours qui se fondent à ma bouche, qui te suce et toi, qui rit, de nous.

29 octobre 2008

Allumer ses reflets chatoyants

goodbye.jpgDésir-nous, un geste, un rien, un nouveau souvenir, ta main, tes doigts, la brulure de la caresse, tatouée sur ma peau, un souffle, une tentative, avortée spontanément, sur une seconde qui s’attarde et persiste, pourtant. C’était infime, une envie volage, qui s’est laissée ignorer, doucement, légèrement, minuscule corps à corps, sans importance, sans conséquences, un bout de désir échappé au raisonnable, que je savoure, passé minuit, au fond de mes nuits, que je retiens, à peine, pour ne pas te perdre. Une gourmandise adoucissant nos réalités d’une  tendresse autonome.

 

 

Illustration Pixellabor

01 octobre 2008

Petite Fantaisie pour un sentiment qui chute

heaven.jpg Rends-toi à l’inclinaison de nos corps, qui s’emmêlent dans l’étreinte kamikaze assassine, ta peau pour horizon, mon paysage, dans le brouillon de nos jeux futiles, pas si fragiles. Ébauche-moi quelques heures contre ton cœur, en tempo, berce-moi à l’harmonie divine, du désir, entre tes bras. Laisse-moi couler, profondément, dans l’apnée de tes baisers. Sauve-moi d’un cri dans la nuit, d’un plaisir avide, affamé et cannibale. Griffe mes certitudes ridicules, l’absence de demain, brise le temps, en fracas, en petits morceaux somptueux, précieux. Aspire-moi dans la convoitise d’envies qu’on ne peut avouer que dans l’ébène d’obscurs moments et souffle-moi les caprices sauvages, les fantaisies volages qui s’amusent de nos troubles en désaccords, pour mieux en jouir, sans en finir. Révèle-toi encore dans tes « je veux » charnels, tapinant les torpeurs, qui précèdent la lumière, équilibristes sur le fil de tes sombres détresses, tombant dans l’aurore, sans faire le moindre bruit, si ce n’est les battements sourds, du silence.

Illustration Contessa of Everything

01 août 2008

Mouvements ondulatoires

accroche.jpgEmbrasse-moi, avant qu’il ne soit trop tard, avant que l’instant ne passe, qu’on n’en finisse plus de vivre ce qui aurait pu quand on l’a voulu et qui s’enfuit sur ce que l’on ne tente plus. Raconte-moi l’histoire de toi et moi, comme il était une fois, et d’un baiser, tout recommencer. Glisse-moi tout est possible, sur un vertige, qui se fige à cette envie de gourmandise, enferme-moi dans un songe, s’il te plaît. Révèle-moi le moment où dans tes bras tu m’emprisonnes, à tout jamais pour quelques heures, sans demain à prévoir. Montre-moi comment tu me fais jouir d’un plaisir brûlant d’avoir été réchauffé à mon corps à coeurs. Allume-moi de tes mains carnivores, de ta peau sous ma bouche, de tes murmures vulgaires, de tes yeux dans mes yeux, de ton sexe entre mes lèvres, d’un soupir, au plus profond, j‘aspire, de tes rêves dans ma tête, de tes audaces soumises, d’un mot de trop, très beau, d’une tendresse sur mes fesses, laisse-toi faire. Emerveille-toi  de cette surprise étourdissante, ne serais ce qu’une minute et déséquilibre-moi dans un trouble précaire, juste pour nous plaire, à la demi d’un jour qui n’existe pas, encore.

21:13 Publié dans Il y a des désirs | Commentaires (17)

05 mai 2008

Abandonne-moi

Se collent les moments, depuis des jours et des nuits, en passé de l'imparfait, sur mes fautes sans avenir, sur une chanson d'envie qui tourne en boucle à ma folie.

40059351.2.jpg
Abandonne-moi et donne-moi l’envie à fleur de peau, me reconnaître du bout des doigts, les yeux ouverts sur un rêve qui s’éternise, sur un matin qui se manque de toi. Confie-moi ce plaisir né de l’attente, convoitise, qui se tortille, de ce caprice à bout de nerfs, à bout de souffle, sur ce délice qui se vague à l’âme sur un corps en tempête, qui se dresse, en perspective, vue de l’esprit. Révèle-moi le grain de ta langue, en caresses déplacées, osées, la douceur de tes lèvres, pour faire grandir mon trépas, à ta chair, je me redessine à l’imagination d’une jouissance, égoïste, qui jaillie, feux d’artifices. Néglige-moi, qu’acides, mes pensées en révoltes, t’inventent sauvage, pour me prendre, sans égards, sans un regard, derrière toi. Perd-moi, dans ce moment, où plus rien n’a d’importance. Evapore-moi, sous pression, de ce plaisir solitaire, pour te plaire que je m'écoeure de toi, à en hurler cette fantaisie, petite folie, indécente, qui n'a pas de sens.

08 avril 2008

Simplifie-moi

1594577003.2.jpgRéduis-moi au silence, cloue-moi la bouche, fixe-moi sur l’instant, violemment, du bout de la langue, lie-moi de tes mains, sans liens, étouffe-moi de ton avidité, que j'en oublie de respirer, esquisse un délice, d’un doigt, tatoue-moi, à vif, la chaleur des prémisses. Enchaîne-moi à ta peau, aimante-moi à ton sexe, invente-nous les règles d’un jeu, à deux, sans artifices mais dans le feu, qui éclate, déborde, explose, passionnément, en détresse. Réanime-nous, sous le choc, dans un désir apocalypse, pleure ta jouissance comme dans une tragédie, temps mort, au coin d’une nuit, prend-moi, en furie, comme on vit, comme si c’était la fin, demain, la dernière heure, le bout de tout, juste pour nous, survivants, éperdument.


podcast

10 mars 2008

Fin de soirée

1084633602.jpgFin de soirée, un peu arrosée, ses propos prennent un aspect vaporeux, hachés, entrecoupés par des silences en bord de songes, elle est ailleurs et c’est une autre histoire. Elle aime comme elle vit, elle le devine sans avenir, elle le veut à petit feu, ça se voit dans ses yeux, brûlant d’une envie incandescente sous l’effet d’une chaleur à consumer son corps, pour une brûlure intense. Elle se rapproche, glissant ça et là, quelques mots à contre temps, hors sujet et le désir au creux des reins, elle regarde ses mains, les imaginant déjà parcourant sa peau, ses mille recoins, ses secrets plaisirs, elle observe ses lèvres pleines et gourmandes, ignorantes du caprice qui l’a prise de clouer sa bouche de baisers, le réduire au silence où plus rien n’a d’importance. Elle peut l’aimer, un peu, beaucoup ou pas du tout, passionnément sûrement, il la comprend, elle le sait, elle le voit, elle le sens, c’est dans l’air de l’improbable, fatalement, hors limites, si ce n’est celle de la fièvre qui ravage ses nuits, elle peut l’aimer sans suite, en fuite, en courant, comme on se noie, désespérément, amoureusement, à la folie du tout est possible. Ou garder le silence, au bord de ses songes, lui dire au revoir sagement, il n’y verras que du feu, c’est peut être mieux.

20:53 Publié dans Il y a des désirs | Commentaires (28) | Tags : que du feu, silence