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31 décembre 2007

Mes voyages

dd455ca4af8cf0e2903eb205a2ee25f8.jpgUn peu partout il y a les vœux, les souhaits, les non-souhaits aussi, les bilans, sur l’année, sur douze mois, une fin d’année avec vue sur blogs, c’est ma première fois, les « bonne année » et tout et tout je ne sais pas faire, j’imagine que je devrais nous souhaiter, à tous, le meilleur, que nos espérances soient comblées, je le souhaite pas, c’est un fait, chaque jour, 365 par an, je vous l’espère et c’est pas aujourd hui qui y change quoi que ce soit. Je finis l’année avec des « voyages » qui me comblent, des lieux où j’aime me rendre, quand ça va bien, quand ça va moins bien, je navigue de liens en liens, dans l’ordre, glanant chez vous des échos.

J’aime. Fiso et sa joie de vivre, son énergie, ses coups de cœur et de gueule, ses yeux et ses oreilles tournés vers les autres, qui m’interpellent. Manue dans son univers, sa gentillesse, ses colères, ses partages sans fards, ses chaudoudoux. Oh !91 qui nage entre deux eaux, sa sensibilité, ses amours, ses convictions, son cœur énorme largement ouvert sur l’extérieur, sa rencontre qui aura illuminé ma fin d’année d’une douce chaleur. Fée d’hiver, câline, sensible et tendre, qui partage ses émotions avec franchise et talent, été indien. Dans un petit théâtre de la vie, Gicerilla, mon évidence, ma différence qui me touche au-delà d’explications trop simplistes. If6, qui fait des mots des sensations, qui éveille les sens sur des paysages, le tout baigné de douceurs et d’attentions. Andesmas, et ses résolutions qui se réalisent pour mon plus grand plaisir, avec une bouille de porte-bonheur aux rayures fluos, ses espoirs, son histoire. Francouas petit caméléon adorable, fidèle depuis le début, qui me pardonne mes bêtises, attachant en toute franchise. Macaron qui délire, un peu à peine, aux sourires comme des soleils, morceaux de vie, morceaux de lui qu’il offre naturellement. LuJ libertin un jour, un libertin avec surtout un cœur trop grand, sensible au possible, les clichés en noir et blanc illustrant savamment des émotions à fleur de lui, avec des mots il invente un lit dont on ne veut sortir. Opointg, le roi de la déco par le vide, pour le plaisir de le remplir avec talent, quand les mots sont inutiles, l’image invente les moments, instantanés sur le vif. Monsieur, fin de semaine, mon œil réinventer, les émotions à l’arrachée, les clichés à la volée, la tendresse camouflée sur une chanson qui rebondie, délivrée en goutte à goutte mais indispensable. Alex, dans son univers Néo, ses pensées fantaisistes, sa présence constante, ses gestes en délicatesse sous une couche de caractère affirmé, rencontre en rayon de soleil malgré la nuit noire. L’openspace de Philo, tout nouveau, tout beau, surtout chaud, il aime de main de maître, pur délice de le lire et de le découvrir. Je plonge dans les plaisirs minuscules de Rouge, avec un sourire, un rire, je la parcours comme une gourmandise. Quidam Lambda, dans sa grotte ou dans sa bulle au choix, en pensées qui volent ou provoquent, un univers particulier et tamisé, riche de lui. Dana, parfums d’épices, sel et poivre, délicatesse de l’absence pour des présences en caresses. Thierry, T. Brass , depuis longtemps, tellement de talent que cela en devient un peu fou, sur le départ, pour un rêve les yeux ouverts, il le mérite tellement, il n’est qu’amour. Un jour sur une lumière LuZ, tellement tout qu’on lui souhaite le plus beau, avec un peu il fait beaucoup, une délicatesse dans un regard à tomber, en plus il joue. Boris et ses envies, c’est le démon sous une peau d’ange, ses envies sont folles et belles, souvent torrides, ça réchauffe quand il fait froid. Et pour finir Zorg, parti depuis quelques semaines sur des préliminaires, on attend son retour avec impatience, il est doux, fou, délicieux, c’est un mari pas net mais il manque au net.

