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29 novembre 2007

Tempête

podcast

 

Avec passion,
au fond des draps.
Je me noie,
En bras tendus.
Vers des aurores,
Parfums d’épices.
Sur ma peau,
Etincelle,
Du safran bleu,
Comme ses yeux.
Et dans l’ombre,
Du regard,
Ma tempête,
Frappe les rives
De ma vie.
J’ai beau sourire
Au vent,
Souhaitant sa liberté,
Je ne fais que m’épuiser,
A trop vouloir rêver.

Illustration : Nightwalk3r

28 novembre 2007

Mes excuses

 Le miracle des blogs ... je m'excuse auprès de tous ceux chez qui j'ai déposé des commentaires "qui se laissent aller" grenouille qui se pâme chez Gi, la torche chez Zorg, un coup de pied aux fesses chez Opointg (je viens de réaliser le jeu de mot du pseudo ...) l'ahurie chez Francouas, Le jeu de Jacques à dit chez Luz, la méduse à piles chez Oh!91 et les saucisses chez Monsieur. Et j'en étouffe pourtant dans l'oeuf épis de poils chez O suite à une remarque sur rebrousse poils, ce que j'ai retenu de toutes mes forces sur le lit de Luj , je sais pas ce que j'ai, je suis énervée ... Et je m'excuse d'avance pour tous les à venir que j'arriverais pas à retenir.

Stéphane chez Fiso

27c5b3e6778fddfd0428f05fc9893be9.jpgFiso 'Aujourd'hui a posté une note, un prénom Stéphane et elle raconte, elle raconte une chute qui finie dans la rue. J'admire Fiso pour ce qu'elle est mais plus encore pour ce qu'elle fait, au delà des mots. En lisant qu'elle est restée en contact avec Stéphane, que celui ci voudrait retourner en Bretagne,  je me dis que peut être on pourrait l'aider, comment je l'ignore encore mais je ne pouvais pas ne pas faire passer le message, multipliant ainsi les chances et les hasards.

Un rien

Il y a des jours et des nuits, au milieu parfois, quelques minutes où cela se mélange pour se dire tout est fini et ainsi va la vie. Ca pince le coeur ou le ventre, enfin ça pince quelque chose qu'on situe pas bien car ça va et vient.

Image hébergée par servimg.com

27 novembre 2007

Ramasse-mots

 Les mots perdus, de dictionnaires, en synonymes, du matin au soir, du cœur à la tête, courant sur le clavier ou le papier froissé par une idée et repassé par une pensée. Le mot égaré par un avis de non recherche, mineur ce n'est pas son heure, reste posé là, il n’y a pas de fourrière à mots perdus ils ne sont jamais rendus et les uns derrières les autres ils ne ressemblent à rien et pourtant. Des mots en vrac joyeux et frivoles s’envolent caressant les rires et les sourires cassant la gueule à quelques morosités bien encrées par quelques plumes qui bavent, d’envies. Des mots tempête sur les rives d’une colère fracassant une heure qui passe pour que la suivante s’illumine autrement. Des mots en sous-sol, rencontre qu’on ne peut que rêver sous la volupté et les sens diaboliques de fragilité à fleur de désirs qui se cherchent, qu’elle est belle. Des mots qui nagent, papillons délicieux pour une vie en quartiers, jus sucré sur l’acidité des difficultés qu’on se glisse sous les pieds, cherchant un regard qui ne le mérite pas. Des mots pique assiette, cachant une douceur sans définition. Des mots questions pour un jeu de hasard qui ne fait pas grand cas d’une sensibilité qui n’a pas besoin de ça, insolent, à la délicatesse qui veut prendre l’air sur un air de passion. Des mots qui se hérissent, sous le feu d’une rencontre éphémère et s’emballent sous la fougue d’un je peux y croire ce soir sous une pluie de fleurs en couleur. Battements de mots sur un regard de velours, trouble d’une reconnaissance. Des mots nouveaux, songeurs enveloppés d’une fraîcheur et d’une pointe de mystère en apesanteur, pour quelques heures sur un fil de temps qui tourne en pelote. Et les mots qui rêvent d'ailleurs pour un conte en pied de nez à la nuit étoilée de fantasmes mais qu’on ne peut espérer, qu’on ignore pour de faux mais qui courent sur la peau, ainsi vont les peurs, enracinées au fin fond du cœur. Je déteste le silence, ça se sont les mots gratuits. Vous n’avez rien compris ? Comme moi, quand je ramasse les mots je ne comprends pas tout, alors je les dépose bout à bout pendant que la nuit tombe sans bruit sur le mauve du soleil qui s’éteint.

(je ramasse des images aussi, j'aime bien)

26 novembre 2007

4 - Gabriel, A la nuit.

