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Voyages de nuit - Page 26

  • Mots de coeur

    54626512_274105.jpgAinsi est venu, le temps, des bilans, des vœux, des souhaits, en ce dernier jour de l'année. Depuis un moment je lis bien plus que je ne m'exprime, je lis sur écran, sur papier, j'écoute des livres, je cherche mes mots dans ceux des autres, c'est loin d'être désagréable, c'est même plaisant la plupart du temps, de se laisser aller à une certaine torpeur, à un exil intérieur, si on y trouve de quoi se réconforter, se réchauffer (il semblerait qu'il fasse froid chez moi). J'y trouve ceux qui m'aiment, visiblement, ceux sans qui je serais bien loin d'ici, ceux qui d'un mot, d'un geste, d'un sourire, d'une caresse, d'un baiser, me prouvent qu'il y a de vrais raisons, d'exister au fil des jours, d'attendre de voir ce qui pourrait advenir. J'ai eu une année pourrie, faut le dire, une accumulation sur quelques mois de bonnes grosses galères, me reste à en oublier certaines, tirer un trait, faire un deuil, m'y retrouver pour effacer, me reste à vivre les autres, le mieux possible, faire que j'en finisse d'une manière ou d'une autre, s'apaiser, même si il me faut assumer, mes erreurs, la fatalité, la douleur, le reflet dans le miroir. Je n'ai jamais été très douée pour les vœux, les bilans et je ne parle même pas des résolutions, mais quoi qu'il en soit, je vous souhaite tout ce que vous pourriez désirer mais surtout, plus encore, ce qui ne se dit pas, qu'on n'espère même pas, tellement c'est grand, unique et doux, comme vous.

    ps : je t'aime, tout simplement.

    (écran, papier, audio)

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    wordle.net

  • Etat de grâce

    IMG_2689.JPGMe voila, bloquée, pour elle, pour moi surtout, je le regrette, elle me manque, après les lourds flocons de neige, la pluie se verglace, elle a rendu le passage par la forêt impossible aujourd'hui, une fois encore, demain sera un autre jour. En relisant ma précédente note, vos commentaires, je réalise, à nouveau, que ce que je peux partager ici peut paraître triste, faire croire en une réalité un peu fausse. Je suis différente, justement car cette part de moi est ici exposée, larguée, abandonnée, que je peux, ainsi, plus légère, aller vivre joyeusement ce qu'il a y a découvrir par ailleurs, réellement, le vivant, le chaud, le doux, l'exubérant.

    Je me rend compte également que je suis une huître en ce qui concerne les coups de gueule, les débats d'idées, les combats, les sujets d'actualité, les sujets sérieux, comme on dit, les commentaires élaborés qui sortent de l'ordinaire. Je préfère le futile, je ne juge jamais rien ni personne à chaud, je ne sais pas être en colère et l'exposer, même si certaines choses m'irritent évidemment, je me demandais si c'était un problème mais je ne crois pas finalement, ce qui m'embête un poil c'est de me sentir jugée, condamnée, enfermée dans une case, par de parfaits inconnus alors que je n'ai rien demandé.

    Mais je m'égare, ce n'était pas le sujet, état de grâce oui, grâce à Oh!91, qui une fois encore m'a dit « ça te dit? » j'ai dit oui à un ballet à l'Opéra Bastille, hier, Casse-Noisette , absolument pas casse-couilles, comme nous avons pu en rire avant l'ouverture des rideaux, c'est féerique, sublime, et tous les adjectifs synonymes accrochés derrière, si on m'avait dit un jour que je pourrais à la fois découvrir ce genre et aimer à en avoir le cœur qui bat trop vite, j'aurais rit en trouvant l'idée ridicule, on vieillit, on change et putain que c'est bon.

    Vivre, c'est se réveiller la nuit dans l'impatience du jour à venir, c'est s'émerveiller de ce que le miracle quotidien se reproduise pour nous une fois encore, c'est avoir des insomnies de joie. Paul-Emile Victor

    podcast

    Casse noisette Noureev 191209.jpg

  • J annulé, Manifeste de l'expression

    àlaloupe.jpgIls ont dit : ne vous inquiétez pas, c'est normal, les réactions peuvent être étonnantes, surprenantes, incohérentes, vous pouvez, pleurer, encore, personne n'en dira rien. Et pourtant, cette incohérence était vulgaire, sans fard et brutale, comme ses sanglots sans mots, en apnée. C'était un réveil et elle n'en voulait plus. Et un jour, blottie au fond d'un silence, survivre , ne plus bouger, effleurer seulement, immobile, la neige comme une confidente à son isolement, tombant doucement, prétexte providentiel, un don du ciel. Demain sera différent, encore quelques heures à attendre, jusqu'à un prochain jour.

    "Ne réveillez pas le chagrin qui dort !" Jules Renard

  • A l'état sauvage

    Samedi je suis allée visiter le musée du Quai Branly, coup de foudre, coup de coeur, j'ai adoré cet endroit magnifique, trop de monde pour l'exposition provisoire Teotihuacan, Cité des Dieux, c'est vers "les collections de référence" que nous nous sommes tournés, je cite :

    "A la sortie de la « rampe », long ruban sinueux qui monte en spirale à partir du hall d'accueil, le plateau des collections présente les grands espaces géographiques dont proviennent les collections du musée du quai Branly : Océanie, Asie, Afrique et Amérique. Le visiteur les traverse en un parcours fluide, qui ménage de grands carrefours entre les civilisations et les cultures : Asie-Océanie, Insulinde, Mashreck-Maghreb.