Voilà … quand j’ai commencé je n'imaginais pas que cela serait si difficile et pourtant si facile, j’aurais pu vous mettre dans le même panier, faire plus court, garder les mots clefs : gentillesse, sincérité, présence, échange, douceur, franchise, confiance, amour.

Il y a ceux qui n'apparaissent pas dans la blogchose aussi, Guy, F.A. PasseaKevin, wajdi, Gilles, aller hop dans le panier.

Bonne année …

30 décembre 2007

Portée par le jour

 Portée par « Louise Attaque» que j’ai choisi comme ambiance musicale car je ne connais pas, presque dans le ton, pour lui pour elle, je souris, mais n’en pense rien, comme ces derniers jours, entre calme et repos, rien sur l’extérieur, vide sur intérieur. Posée là sans penser, pour la fin d’année, qui ne fait que ponctuer le temps d’un point d’exclamation, l’interrogation on verra plus tard. Je me suis surprise à rêver, j’en garde quelques souvenirs fugaces, terres d’ailleurs, soleils brûlants, j’ai fait dans les clichés, sûrement quelques caresses ici et là mais sans grandes conséquences, mélangées à quelques mensonges qui ne font du bien qu’à ceux qui les éparpillent, qui les jettent à la face d’innocents trop fragiles ou trop cons à fermer les yeux sur les réalités d’autres encore plus fragiles. De ces heures il ne reste que quelques minutes auxquelles s’accrocher, gratuitement, j’y crois sans aucun raison, simplement parce que c’est là intact dans un coin de ma tête, je préfère mes doutes à des convictions, je choisis des espoirs plutôt que des regrets mal placés. Je préfère colorer plutôt qu’effacer c’est mon choix et j’y crois.

28 décembre 2007

Quand le virtuel est fan de Goldorak (le robot de l’espace)



Malgré l'épisode du Père Noël à poil avec des bottes ridicules, j'ai tenté l'aventure. Évidemment, je lui avais fait un plan, rien voulu entendre, tu verras avec GPS aucun problème, bah voyons j’avais prévenu pourtant, Echarcon GPS il connaît pas les rues, ajoutons à ça la nuit noire de chez noire et la brume, bah le Alex il s’est perdu, et il a tourné ½ heure avant de téléphoner (très masculin comme comportement, je me marre) et il est arrivé, sans se presser.

C’est un amour Alex, une vrai pile avec une bonne crève, si dans une semaine je suis malade je saurais de qui ça vient, mais je lui en veut pas, c’est encore une belle rencontre, j’ai son CV béton pour qui veut, faire une offre en privé, beaucoup de rires, beaucoup de « je plaisante ».

82c8a803d9a0ead7c63d08ba8ab708e1.jpgIl mange ses frites avec les doigts (comme moi) dans la sauce au poivre (moi roquefort), j’adore, trop de bruits au resto et un bon café au bureau, encore un qui pourra confirmer que je bosse dans un endroit de rêve, on a un peu parlé de vous, si si.

daf5a58922b820e077397c10f0309c96.jpgd’ailleurs nous projetons une chasse aux sangliers de nuit, si ça intéresse quelqu'un me faire signe.

 

En le quittant tout à l‘heure :

- tu rentres par où (que je lui dis)
- je vais suivre GPS (qu’il me répond)
Bah il n’est pas rentré Alex …
En tout cas c‘était une belle soirée.

25 décembre 2007

Merci Père Noël

Même sans liste, j'ai reçu un truc fantastique, j'y croyais plus, j'y pensais plus, et je l'ai eu.3e05e2c4d69b1ff415169b472029eb4b.jpg

non c'est pas ça, ça c'est Alex qui me l'a envoyé hier  (sacré Alex !)

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chuis contente, contente ...