96c5e10fafac63f03a20e919e494b594.jpgIl m’a fallu des jours pour le croiser, des semaines pour lui parler, des mois pour le connaître, des années pour l’aimer. Gabriel n’est pas un ange, Gabriel est une énigme, un homme, qui comme beaucoup d’autres a cette faculté de jouer du secret pour provoquer l’attirance, cette facilité à blesser en toute innocence, se justifiant d’une protection ou de raisons qu’il ne saurait être question de dévoiler au risque de devenir plus fragile, un état qui ne sied pas à un mystère. Gabriel m’a donné son corps, jamais son cœur, Gabriel m’a offert des nuits, jamais des jours, j’ai vu les étoiles au fond de ses yeux jamais le soleil dans ses cheveux. Il est un rêve éveillé, de ceux à qui ont met des ailes à l’aube en les quittant pour ne pas voir le feu de l’enfer qui les ronge. Il a dévoilé, mais si peu, racontant des histoires tellement fantastiques que cela en devient tragique, j’écoutais, en silence n’osant rompre par des questions ces moments rares, les gardant en mémoire pour plus tard ...

Petit bien

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Le regard voilé de brume,
Elle succombe en silence.

Des larmes en marées
Tapies au fond des yeux
Elle tombe.

Il suffirait d'un petit rien
Pour la voir submergée.

Entre deux eaux
le cœur en apnée,
un peu naufragée.

Il a suffit d’un petit bien
Pour tout recommencer.


Photo : Studio Habousha

23 novembre 2007

A la manière de : Verlaine

Gicerilla a eu l'audace (dit-elle) de s'inspirer de Jean, pour nous offrir une fable renversante. En écho Verlaine (qu'il me pardonne, cet essai un rien bancale et fragile) et un thème, la confiance.

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Voici des joies, des peines, des rires et des peurs
Et puis voilà ma confiance qui n’est que pour vous.
Ne la brisez pas avec vos petites rancoeurs
Qu’elle ne soit pour vous que plaisirs si doux.

Je ne suis que tendresse à peine éveillée
Que mes cauchemars caressent avec trahison.
Laissez mes folies à votre chaleur s’apaiser
Profiter des moments qui les combleront.

Sur vos sourires laissez peser ma tête
Toute pleine aussi de vos baisers volés,
Laissez la se vider sans qu’elle s’en inquiète,
Et qu’enfin je m’aime un peu, puisque vous aimez.

Photo : Darkrose42

22 novembre 2007

Les marionnettes

Image hébergée par servimg.com

21 novembre 2007

3 - Gabriel, le cadeau

5a9b3f98f78b20a21b6689b7053de389.jpgGabriel ouvre les yeux …

La nausée au bord des lèvres, et une main crispée sur le bout de papier. Que c’est-il passé, où est-il, il se sent très mal n’arrivant pas à fixer son attention sur ce qui l’entoure, espérant retrouver sa chambre de motel sordide, appréhendant surtout que cela ne soit pas le cas et il referme très vite ses paupières occultant ainsi son regard, pour quelques minutes, le temps de reprendre son souffle et ses esprits.
Il s’est senti disparaître, comme vaporisé, chaque cellules de son corps se séparant les unes des autres, il a encore dans la bouche le goût acide et amer de la terreur d’en être conscient, réellement et totalement et il a surtout sur le cœur ce pitoyable regret d’avoir à nouveau ouvert les yeux, que ce voyage n’ait pas été la fin qu’il attendait depuis si longtemps.
Et maintenant il devine son corps reposant tant bien que mal sur le sol, il entend le vent qui joue avec des arbres, la musique d’une eau qui coule, il la devine là sur sa droite, il a soif, infiniment, cruellement, il sent des odeurs qui l’accrochent, oubliées depuis longtemps, la terre humide, les fleurs, l’air lui-même et son parfum incomparable, la douceur de sa caresse sur sa peau et cette sensation d’être offert à une nature chaleureuse et tendre, d’être blotti au creux de sa fraîcheur, d’être lové au plus profond d’un amour.
Gabriel ouvre les yeux …
Sur un toit de verdure, des étoiles de ciel se devinant à peine, et des oiseaux filant pour disparaître ensuite. Rien d’humain autour de lui, comme une évidence. Il se redresse, avec difficulté mais reste assis bien incapable en cet instant d’en faire plus et encore moins de combattre l’impossible, il est ailleurs dans un lieu qu’on ne peut même plus trouver sur terre, ça fait quelques années que les arbres ont disparus, les oiseaux également. L’eau ne coule plus librement et le vert n’est maintenant qu’artificiel.
Il regarde le papier, de loin, sans oser, timidement, il le retourne et le retourne, il se souvient des mots, doute soudain, hésite mais il lui faut les relire.


« Ta destinée est de trouver le trésor »
« Le temps t’est offert pour y arrivé»


- Le temps ? comment cela est-il possible ?

Gabriel vient d’hurler cette question.

- je refuse le temps, votre temps et cette magie que je n’arrive pas à comprendre, je vomis votre destinée, je crache sur votre trésor et votre « transfert » vous pouvez vous le co…
Et il disparaît …

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