    La présentation des 3 500 objets met l'accent sur la profondeur historique des cultures présentées et sur la diversité de signification des pièces. La muséographie prend le temps d'inviter le visiteur à s'arrêter, pour des éclairages thématiques importants : masques et tapa en Océanie, costumes d'Asie, instruments de musique ou textiles en Afrique, font l'objet d'installations exceptionnelles et passionnantes."

    Une merveille, trois heures les yeux grands ouverts, le cuir sur les murs, les lumières tamisées, l'ambiance, les réserves derrières des paroies en verre, aux curieux exposés, une visite sublime. Et cerise sur la crème patissière (malgré une panne de batterie) j'ai pu immortaliser sur le vif deux spécimens uniques au monde (les lointains ancêtres de Oh!91).

    Respect ...

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    Posture d'intimidation

  • Rendez-vous en 2010, B.log B.runch et B.?

    le diapason.jpg

    Nous avons la date : Dimanche 10 janvier 2010
    Nous n'avons pas d'heure : Surement à partir de 12 h
    Nous avons (si tout va bien) le lieu : Le Diapason
    Reste encore à savoir pour combien :

    Moi
    Gicerilla
    P_o_L
    Fiso (un peu plus tard dans la journée)
    Petite Française
    Oh!91
    Quine
    Multi Sourires
    -

    Donc si ça vous dit, merci de nous le faire savoir, pour la réservation on va se fixer une date limite : le 04 janvier 2010

    ps : J'aimerais marquer le coup, par un échange de "trucs souvenirs" (fait maison ou max 5 euros) ... idée en développement, accouchement sous peu ...

    ps 2 : En fin de journée pour ceux qui souhaiteraient continuer, où nous retrouver il y aurait Narjess au Nouvô Cosmos

  • Un passager clandestin entre la vie et un jour.

    ecchymose_cerveau_by_eques.jpgCette nuit j'ai rêvé d'un autre temps, d'un passé que je n'arrive pas à attraper, rattraper, je me suis réveillée, quand l'on m'a oublié. Je reste hésitante, entre effacement et réalité de ce que je suis vraiment, de ce que j'aurais pu être et qui n'a pas été, j'aurais aimé, tellement. Amour. Toujours. Moi pour une vie sans lui, mais juste à coté, en parallèle, dans les traces de quelques songes. On se croise parfois, au détour, d'un mirage qui ne tient pas en place, d'une année qui est passée, qu'on effleure d'un baiser rapide, tendrement sensible, qui reste posé au creux d'un rêve, un peu cruel, et tout au fond, un regard d'enfant, au bord des larmes. Au réveil, il me manque, comme une absence, indispensable à ma dépendance, à mes évidences. Un morceau de moi repartira, accroché à tes pas, à pas, laissant un vide quelque part, infime et minuscule sans rien dedans.

  • J2, Les brides abattues

    brides ..jpg- Pourquoi êtes vous si méchante avec vous même ?

    - Je l'ignore, par défaut peut être.

    "Ça t'amuse ? de ne pas être comprise à part de toi seule ? ça te donne un sentiment de pouvoir sur les autres ?"

    Inintelligible, les mots dissimulés sont un bruit, une exclamation qui s'enfuit, un éclat qui précède le son qui se mure dans un silence fracassant.

  • Plus tard, je voudrais être

    Soirée Théatre, dimanche soir, on dit merci qui ? merci Webguichet, dans un premier temps, pour ses invitations à 2 euros la place et cette permission à découvrir, merci à mon Amie aussi, pour sa compagnie toujours charmante (et son chocolat chaud qui tue de la mort). Nous avons donc vu "Rita on l'aime ou on la quitte"

    "Rita était juste sur le point d’être heureuse. Avec Jean, ils avaient quasiment terminé de monter l’armoire qu’elle avait repérée dans le catalogue. Il ne manquait plus que les portes coulissantes à poser et ils allaient enfin pouvoir ressembler… à un couple. Mais face à cette armoire trop grande à monter soi-même avec des outils trop petits, Jean sent ses doigts gonfler et sa colère aussi. Devant le squelette du meuble désossé par terre, Rita tente de recoller les morceaux de l’armoire et de sa vie, sous le regard ahurie de Suzie, son amie qui venait une fois de plus ramasser le moral de Rita à la petite cuillère.

    Peut-on monter une armoire sans démonter son couple ?"

    j'ai beaucoup aimé, l'humour du texte (je bois du jus d'ananas pour éliminer, car je stock, je stock, je stock tellement que j'ai l'impression d'être un entrepôt), le coté un peu décallé, voir barré de la mise en scène, un décor minimaliste pour quelques effets surprenants, les acteurs sont beaux et bons. J'adore ces petits théâtres, où l'on se retrouve aux pieds d'une histoire qui se joue devant nous.


    Le Funambule Théâtre - 75018 Paris
    Jusqu'au 31 janvier 2010

    Metteur en Scène : Samuel Forst-Lefevre
    Auteur : Thomas Walch
    Musicien : Olivier Lasson
    Comédiens : Caroline Anglade, Inès Guiollot, Thomas Walch

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    Et cerise sur la métaphore patissière, le quartier de Montmartre absolument sublime, et quelques adresses que nous avons noté pour de futurs rendez-vous à venir, celui qui brille sur les photos Le Diapason a sur sa carte, un brunch du dimanche formule buffets sucré salé qui fait rêver, dans un décor épatant .