24 décembre 2007

Objet du message : Moi aussi

949015dfcb111fe350e4cf191d4a3b84.jpgJe n’ai pas fait de lettre au Père Noël, immature, futile, hors de propos. Et pourtant j’ai tant à demander, à réclamer, à corps et à cris, comme une enfant. Croire que des souhaits pourraient ainsi se réaliser, ou plus encore, ou autrement, ou par hasard. Entre tentation d’espérer et celle de baisser les bras, comme dit Aragon, entre autre chose, il le broie. Entre réalités et rêves vite évaporés. Il y a des désirs. Du bout d’un doigt je te dessine, je te colle à ma peau, à mon cœur, pour un instant, je te souffle à l’oreille des mots qui jouissent de toi, et dans un cri je les dépose sur ta bouche, chut, ne dit rien. Avec tes griffes, tu déchires mes tentatives, petites folies, mais ne dit rien, pas encore. Que ce silence soit le linceul d’une aventure, qui mérite qu’on porte le duel, un peu, à peine sur un dernier regard. Putain ça craint. Je voulais du désir, je fais dans le morbide et pourtant je veux ses nuits pour m’y blottir. Je veux ces fantasmes fragiles qui se brisent, ses envies avides de tes mains à ma peau. Je veux broyer ton noir dans mes couleurs, mélanger ta sueur à mon odeur. Je n’ai pas fait de lettre au Père Noël, j’attends que tu reviennes …

23 décembre 2007

Je vais venir me faire offrir un café

0bb58c94f7dbac6df77023c4876ca152.jpgUn bouquet de fleurs rouges et blanches.
Un sourire éblouissant, la gentillesse en caresse.
Plaisir d'offrir.
Un regard nouveau, découverte, j’aime.
Dis moi tu, veux tu.
Un café, deux, trois …
Une douceur dans la bouche, chocolat pas fruits rouges pour lui.
Rires, voyages, échanges, là bas, pas ici, décembre l’année prochaine.
Morpions, non punaises, sourires.
Regarde …
d7e9370811cd2b998d79c31c48e96dcf.jpgCouleurs, talent, énorme, les yeux brillent, c’est beau et plus encore.
Je touche , n’y résiste pas.
Tient tu arrives à changer l’ampoule, j’aurais pas cru, j’en profite, un peu.
C’est un corps, ah j’y ai vu un paysage pourtant.
Magnifique.
Tristesse, c’est dur, trop de tout, n’importe comment.
J’y arrive plus.
J’ai le rêve qui se fatigue, dit il à demi mot.
Pas bonjour, pas au revoir, t’y crois toi ?
Chai pas, c’est moche.
Tirage surprise dans la boite de chocolat
e300647c7ee409a656037db862249f8e.jpgT’as pris quoi toi ? Macaron ok je goûte
Et toi ? Citron, mais en douce …
Tant pis, je goûte aussi.
Je sais plus quoi écrire.
Je vais parler de cul, tout le monde aime le cul.
Les hommes n’aiment pas recevoir des fleurs.
Pas eux, j’adore.
Je vais faire un sondage pour voir.
Je t’embrasse pas je suis malade
Dommage.
Mais un baiser s’envole du haut de l’escalier.
Je t’accompagne.
Mais il caille !
Pas grave, le temps que tu fumes ta clope.
Retour, nuit noire lumineuse.
Joyeux Noël les Amours,
Que ces vacances vous soient douces.
A tous.

21 décembre 2007

Respire

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Une vie entre parenthèses
A redéfinir, en suspension,
Arrêt sur un moment voilé d’écume,
En voluptes amers, ces chagrins qui la ronge
Une vie inanimée, au souffle court.

Elle nous lâche
Ecartez vous !
…  respire ! respire ...

19 décembre 2007

6 - Gabriel, En vie

8a6ba3da83eba13966b5613914fe9b58.jpgJ’écoutais, en silence n’osant rompre par des questions ces moments rares, les gardant en mémoire pour plus tard...

Je pourrais tant en dire sur Gabriel ou si peu, des évidences sur des silences, des absences donnant corps à sa présence, éphémère, au combien précieuse. Quand au milieu de la nuit, sous l’effet d’une quelconque envie, je le voyais venir, je ne pouvais qu’en sourire, heureuse simplement de le voir, encore, équilibre fragile et pourtant de lui est née une confiance sans faille, inébranlable. Il donnait cette espèce de tendresse carnivore qu’on s’arrache au-delà du désir, une façon de se perdre pour oublier, pour ne plus penser. Entre ses bras j’étais reine en son royaume, enfin belle, contre sa peau je devenais déesse. Il s’abandonnait, les yeux fermés, semblant goûter chaque instant comme si c’était le dernier, la fin de lui, de nous, de tout. Il en avait trop vu, trop entendu, pleurant, souvent dans son sommeil, pour partir au petit matin, un demi-sourire sur ses lèvres et l’adieu dans un dernier regard, jeté par défi. Et il revenait, quelques jours, mois, après, sans prévenir, porter par un caprice. Gabriel, je l’ai peut être inventé, rêvé, imaginé, ou pas, il est peut être là dans un coin de ma vie, à me raconter des histoires. Je n'ai jamais voulu voir le papier, préférant croire à ces voyages sur le fil du temps, cherchant avec lui des réponses qu’on ne trouvait pas. On passait des heures plongés dans de vieux bouquins. Au détour d'une page, il reconnaît même, parfois, un visage croisé par hasard, quelque part …

18 décembre 2007

Dans la série : "je pique"

http://i12.servimg.com/u/f12/09/01/03/90/th/nx10.gif Les idées des autres, le questionnaire "si j'étais" trouvé chez Rouge, m'a replongé dans une époque pas si lointaine ou je répondais à tous les questionnaires que je pouvais trouver sur le net, je trouve cela amusant et non dénué d'intérêt, si on ne se lance pas dans des réponses alambiquées, je me suis souvenue du questionnaire "de Sophie Calle et Grégoire Bouillier"  qui, comme celui de "Proust", tente en quelques questions choisies de cerner la personnalité de ceux qui se prêtent à l’exercice, (que je n'avais pas trouvé facile). Je vais faire comme rouge et terminer sur la même question qu'elle : et vous ?

- Quand êtes vous déjà mort ? Un peu en renonçant
- Qu'est ce qui vous fait lever le matin ? La vie
- Que sont devenus vos rêves d'enfant ? Ils sont devenus plus grands.
- Qu'est ce qui vous distingue des autres ? Je l’ignore et je ne crois pas être différente.
- Vous manque t’il quelque chose ? Beaucoup et pourtant si peu.
- Pensez vous que tout le monde puisse devenir artiste ? Oui, vivre est un art.
- D'ou venez vous ? de la photocopieuse au bout du couloir.
- Jugez vous votre sort enviable? Oui très certainement.
- A quoi avez vous renoncé? A être mère à temps complet.
- Que faites vous de votre argent ? Je vis au quotidien.
- Quelle tache ménagère vous rebute le plus ? toutes
- Quels sont vos plaisirs favoris ? les plaisirs gourmands, des sens.
- Qu'aimeriez vous recevoir pour votre anniversaire ? des attentions sincères.
- Citez trois artistes vivants que vous détestez: je déteste personne, artiste ou pas.
- Que défendez vous ? Les injustices quand je peux, le droit de rire de tout ou presque.
- Qu'êtes vous capable de refuser ? Rien ou très peu du moment que ça ne fait pas mal
- Quelle est la partie de votre corps la plus fragile? Ma tête.
- Qu'avez vous été capable de faire par amour ? renoncer
- Que vous reproche t’on ? De douter, mes tendresses, mes colères, mes rancunes silencieuses.
- A quoi vous sert l'art ? A se trouver, à dévoiler.
- Rédigez votre épitaphe : C’était une bulle, elle a fini par s’éclater.
- Sous quelle forme aimeriez vous revenir ? Etre une sensation, le plaisir peut être, exister parce que l’on me ressent

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16 décembre 2007

Douceurs

 Brèves de confiseries, et les mots se laissent sucer pour se fondre dans un coin de la tête, mélange de saveurs, aigres-douces. En fermant les yeux, les mains sur le claviers, la droite boitant un peu, ils se redéposent méli-mélo d’impressions, de vies par procuration, d’instants volés sur la toile illuminée par des guirlandes qui clignotent en attendant noël avec ces joies et ces tristesses. Je me laisse bercée. Un voyage au bout du monde, roulement de hamac sur fond de Mangroves, son sourire de petite fille me fascine. Derrière sa porte bonbon, un chien méchant souris à une princesse qui ne l’est pas et pourtant dans le regard qui la fige avec des mots en perles de roses, elle l’est plus encore. On s’accroche aux branches et un rêve d’enfant de cabanes dans les arbres s’impose dans la caresse de sa gentillesse, les trois coups sont tombés, le rideau se lève sur un éveil qui claque des dents sur le défi qu’elle s’offre le regard dressé. Je donne ma hachette pour abattre des faux semblants à cette merveille sans fards qui m’offre son sourire, sa vie bordée d’intime pour un mentir vrai qu’il s’arrache de l’intérieur. Quatre mains dans un café pour une gourmandise à deux bouches, seule mais tellement mieux avec les autres. Hommes, Femmes, tous dans le même panier avec un boulet quelconque accroché à la cheville. Sur un lit de fleurs aux épines blessantes, l’homme imaginé, s'impose avec violence son désir et elle tremble, sur ses jambes, sur son cœur, sur ses larmes, les seins posés sur un comptoir, j’attends la fin, posée sur le petit prince. Un sourire sous un chapeau de feutre dépose sur des paysages qui se givrent, qui se couvrent de neige, un lilas murmurant « mon amour » ça se frôle, ça s’emboîte et les mots s’écoutent avec le cœur, comme on écoute un coquillage nacré collé à son oreille. Sous la bannière Angélique, son imaginaire sans fin, invente des batailles de bouts de ficelles, à coup de souvenirs qui chevauchent des montures métalliques sans freins. Ailleurs il se met la tête à l’envers, encre bleue sous le sous bock de sa bière et même si j’aime pas le houblon, le résultat en œillade me comble d’aise. Sous une tempête, le brushing à quatre épingles, un rire m’échappe et la fraîcheur en embruns fait du bien au fond d’un puit bizarrement peupler d’ours en peluche et d’escargots baveurs, ça fait peur. Bébé Ange s’offre une routine sur ma peau qui réclame sa chaleur, il n’a pas vu la mer mais s’est offert quelques heures sur mon ouragan voilé d’ivresse, j’aime sa présence et le creux de son cou. Dans un coin de ciel bleu, un visage collé à une statue de pierre au regard baissé, son demi sourire dessine, par delà les mots fourmis, une tendre forêt cachée par des barbelés édentés, usés par un usage qui ne leur était pas destiné. Sortis du fond de la mémoire vive, des mots rêvent et brillent, parlant à ma tête, à mon coeur, elle marchait les pieds sur terre, et la tête dans les étoiles. Elle jouait à cache-cache avec les nuages, dans une boite de chocolats, si elle était une planète, elle serait à découvrir, et moi ? Il me faut entendre le silence, tenir à deux mains le fil de cette intuition, je me laisse glisser sur une douceur timide, l'exercice est difficile, périlleux et sa délicatesse délicieuse, son pas fragile et les mots en tubes dévoilent une lumière cruelle pour un instant qui se pose sur une douleur, sur le chemin de l’âme, dans le désordre d’un jour. Je prends un dictionnaire pour accéder aux définitions que je dissèque de sens pluriels en synonymes. Comme elle le dit si bien opposons au temps qui pleut des parapluies en sourires, baignés de senteurs marrons grillés et guimauves fondues, pour des marchés de fêtes en hiver, sur un air de petit papa noël, le temps passera et il retournera se geler les miches dans son pays glacé. Un ultime sex-appeal semble figé pour l’éternité, mannequin de chairs sans vie, à la beauté sublime, son regard perdu hors d’une vitrine mise à nue et à sac et Geronimo offre une pensée trop souvent oubliée, quand on aura tout perdu, il sera trop tard pour tout recommencer. Comme ces envies douces et réchauffées, pour un renouveau, les années passent mais ça reste là, fidèle à ce désir d’aimer bien au dessus de la vie formatée sur des bancs de bois où la parole est avortée, où l’on n’a pas forcément envie de causer. Il suffit de demander. Et depuis des semaines on reste sur un préliminaire, souhaitant éternellement ce début d’histoire, cette magie des instants premiers. La nuit n’est pas encore tombé, un dernier rayon de soleil enveloppe le toit des maisons, l’église a sonné et la lune reste accrochée au dessus d’une grue qui déchire la vue, le dimanche c’est toujours un peu étrange, entre la fin de quelque chose et le début d’un autre, ce qui a été fait et ce qu’il reste à venir.

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